Les deux pieds dans les aqueducs de Montréal
De nombreuses femmes se taillent une place dans des métiers anciennement presque exclusivement masculins.
C’est le cas de Marie-Claude Roy, agente technique au Service de l’eau de la Ville de Montréal, qui a gravi les échelons à force de volonté et d’endurance.
Tout a commencé il y a presque 25 ans. «J’ai rencontré des employés de Ville Saint-Laurent qui semblaient aimer ce qu’ils faisaient», raconte cette maman de 44 ans qui ne savait pas vers quel domaine se diriger.
Elle a donc immédiatement posé sa candidature, avant d’être embauchée le temps d’un remplacement aux Travaux publics. «J’ai tout de suite aimé être dehors et côtoyer des gens d’expérience», continue-t-elle.
C’est en travaillant d’arrache-pied que Mme Roy a fait sa place, même si elle est consciente que la direction a beaucoup contribué à intégrer les femmes dans des postes majoritairement masculins.
«On en était au début du concept “travail égal, salaire égal”. Petit à petit, les outils ont évolué, et le travail est devenu plus sécuritaire. Il n’est pas arrivé souvent qu’un homme me mette des bâtons dans les roues. Je me suis toujours sentie soutenue par mes collègues», insiste Mme Roy, qui s’insurge de la mauvaise image que la population a des cols bleus.
«J’ai toujours été en grande forme physique et j’ai toujours fait ce qu’il y avait à faire», reconnaît Mme Roy, qui a choisi de mettre de l’avant ses compétences et son ancienneté pour faire évoluer sa carrière.
«Je suis aussi très curieuse et j’ai envie d’apprendre», explique cette femme qui n’a pas hésité à passer d’une formation à l’autre et qui a eu l’occasion de changer régulièrement de poste avant de se découvrir un vif intérêt pour le réseau d’aqueduc de la Ville de Montréal.
«Savoir d’où viennent les fuites d’eau et comprendre l’impact qu’elles peuvent avoir, c’est passionnant!» conclut-elle.