Un domaine pour les grands curieux
CV
- Nom : Daniel Vergara, agent de planification et de programmation de la recherche
- Formation : Maîtrise en démographie, Université de Montréal, 2006 à 2009
- Employeur au moment de l’entrevue : Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Directeur de santé publique.
- Dans la profession depuis : 2008
Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
J’aimais beaucoup les sciences sociales, mais j’avais également un grand intérêt pour les chiffres. La démographie combinait ces deux champs d’intérêt, en plus d’offrir d’excellentes perspectives d’avenir.
Quelles sont les principales tâches d’un agent de planification et de programmation de la recherche?
L’analyse et le traitement statistique des données. Par l’acquisition de diverses bases de données (recensement, fichiers administratifs, etc.), je fais des plans de traitement et des analyses pour faire parler les statistiques. Je fais aussi beaucoup de diffusion de connaissances au moyen de présentations et de publications de documents.
Quelles qualités doit posséder un agent de planification et de programmation de la recherche?
Une grande curiosité, car c’est un travail qui touche à plusieurs domaines (santé, sécurité au travail, etc.) Il faut aussi aimer travailler en équipe, être méthodique et user de créativité pour arriver à faire parler les chiffres.
Quels aspects du travail préférez-vous?
J’aime explorer les données pour trouver des réponses. J’apprécie également le contact avec les différents intervenants, ce qui me permet d’en apprendre beaucoup.
Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
Nous sommes tributaires des décisions de certains autres organismes et des changements politiques, ce qui peut avoir des conséquences sur notre travail et nous demander de nous ajuster.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir un agent de planification et de programmation de la recherche?
Sans être mathématicien, il faut avoir une certaine habileté avec les chiffres et aimer beaucoup les statistiques.
100 % de placement pour les finissants en démographie
«Nos étudiants sont très bien outillés et très en demande au marché de l’emploi. Je ne connais aucun démographe sur le chômage au Québec», affirme Thomas LeGrand, professeur titulaire et directeur du département de démographie à l’Université de Montréal.
Chaque année, environ huit étudiants obtiennent leur maîtrise. Le département en accepterait davantage, mais cette formation reste méconnue. «Le département de l’Université de Montréal existe depuis 48 ans et c’est le seul vrai département de tout le Canada. Nous avons une excellente réputation, mais les admissions restent basses», résume M. LeGrand.
La démographie s’intéresse, par l’analyse de données quantitatives, au vieillissement de la population et ses défis, à l’intégration des immigrants, à la dénatalité et aux transformations de la famille, à l’inégalité en santé et aux problèmes des populations en Afrique subsaharienne. Des expertises qui ouvrent de nombreuses portes.
En plus d’occasions d’emploi au Québec, les finissants intéressés à travailler à l’étranger peuvent aller de Stockholm à Ouagadougou, en passant par le Sénégal, le Mali, le Niger ou la Belgique… «Nous sommes un des départements les plus forts au monde à travailler sur les questions de population en Afrique», rappelle le directeur.
Cette année, dans le but d’accommoder davantage les étudiants, une maîtrise de recherche option stage s’est ajoutée à l’option mémoire de maîtrise. Un DESS a également été mis sur pied. «On espère que ces nouvelles options attirereront les étudiants», dit Thomas LeGrand.
Faits saillants
- Les diplômés sont très recherchés pour leurs compétences méthodologiques et leurs capacités analytiques.
- 100 % des finissants de la maîtrise en démographie se trouvent un emploi. Certains dénichent leur emploi au cours de leurs études.