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Diplômés en plasturgie recherchés

Photo: Métro

Bouteilles d’eau, emballages alimentaires, tapis de course… Les matières plastiques font partie intégrante de notre quotidien.

Au Québec, l’industrie de la plasturgie, qui consiste à les transformer, est un joueur important et une véritable manne pour les étudiants qui souhaitent relever de nouveaux défis et s’assurer un emploi aux conditions alléchantes, souvent même avant d’avoir un diplôme en poche.

«Le secteur va très bien, mais nous vivons une très forte pénurie de main-d’œuvre qualifiée, déplore Andro Vachon, enseignant au DEC en Techniques de la plasturgie au cégep de Thetford Mines, le seul établissement à offrir cette formation depuis 2009. Les baby-boomers doivent être remplacés au plus vite, mais les inscriptions ne suivent pas.»

«La population connaît peu ce secteur et pense que ça va mal, notamment parce que de nombreuses pièces sont maintenant produites en Chine, explique-t-il. En fait, ce sont les plus simples qui sont faites là-bas, puisqu’ici nous compensons avec des produits beaucoup plus complexes.»

«Montréal est un centre économique important, nous avons développé une très belle expertise au niveau de l’emballage et des produits récréatifs, avec Bombardier, par exemple», continue M. Vachon.

En effet, le Québec se place second au pays, de quoi engendrer de nombreux emplois et garantir une place de choix à la relève!

Même si les possibilités d’emploi sont vastes, les étudiants inscrits au DEC ont la chance d’explorer les trois branches principales de la plasturgie, à savoir la conception, la production, ainsi que l’aspect recherche et développement.

«En parallèle de la création de nouveaux produits en plastique, il y a également la conception du moule qui servira à la production. Cela relève du génie mécanique. Nous offrons aussi ces cours en tronc commun», ajoute M. Vachon.

Après la conception, vient la production. «Les étudiants sont capables d’opérer tous les équipements de transformation, en plus de surveiller la production, de contrôler la qualité, et de superviser le personnel», continue l’enseignant.

La recherche et développement, cette étape essentielle qui consiste à inventer, élaborer ou encore tester chaque nouveau procédé, est quant à elle l’une des forces du cégep. «Nous avons deux centres collégiaux de transfert technologique (CCTT) qui accueillent des projets majeurs en recherche. Nous avons tout le Québec à nous!»

Et c’est sans compter sur la révolution technologique que connaît l’industrie depuis quelques années, conclut M. Vachon. «Le dessin assisté par ordinateur, l’imprimante et le scanner 3D plaisent beaucoup aux jeunes. Nous avons aussi des logiciels qui font des éléments finis, c’est-à-dire qu’ils permettent d’anticiper le comportement d’un produit.»

Faits saillants

  • En 2006, le Québec a généré un chiffre d’affaires de près de 5 G$, et bénéficie d’une croissance annuelle moyenne de 7,2 % depuis 1990.
  • La province est le 2e pôle de l’industrie de la plasturgie, après l’Ontario.
  • Plus de 500 entreprises sont reliées au domaine et emploient environ 30 000 personnes.
  • Les principaux marchés sont l’emballage (33 %), la construction (33 %) et le transport (30 %).

Source : Ministère des Finances et de l’Économie du Québec

Recruté avant d’avoir son diplôme

CV

  • Nom : Pier-Luc Pouliot
  • Occupation : Opérateur d’extrudeuse de matières plastiques au sein de l’entreprise Royal Mat, à Québec
  • Formation : DEC en Techniques de la plasturgie
  • Dans la profession depuis 2011

Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans le secteur de la plasturgie?
Mon père a une petite entreprise dans le domaine et il m’a toujours dit que c’était extrêmement compliqué d’embaucher des gens compétents et qu’il y avait peu de diplômés. Je suis donc allé faire un tour au cégep de Thetford Mines comme étudiant d’un jour et je suis tombé en amour avec la place!

Quelles sont les principales tâches d’un opérateur d’extrudeuse?
J’ai eu la chance d’être recruté avant même d’avoir mon diplôme. Et comme l’entreprise  s’agrandissait et élargissait sa gamme de produits, j’ai été impliqué autant dans les tests en recherche et développement que dans la préparation des recettes. Pour faire simple, j’extrais et je transforme le caoutchouc des pneus dans le but de le recycler en tapis, aussi bien pour les centres sportifs que pour l’insonorisation de condo.

Quels aspects de votre travail préférez-vous?
Pour chaque nouvelle commande, il y a de nouveaux défis. Je poursuis mon apprentissage et mes journées sont loin d’être monotones! J’ai aussi de très bonnes conditions de travail et de belles responsabilités.

Quelles qualités doit-on posséder pour travailler dans ce domaine et quels conseils donneriez-vous à des jeunes?
On utilise autant notre cerveau que nos habiletés manuelles. Il ne faut pas avoir peur de l’ampleur de la technique reliée à la plasturgie puisque, après trois ans, on arrive à tout maîtriser. Je conseille vraiment aux gens de venir en tant qu’étudiant d’un jour; le voyage est même payé! Le cégep de Thetford Mines est une vraie petite ville. Les profs sont géniaux, à l’écoute et disponibles. Et le taux de placement est de 100 %!

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