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La diplomatie au bureau

Photo: Métro
Sophie Mangado - 37e avenue

Travailler avec d’autres, c’est bien. Toutefois, cela signifie aussi qu’il faut cohabiter avec des gens qu’on n’a pas choisis. Comment leur dire que leurs manies nous irritent sans nuire à notre relation avec eux? Quelques trucs pour être diplomate.

Les bons mots au bon moment
Amorcer une discussion de manière impulsive, lorsque vous êtes excédé, ne servira pas votre cause. Laissez plutôt les émotions de côté, n’exagérez pas et présentez seulement les faits. Préparez-vous afin de ne pas tourner autour du pot et soyez précis. Choisissez le moment opportun. Blâmer votre collègue devant tout le monde ou lorsqu’il est occupé risque de le braquer. User de diplomatie, c’est faire preuve d’une juste maîtrise de vous-même qui inspirera  à l’autre le respect de votre position.

Halte à l’interprétation
Vous percevez la musique de votre voisin de cubicule comme une agression délibérée? Pensez-y à deux fois avant d’aborder le sujet avec lui. Se rend-il réellement compte de l’inconfort qu’il génère? Cherche-t-il consciemment à vous nuire? Votre objectif est de le faire baisser d’un ton, pas de vous en faire un ennemi. La discussion ne doit pas être un défouloir, mais mener à une solution satisfaisante. En le jugeant d’emblée, vous risquez de l’encourager malgré vous à rester convaincu que votre intolérance est la source du problème.

Bannissez les mots qui tuent
À force d’exaspération, la tendance à exagérer monte en flèche. Attention à la généralisation! Ne sombrez pas dans le piège des «jamais» et des «toujours». Dire «Tu parles toujours trop fort au téléphone» ou «tu ne ramasses jamais tes affaires» semble accusateur et risque d’amener votre interlocuteur à se mettre sur la défensive.

Ne partez pas en courant!
Régler des conflits quotidiens nécessite une certaine patience. Si vous interpellez un collègue pour lui faire part de ce qui vous irrite, assurez-vous d’avoir du temps à accorder à la discussion. Vider votre sac puis tourner les talons ne vous soulagera que sur le moment et n’encouragera pas votre interlocuteur à s’impliquer dans la recherche de solutions. Demain matin, la musique sera toujours aussi forte, et les affaires que votre collègue laisse traîner sur votre bureau vous envahiront encore.

Et si vous aussi, vous aviez tort?
Ne partez pas du principe que vous détenez la vérité. Votre collègue a très certainement une vision diamétralement opposée à la vôtre… tout en étant convaincu d’avoir raison. Après tout, si le bureau est un espace collectif dont tout le monde doit profiter, pourquoi est-ce lui qui devrait changer ses habitudes? C’est ce qu’il vous rétorquera probablement si vous l’attaquez de front. Préférez la recherche de solutions communes.

Exposez-lui votre inconfort en lui démontrant l’impact de son comportement sur votre travail. Vous ne parvenez pas à vous concentrer, vous travaillez moins efficacement et devenez plus irritable : le climat général s’en ressent, il n’a donc rien à y gagner.

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