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L’environnement au cœur du milieu de vie

Photo: Métro

L’environnement occupe de plus en plus de place dans l’actualité… mais aussi dans le monde du travail. Pour ceux qui souhaitent évoluer dans ce domaine, de nombreuses formations techniques existent. Une des plus prometteuses est sans doute le DEC technique en environnement, hygiène et sécurité au travail.

Comme son nom l’indique, ce programme de trois ans comprend trois volets entremêlés: «À la fin de leurs études, les étudiants ont acquis beaucoup de compétences. Ça en fait des gens polyvalents, qui peuvent œuvrer dans une multitude de sphères», affirme Mathieu Bergeron, enseignant et responsable de la coordination départementale pour ce programme au Cégep de Saint-Laurent. Il mentionne que les CLSC sont parmi les plus grands employeurs pour les finissants. Ces établissements envoient les techniciens dans les PME pour prendre des échantillons du sol, de l’air ou de l’eau. Les techniciens peuvent aussi œuvrer en usine, dans une firme de génie-conseil ou au sein du gouvernement. Bien souvent, l’accent est mis sur la prévention des problèmes et la recherche de solutions adaptées et modernes: «On peut chercher à déterminer quels sont les contaminants présents dans un milieu ou comment la sécurité au travail peut être améliorée, par exemple», précise Mathieu Bergeron.

Une chose est sûre: le travail ne manque pas. Année après année, le taux de placement des techniciens diplômés en environnement, hygiène et sécurité au travail atteint 100%. «Ce qui est impressionnant, c’est la variété et la multitude des défis possibles. L’environnement, ce n’est pas un crapaud dans un étang!» plaisante Mathieu Bergeron.

«C’est long longtemps, 35 ans, quand tu vas au travail à reculons. Pour moi, avec ce métier-là, ce n’est pas le cas.» – Mathieu Bergeron, Responsable de la coordination départementale pour ce programme au Cégep de Saint-Laurent.

Autre aspect intéressant: le salaire, qui, en début de carrière, est d’environ 20$ de l’heure et qui augmente rapidement par la suite. L’horaire est également un facteur à considérer, puisque la plupart du temps, le travail se fait de jour, pendant les heures normales de bureau. «Selon moi, les gens devraient faire la file pour s’inscrire à ce programme…» conclut l’enseignant.

Entrevue. Combiner environnement et santé

Julien BeaunoyerCV

  • Nom : Julien Beaunoyer
  • Âge : 30 ans
  • Titre : Technicien en contrôle du bruit à la Ville de Montréal

Pourquoi avoir choisi cette formation?
J’étais intéressé par l’environnement et par la santé humaine. Je voulais un métier qui me permette de travailler sur le terrain plutôt que d’être enfermé dans un bureau toute la journée. J’ai tout simplement utilisé le guide Choisir pour considérer mes options. J’ai porté une attention particulière aux débouchés et au taux de placement: je ne voulais pas suivre une formation qui me mènerait au chômage!

Quelles sont les tâches que doit effectuer un technicien en contrôle du bruit?
C’est très varié. En gros, on s’occupe du contrôle du bruit dans toute la ville. On traite les plaintes relatives aux équipements mécaniques et aux bars, on fait des analyses pour déterminer si les normes sont respectées, on prend des mesures acoustiques durant les festivals, on identifie des pistes de solutions… L’été, 75% du travail se fait sur le terrain. Il faut couvrir les festivals, notamment dans le Quartier des spectacles. Ultimement, il arrive qu’on doive préparer des dossiers pour la cour, quand les problèmes ne peuvent se régler à l’amiable.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier?
Ça prend de la patience. Il faut aussi être à l’écoute des citoyens: dans plusieurs cas, leur sommeil est perturbé depuis plusieurs nuits à cause du bruit. Il faut également être un bon médiateur et être efficace dans la résolution de problèmes.

Quels sont les aspects du métier que vous préférez, et ceux que vous trouvez le plus difficiles?
Bien sûr, c’est agréable d’avoir accès à tous les événements extérieurs. Être dehors au soleil et profiter du Festival de jazz en travaillant, ça se prend bien! Mais mon aspect préféré du métier est sans contredit la reconnaissance des gens une fois que leur problème est réglé. Ils retrouvent leur qualité de vie et en sont très heureux. Nous offrons réellement un service de proximité aux citoyens. Quant aux défis, il arrive parfois que nous devions faire de grosses journées de travail de 12 ou 14 heures. Et puis, il n’est pas toujours évident de changer les mentalités en ce qui a trait aux nuisances sonores et à leurs effets.

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