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Pour les mordus de science et d’alimentation

Photo: Métro

Vous avez un intérêt marqué pour les sciences, la technologie et le secteur alimentaire? Voici un programme en sciences appliquées à la transformation des aliments dont le diplôme est reconnu partout en Amérique du Nord.

En s’appuyant sur les principes de biochimie, de chimie et de microbiologie, cette formation universitaire d’une durée de quatre ans se spécialise dans la conservation, la production et la distribution des aliments. Une fois leur diplôme en poche, les candidats pourront travailler dans l’industrie alimentaire afin de trouver des solutions à des problèmes de production, d’améliorer des produits déjà existants ou encore de créer et développer de nouveaux produits.

Selon Julie Jean, directrice du programme à l’Université Laval, le travail des spécialistes va au-delà de l’aspect technique: «Les professionnels de notre milieu contribuent non seulement à améliorer les aliments d’une entreprise, mais également à fidéliser sa clientèle et à construire la réputation de la marque.» C’est, d’après elle, un véritable métier d’avenir. «Le secteur est en pleine effervescence, les consommateurs sont de plus en plus aguerris en matière d’alimentation et dans ce contexte, les finissants au baccalauréat ont de très belles perspectives d’emploi!» souligne-t-elle.

En plus d’offrir deux stages rémunérés qui permettent aux étudiants d’avoir la chance de connaître les réalités du terrain, le programme de l’Université Laval est très dynamique. Plusieurs activités parascolaires sont organisées. «En plus des cours appliqués, nos étudiants ont accès à une usine pilote dotée d’équipements complets leur permettant de passer par toutes les étapes de fabrication d’un aliment jusqu’à sa mise en marché. Les étudiants ont d’ailleurs fondé “La fromagerie du campus” où l’on y sert un fromage qu’ils conçoivent de A à Z. Ils ont également créé une bière, “La Rousse et or”», ajoute Julie Jean.

Enfin, dans le contexte des nouvelles tendances alimentaires, l’un des défis principaux des spécialistes en science alimentaire sera de répondre aux besoins des consommateurs pour les aliments dits «santé». «Le défi sera de limiter l’ajout des additifs et minimiser la transformation des aliments tout en préservant une stabilité et une consistance au produit», conclut Julie Jean.

Formation
Faits saillants de la formation à l’Université Laval:

  • Le taux de placement est de 100%
  • Le profil international offre la possibilité de compléter une partie de la formation en France ou au Mexique
  • Plus de 200 000$ en bourses d’études sont distribués chaque année aux étudiants de la Faculté
  • Ce programme donne accès à l’Ordre des chimistes du Québec (OCQ)
  • Le salaire initial moyen est de 19,88$ l’heure.

Entrevue. «Il faut être capable de respecter les délais, de fixer ses priorités et d’optimiser son temps»

Raphaelle GiassonCV

  • Nom : Raphaëlle Giasson
  • Âge : 24 ans
  • Formation : Baccalauréat en sciences et technologie des aliments, Université Laval, 2010 à 2014
  • Dans la profession depuis : 2014
  • Employeur au moment de l’entrevue : Les Chocolats Favoris inc.
  • Poste : Chargée de projet

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
Il faut comprendre que le baccalauréat en sciences et technologie des aliments offre plusieurs ouvertures et pas qu’une seule profession. Une fois le diplôme en main, il est possible de décrocher un emploi en gestion de la qualité dans une entreprise alimentaire, d’être superviseur de production, d’être inspecteur gouvernemental ou, comme moi, d’être responsable de projet. J’ai toujours été très intéressée par tout ce qui touche l’alimentation de près ou de loin, mais ce qui m’a attirée en premier lorsque j’ai choisi ce baccalauréat c’est la possibilité de comprendre le fonctionnement et les inter­actions entre les différentes composantes des aliments.

Quelles sont les tâches principales que vous exercez dans votre profession?
Les tâches sont très diversifiées et varient selon la voie choisie à la sortie du baccalauréat. De mon côté, en tant que chargée de projet chez Les Chocolats Favoris, j’agis telle une courroie de transmission entre les départements de l’entreprise et je dois coordonner les différentes étapes de la création des nouveaux produits.

Quelles qualités doit posséder un chargé de projet dans votre domaine?
En tant que chargée de projet, la gestion du temps est la clé. Lorsque l’entreprise pour laquelle vous travaillez a comme objectif de conquérir le monde, ce ne sont pas les nouveaux projets qui manquent! Il faut donc être capable de respecter les délais, de fixer ses priorités et d’optimiser son temps. Aimer le travail d’équipe est important, mais il faut aussi savoir faire preuve d’autonomie et ne pas avoir peur d’oser et de faire sa place!

Quels aspects du travail préférez-vous? Et les plus difficiles?
Bien évidemment, d’avoir à tester des nouveaux chocolats, c’est certainement le plus bel aspect de mon travail! De plus, la technologie alimentaire, c’est un domaine en constante évolution qui nous pousse à toujours rester à l’affût des dernières découvertes et tendances, c’est très motivant. Les emplois sont très variés et on sait aussi que le taux de placement pour l’ensemble du Québec est excellent. Seulement, il faut parfois être prêt à faire des sacrifices tels que changer de ville ou faire plus de route pour avoir un emploi qui répond davantage à nos besoins. Finalement, pour obtenir des postes de niveau supérieur, il n’est pas rare de voir les bacheliers continuer leurs études pour faire un MBA.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut travailler dans votre domaine?
C’est un domaine très motivant pour les gens mordus de science et d’alimentation et qui sont très curieux de nature. Si je n’avais qu’un seul conseil à vous donner, ce serait: impliquez-vous au maximum dans les différents comités offerts par le baccalauréat en sciences et technologie des aliments tels que la «Fromagerie du Campus» ou encore la «Semaine de l’agriculture, de l’alimentation et de la consommation». L’expérience acquise dans ces différents comités n’a pas de prix et vous garderez des moments inoubliables de vos quatre années d’université!

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