Formation continue: trouver chaussure à son pied
Conférences, séminaires, ateliers, cours de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois: la formation continue se décline en plusieurs formats… Quelques conseils pour s’y retrouver.
Certains courageux décident de quitter leur emploi pour retourner aux études. «C’est exigeant, difficile, et ça demande des sacrifices. Mais c’est plus à notre portée qu’on le croit», soutient Mathieu Guénette, conseiller en orientation et directeur des services professionnels pour la firme Brisson Legris. Pour lui, le jeu en vaut la chandelle.
Par contre, la tendance est au certificat. Aussi chargé de cours à HEC Montréal, M. Guénette en sait quelque chose. Les cours sont donnés le soir ou le week-end pour laisser la chance aux travailleurs d’y participer. Comme la formation est assez longue, c’est la meilleure manière de procéder.
Dans sa classe, où on parle des comportements de l’humain en gestion, se côtoient un policier qui veut monter en grade, un barman qui veut devenir gérant, des immigrants qui veulent étoffer leur diplôme…
Apprendre, mais pour savoir quoi?
Mathieu Guénette cite trois catégories d’apprentissage: le savoir-être, le savoir-faire et le savoir.
Un employé désireux de monter en grade pourrait par exemple améliorer ses aptitudes de direction, perfectionner son attitude de médiateur, apprendre à mieux intervenir, etc. Il peut se tourner vers une formation de savoir-être en gestion comme celles offertes aux HEC, à l’École d’éducation permanente de McGill ou au Cégep du Vieux-Montréal.
Ensuite viennent le savoir-faire et le savoir. Par l’intermédiaire d’écoles privées ou publiques, le travailleur qui désire acquérir un savoir pratique ira chercher les connaissances très précises dont il a besoin.
Le plombier qui suit des cours de soudure, par exemple, acquiert un savoir-faire qui lui est indispensable. Dans le même ordre d’idées, un travailleur qui désire décrocher un poste qui s’ouvre dans la filiale mexicaine de son entreprise pourra trouver utile d’apprendre l’espagnol. Un autre doit mettre à jour ses connaissances en matière d’utilisation de l’ordinateur? Il pourrait suivre quelques cours en bureautique.
Des diplômes qui en valent la peine
Bien qu’il soit difficile de classer dans un palmarès les établissements qui donnent des formations continues, quand l’école est liée à un cégep ou à une université, les normes imposées par le ministère de l’Éducation lui confèrent une certaine crédibilité, rappelle Mathieu Guénette.
«Une école privée qui vient d’ouvrir, elle peut être excellente, mais il y a aussi des histoires d’horreur qui circulent! Il faut magasiner, s’informer.»
En fait, tout dépend du domaine. En technique de scène, Musitechnic ou Trebas sont reconnues. D’ailleurs, «l’avantage du privé, c’est que l’école s’adapte généralement plus rapidement au marché», commente Mathieu Guénette.