Nouvelle tour Deloitte: le bureau réinventé
En juillet dernier, Deloitte s’est doté de nouveaux locaux plus modernes, comprenant des espaces de travail collaboratif. Visite d’un bureau du futur.
Marc Perron, associé directeur pour le Québec chez Deloitte, est le premier à le dire: le milieu de travail que les 1200 employés montréalais du cabinet comptable ont quitté était traditionnel. Très traditionnel. Le bureau, le poste de travail et la salle de réunion, les trois types d’espace de travail habituels y régnaient maîtres, comme partout ailleurs. «En 2015, soit plus de 20 ans après mes débuts chez Deloitte, les espaces étaient très semblables à ceux que j’ai découvert à mon arrivée», se souvient-il.
C’est pourquoi il qualifie spontanément de «révolutionnaires» les nouveaux bureaux du cabinet comptable, qui occupent six étages de la nouvelle Tour Deloitte, au cœur du Quartier de l’innovation, à Montréal. Dans ce «lieu de travail de l’avenir» d’une superficie de 142 000 pi2, les postes de travail avec tapis roulants côtoient les espaces collaboratifs ouverts, le mobilier à hauteur ajustable ainsi que les centres de cyberintelligence et d’innovation. Sans oublier les lieux de rencontre chaleureux que sont les aires de repos, le bistro ou le centre d’entraînement, où on peut consulter des professionnels de la santé.
«On a réinventé la manière de travailler, explique M. Perron. Tout, des outils que nous utilisons jusqu’à notre nouvelle méthodologie de travail, en passant par la configuration des lieux, nous force à collaborer dans l’intérêt supérieur de nos clients. Nous n’avons tout simplement plus le choix.» Le nouvel espace de travail favorise la créativité, l’innovation, le travail d’équipe et la productivité, peut-on d’ailleurs lire dans le communiqué.
Retombées concrètes
Moins de six mois après leur inauguration, les espaces aménagés dans la première tour de bureaux à vocation exclusivement commerciale à être inaugurée au centre-ville de Montréal en 20 ans tiennent-ils leur promesse? Tout à fait, soutient Marc Perron: «Notre taux de recrutement de nouveaux professionnels fraîchement sortis de l’école a augmenté de plus de 20%. Alors qu’il oscillait normalement entre 60 et 70%, il frôle les 90% cette année.»
Une statistique d’autant plus surprenante lorsqu’on considère que Deloitte s’abreuve à la même source de talents que ses compétiteurs directs. «Le talent, surtout celui issu des jeunes générations, recherche la technologie et les outils spécialisés. C’est ce qu’il retrouve dans nos nouveaux bureaux», affirme M. Perron. Selon lui, la rétention de personnel, tout comme l’engagement, passe dorénavant par la création de telles «destinations».
D’ailleurs, il s’attend à ce que les compétiteurs directs de Deloitte se lancent eux aussi dans des entreprises de rénovation de leurs propres espaces de travail dans les années à venir. «C’est sûr qu’il y a un buzz dans le milieu en ce moment, d’autant plus que ce dernier est très traditionnel. L’impact aurait été moindre, voire nul, si c’était par exemple Google qui avait inauguré une telle chose.»



