Formation et emplois
15:43 26 janvier 2016 | mise à jour le: 14 juin 2021 à 14:52 Temps de lecture: 4 minutes

Conjuguer études et créativité

Conjuguer études et créativité
Photo: MétroUniversity students working together on project

Las d’étudier de la même façon, installé au même bureau, face au même mur blanc? Voici quelques idées pour étudier de façon plus créative, question d’entretenir sa motivation pendant toute la session.

Repenser son environnement de travail
Il n’est pas nécessaire ici de faire une transformation extrême de sa pièce d’étude. «Il y a toujours possibilité de faire un petit quelque chose pour se donner les meilleures conditions d’études possibles», fait valoir Josée Sabourin, psychologue en soutien à l’apprentissage au Centre étudiant de soutien à la réussite (CÉSAR) de l’Université de Montréal. Aller dans un café, à la bibliothèque, dans un parc, écouter de la musique en étudiant… Parfois, de petits changements aussi simples que de changer l’éclairage de sa table d’étude font une différence.

Étudier en groupe
Laurence Audy, jeune actuaire qui a réussi ses dix examens pour devenir fellow depuis peu, a consacré plusieurs centaines d’heures à ses études au cours des dernières années. Pour elle et son conjoint (actuaire lui aussi), étudier à deux ou en groupe a fait toute la différence. «En préparant le souper ou en marchant vers le travail, on passait à travers un sujet d’étude, se souvient-elle. Quand le sujet était plus compliqué, on s’assoyait pour se concentrer davantage. Ça nous permettait d’assimiler la matière, de nous expliquer mutuellement les sujets plus compliqués et de nous poser des questions.» Josée Sabourin ajoute que de participer à un groupe d’étude peut aussi permettre de découvrir de nouvelles méthodes.

Utiliser des outils visuels
«Relire des notes de cours qu’on ne s’est pas réappropriées n’est pas souvent la meilleure méthode d’étude», fait valoir Josée Sabourin. En revanche, utiliser des outils visuels serait quasi universellement efficace. «On peut alors organiser l’information principale dans un tableau, faire des dessins, écrire les principaux éléments de la matière sur de petits cartons qu’on colle dans le corridor…», suggère la psychologue en soutien à l’apprentissage. Il existe même des logiciels gratuits sur l’internet, comme Cmap Tools, avec lesquels on peut créer des cartes conceptuelles et des schémas de synthèse. Idéal pour ceux qui aiment tout ce qui est un peu techno.

Diversifier les méthodes
Pour rendre ses périodes d’études moins répétitives, Laurence Audy aimait alterner entre différentes méthodes. «J’étudiais parfois avec mon manuel, parfois en discutant, d’autres fois avec de petites cartes de questions et de réponses, ou encore en écoutant des vidéos de séminaires sur la matière», relate-t-elle.

Étudier en bougeant
Difficile de rester en place pour étudier? «Les étudiants qui sont plus kinesthésiques peuvent étudier très efficacement sur un tapis roulant», affirme Mme Sabourin. Ou pourquoi ne pas s’enregistrer récitant les éléments centraux de la matière sur son iPod, puis l’écouter en joggant?

Faire des pauses créatives
«Une pause qui n’est pas reposante ou rafraîchissante ne sera ni satisfaisante ni efficace», fait aussi valoir Mme Sabourin. Elle suggère de s’éloigner de l’ordinateur le plus possible, d’aller se promener, de faire un peu d’exercice physique, de faire une sieste de 20 minutes, de préparer le souper… «Ça vaut la peine de se demander ce qui nous fait le plus de bien, car les pauses sont nécessaires pour mieux étudier ensuite», ajoute finalement la psychologue.

À quoi ça sert d’être créatif?
Pour quelle raison devrait-on essayer d’être créatif dans ses méthodes d’étude? «C’est très rare qu’on aborde ce sujet de cette façon, mais ça peut être un outil clé pour l’étudiant, affirme Josée Sabourin, psychologue en soutien à l’apprentissage au CÉSAR de l’Université de Montréal. Étudier de façons différentes et originales n’est pas magique, mais ça peut permettre de prévenir la diminution de la motivation.» L’objectif est de trouver des méthodes adaptées à chaque personnalité, forces et préférences. «Quelqu’un qui aime beaucoup parler pourrait, par exemple, privilégier une approche d’étude verbale en s’enregistrant ou en se préparant de mini exposés oraux au lieu de s’astreindre à étudier de façon conventionnelle», illustre-t-elle.

Articles similaires