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«Entre deux draps»: des relations fictives jouées par des vrais couples

Il n’est pas difficile pour un couple d’acteurs de mettre son intimité de côté pour jouer une fausse relation, selon des invités à Tout le monde en parle venus discuter de la nouvelle émission «Entre deux draps».

Tournée pendant la pandémie, cette émission diffusée sur les ondes de Noovo met en scène de vrais couples et de vrais colocataires afin de respecter les consignes de la santé publique.

«Est-ce difficile pour un vrai couple de jouer une relation fictive en tant qu’acteurs?», a demandé Guy A. Lepage.

«Pas vraiment», a répondu Pier-Luc Funk, qui en a fait l’expérience avec sa copine, Virginie Ranger-Beauregard.

«C’est ça notre métier de jouer des affaires, a-t-il ajouté. Il n’y a aucun couple et aucune colocation qui a repris sa vraie dynamique. Je trouve qu’on a été privilégié de pouvoir utiliser la complicité qu’on a pour jouer un nouveau couple. On a quand même une longueur d’avance sur des personnes qui ne se connaissent pas.»

Le couple François Papineau et Bénédicte Décary doivent également mettre de côté leur vraie relation dans celle qu’ils jouent à l’écran.

Pour François Papineau, il est plutôt simple de jouer une fausse relation avec sa vraie conjointe. «C’est comme une dynamique qu’on a établie. On a une vie à la maison et au travail qui est très séparée.»

Bénédicte Décary a pour sa part affirmé que cela peut amener certaines complexités pour un jeune couple.

«Ça prend de la maturité quand même. Même si c’est une job d’acteur, c’est vrai que ça peut toucher à des zones de pudeur.»

Tourner dans une seule pièce

Chacun des couples de l’émission ne tourne que dans une seule pièce, soit la chambre à coucher, malgré la multitude de sujets qui sont abordés.

«Les auteurs ont fait une super bonne job. Il y a beaucoup de situations qui n’ont rien à voir avec la chambre à coucher», a mentionné Pier-Luc Funk.

«C’est niaiseux, mais pour pas que toutes les scènes se ressemblent, il faut se placer différemment dans le lit pour créer une espèce de dynamique d’un sketch à l’autre.»

Selon l’idéateur de l’émission, Mathieu Pepper, la chambre à coucher a une intimité qui est beaucoup plus que sexuelle, une opinion avec laquelle les comédiens sont en accord.

«La chambre à coucher, c’est comme ton dernier refuge, a commenté François Papineau. Si tu as à t’épancher, c’est là que ça se passe. Tu ne fais pas ça dans le salon avec les enfants.»

«Entre deux draps» est diffusé les mercredis à 19h30 sur les ondes de Noovo

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5 livres pour s’imprégner du style moderne et intemporel de Coco Chanel

Gabrielle Chanel, également connue sous le nom de « Coco Chanel », a bouleversé les codes de la mode féminine, permettant aux femmes de se mouvoir sans entraves, en toute liberté. Véritable icône du style, la créatrice a imaginé une garde-robe moderne, intemporelle, alliant chic et confort, dont l’héritage est toujours présent. À l’occasion du 50e anniversaire de sa disparition, voici 5 livres en français et en anglais qui vous permettront de (re)découvrir son parcours et ce style unique.

Gabrielle Chanel – Manifeste de mode

Le Palais Galliera à Paris a imaginé, avec le soutien de Chanel, la première rétrospective dédiée à la créatrice française Gabrielle Chanel, 50 ans après sa disparition. On se plonge avec plaisir dans le catalogue officiel de l’exposition qui revient sur l’évolution du style de Chanel, de la marinière en jersey de 1916 à une sélection de robes des années 30 en passant par des vêtements sportswear chic. L’ouvrage est agrémenté de nombreux clichés et illustrations, et met également l’accent sur le Chanel N°5, parmi les incontournables du style de la créatrice.

Couverture du livre Manifeste de mode

Aux Editions Paris Musées, 85$, chez Renaud-Bray

L’enfance de Chanel

Où et comment a grandi Gabrielle Chanel? C’est une question qui a fait couler beaucoup d’encre, donnant vie à toutes sortes d’histoires, voire de fantasmes. Le généalogiste Henri Ponchon a tenté d’y répondre via une enquête poussée. Le voyage débute donc en Auvergne, mais ne prend pas forcément la direction du fameux monastère d’Aubazine où la créatrice aurait grandi… L’occasion pour le public d’en savoir plus sur l’une des nombreuses « légendes » qui ont émergé autour de la vie de Gabrielle Chanel.

Couverture du livre l'enfance de Chanel

Aux Editions Bleu Autour, 30$, chez Renaud-Bray

Coco Chanel – Un parfum de mystère

Entre la biographie et le roman, cet ouvrage retrace lui aussi la vie et le parcours de Gabrielle Chanel, mais dans un genre inédit, s’appuyant entre autres sur des archives et de nombreux témoignages. Au-delà des moments clés qui ont façonné son histoire, on y découvre toutes les rencontres qui ont autant impacté sa vie que sa carrière et ont souvent, directement ou indirectement, nourri son oeuvre.

Couverture du livre Coco Chanel: un parfum de mystère

Aux Editions Payot, 27$, chez Renaud-Bray

Coco Chanel: The Illustrated World of a Fashion Icon

La célèbre illustratrice de mode Megan Hess retrace l’histoire personnelle et professionnelle de Gabrielle Chanel à travers un recueil de dessins, ponctué des moments clés qui ont façonné sa vie et sa carrière. On y découvre également les pièces les plus emblématiques du style Coco Chanel, de la petite robe noire à la veste en tweed en passant par l’un des parfums les plus célèbres au monde, le Chanel N°5. L’opportunité de se rendre compte à quel point ce style inimitable influence toujours, voire plus que jamais, la mode actuelle, et d’accéder à un florilège des citations les plus incontournables de la fondatrice de la maison de la rue Cambon.

Couverture du livre Coco Chanel: The Illustrated World of a Fashion Icon

Aux Editions Hardie Grant Books, 36$, chez Indigo

Mademoiselle: Coco Chanel and the Pulse of History

Si vous pensiez tout savoir de Gabrielle Chanel, cet ouvrage pourrait vous prouver que vous n’aviez finalement en tête que quelques-unes des histoires et anecdotes qui ont jalonné la vie de la créatrice et grande couturière française. Rhonda K. Garelick ne se contente pas de mettre en lumière l’influence qu’a eue – et a encore – Gabrielle Chanel sur la mode féminine, puisqu’elle replace chaque moment dans un contexte historique et social bien spécifique, et retrace ainsi le parcours de cette jeune fille qui aurait passé plusieurs années à l’orphelinat de l’abbaye d’Aubazine avant de construire un empire et de devenir une icône mondiale.

Couverture du livre Mademoiselle: Coco Chanel and the Pulse of History

Aux Editions Random House, 29$, chez Indigo

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Portraits d’Hochelaga: à la découverte des résidents du quartier

Depuis le 11 décembre, une série de portraits des résidents d’Hochelaga-Maisonneuve sont exposés dans les rues du quartier.

Cette exposition éphémère a été réalisée par la collagiste Marin Blanc et la photographe Katya Konioukhova. Le projet Portraits d’Hochelaga a été fait dans le cadre d’une résidence de recherche-création chapeautée par la maison de la culture Maisonneuve.

C’est la première fois que les deux artistes hochelagaises travaillent ensemble.

Durant le mois de novembre, Katya s’est promenée dans les rues de l’arrondissement, allant à la rencontre des gens afin de les photographier et discuter avec eux. Une belle manière de briser leur isolement et connaître la réalité de tout un chacun.

«Je leur posais une question super simple. Je demandais comment ça allait pour cette année. Comment ça se passait pour le confinement. Il y a des gens qui ont partagé des histoires super touchantes et très personnelles.» – Katya Konioukhova, photographe

L’une des rencontres marquantes pour Katya fut avec un homme ayant un cancer, une situation médicale particulièrement difficile en temps de confinement.

«Après ce portrait, je n’en ai pas fait d’autres de la journée», se remémore la photographe.

Un total de 34 portraits a résulté de ces rencontres. Aucun participant n’a été écarté. À partir des photos et des enregistrements audio que Katya a récoltés, Marin a fait un travail de collage.

«J’écoutais l’enregistrement pour avoir un peu l’énergie de la personne», précise Marin.

Un peu de lumière

La collagiste raconte que l’ambiance était tellement triste avec la pandémie et un début d’hiver gris et pluvieux, que les deux artistes ont privilégié les couleurs vives et les photos où leurs modèles souriaient, afin de «remettre de la lumière et un peu de joie dans le quartier».

Des citations ont également été extraites des conversations entre Katya et les participants et ont été ajoutées à la main sur les œuvres.

Lors de ses rencontres, Katya en a profité pour prendre les courriels des participants afin de leur livrer en personne une copie de leur portrait.

«Je ne me rendais pas compte qu’on entrait dans la vie des personnes qui partageaient un moment. J’avais l’impression qu’on prenait beaucoup de ces personnes, mais il y a comme une espèce d’échange auquel je n’avais pas pensé. Je n’avais pas réalisé que cela leur faisait plaisir à eux aussi de participer à ce projet», admet Marin.

Si certaines œuvres sont exposées dans les vitrines des maisons de la culture et des commerces, d’autres sont directement affichées sur les murs des bâtiments de la rue Ontario, les exposant aux intempéries, ce qui donne tout son sens à l’aspect éphémère du projet.

Les commerces participants sont Le Bièrologue, Hoche Café, Gerry’s Delicatessen, Chico, Rose Bouddha, Méga Vrac, ainsi que Kawa et Garo.

Les œuvres sont également disponibles sur la page Instagram portraitsdhochelaga.

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