Soutenez

Pandémie: bond des échecs au deuxième cycle du secondaire

La pandémie a entraîné une augmentation des échecs parmi les élèves au deuxième cycle du secondaire, à l’école un jour sur deux, selon les résultats préliminaires d’un coup de sonde mené auprès des directions d’écoles publiques de la région de Montréal.

Les écoles avaient jusqu’au 5 février pour rendre les premiers bulletins des élèves montréalais depuis le début de la pandémie.

Si le taux d’échec n’a pas beaucoup changé au primaire et pour le premier cycle du secondaire, il a augmenté à partir de la 3e secondaire, selon les premiers échos qu’a pu obtenir l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (AMDES) auprès de ses membres.

«Ce sont des données encore très fragmentaires […],  mais on voit un écart avec la réussite habituelle à partir de la troisième secondaire, les niveaux où les élèves vont en classe un jour sur deux », note la présidente de l’AMDES, Kathleen Legault.

Des réussites fragiles

Au primaire et au premier cycle du secondaire, les taux de réussite restent stables.

Les résultats d’un échantillon de quelques établissements du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSSPÎ) montrent même qu’ils sont supérieurs aux années antérieures dans certaines écoles et dans certaines matières.

«On constate toutefois une baisse en mathématiques», écrit dans un courriel Valérie Biron, directrice des services corporatifs et des communications au CSSPÎ. Derrière les chiffres, il y a des élèves en difficulté, reconnaît Mme Biron.

«Les élèves forts restent forts et les élèves faibles restent en échec, mais il y a des élèves entre les deux dont la réussite a été fragilisée par la pandémie», explique Mme Legault.

Certaines écoles des milieux plus défavorisés sont plus touchées que les autres, mentionne-t-elle.

Elle explique que certains élèves n’avaient pas accès à la technologie au printemps. Ils demeurent coincés dans de très petits logements, sans endroit tranquille pour étudier.

Les directions d’écoles sont en recrutement pour offrir tutorat pour ces élèves, entre autres via la plateforme «Soyez présents» du gouvernement du Québec.

«Les résultats du premier bulletin ont confirmé quels élèves devaient être ciblés», mentionne Mme Legault.

Au moment d’écrire ces lignes, le Centre de services scolaire de Montréal n’avait pas répondu à nos demandes d’information.

Soutenez

Programme BLUES: le nombre d’étudiants double à Calixa-Lavallée

Une quarantaine d’élèves, deux fois plus que l’année dernière, ont montré des symptômes dépressifs dans un test de dépistage du programme BLUES mené auprès de la totalité des étudiants de secondaire 3 à l’école Calixa-Lavallée.

Pour Vincent Courtemanche et Magaly Huaracha, psychoéducateurs à l’école de Montréal-Nord, cette augmentation était à prévoir.

«La motivation scolaire est plus difficile, on voit plus d’absentéisme. L’anxiété de performance, le stress, la panique, tout ça se multiplie dans le contexte et affecte la concentration des jeunes. Une jeune fille a perdu trois membres de sa famille au COVID-19, elle est à l’école aujourd’hui»– Magaly Huaracha

«Certains élèves ont plus de difficulté d’adaptation en raison de leur situation socio-économique. La pandémie augmente encore d’un cran ces difficultés», affirme M. Courtemanche.

D’après les deux psychoéducateurs, leurs étudiants sont bien outillés avec le programme d’intervention qui fait ses preuves depuis 5 ans à l’école Calixa-Lavallée.

D’origine américaine, le programme traduit et adapté au Québec par l’organisme Boscoville offre des résultats enviables aux écoles qui en font usage. «La démarche BLUES réduit de 6 à 8 fois les risques de faire une dépression sévère», affirme Jessica Comeau Audigé, responsable du programme.

Jeunes invisibles

L’étape du dépistage est primordiale dans le processus d’intervention : aucun jeune n’est laissé à lui-même. «On remet à tous les jeunes de secondaire 3 un formulaire à remplir qui vise à évaluer sa condition psychologique. Si on ne faisait pas cela, personne ne saurait que plusieurs souffrent en silence. Ça nous permet de dénicher les cas autrement invisibles», affirme Magaly Huaracha.

Six cohortes de 6-7 élèves ont été assemblées avec les jeunes à risque de développer une dépression. Au cours de six ateliers de 1h15, les élèves participent à des activités visant à les outiller à affronter leur situation.

«C’est une approche cognitive comportementale. On amène nos jeunes à changer leurs pensées négatives en leur montrant à voir les choses différemment. Ces jeunes-là n’ont souvent pas d’endroits où s’exprimer ouvertement», affirme Mme. Huaracha.

«On veut qu’ils agissent sur leurs pensées et leurs comportements, qu’ils se réactivent en faisant des choses qu’ils aiment. Dans ces ateliers, les jeunes vont s’entraider en recadrant les pensées des autres», ajoute M. Coutemanche.

L’âge déterminant

Les élèves de secondaire 3 sont exclusivement visés par le programme BLUES à l’école Calixa-Lavallée. Les recherches démontreraient que l’impact d’une intervention comme celle-ci est particulièrement marqué à cet âge, selon le psychoéducateur.

«Pour tous les autres jeunes, nous avons créé un important filet de sécurité. Les parents, les enseignants, les psychoéducateurs et des organismes sociaux comme Jeunes en Tête assurent que tous les étudiants aient accès à des ressources dans ces temps difficiles», conclut Vincent Courtemanche.

En attendant le retour à la normale, les élèves de premier cycle se rendent à l’école toute la semaine alors qu’au deuxième cycle, c’est un jour sur deux. Le poids sur leurs épaules cependant, est là à temps plein.

Soutenez

Le rôle du conseiller d’orientation

La majorité des commissions scolaires et des écoles privées du Québec offrent les services d’un conseiller d’orientation. Mais à qui s’adresse ce service et en quoi consiste‑t‑il exactement?

Devant plus de 4 000 formations scolaires, 1 300 métiers et professions et un nombre incalculable de sites web portant sur le sujet, il est normal qu’un jeune puisse devenir anxieux lorsqu’il doit faire un choix de formation ou de carrière!

Heureusement, il peut se tourner vers le conseiller d’orientation (c.o.) de son école pour être guidé et outillé. Mais le conseiller d’orientation peut aussi offrir du soutien à d’autres personnes.

Un guide auprès des élèves

Le conseiller d’orientation en milieu scolaire aide les élèves à développer une meilleure connaissance d’eux-mêmes, notamment en les invitant à porter attention à leurs traits de personnalité, leurs aptitudes, leurs valeurs et leurs intérêts, et en les accompagnant dans le choix d’une formation ou d’une profession.

Un guide auprès des enseignants et de la direction

Auprès de la direction et des enseignants, il peut aussi jouer un rôle de soutien et de conseiller, notamment lors de la mise en place de plans d’intervention, de l’implantation des contenus obligatoires en orientation scolaire et professionnelle ou encore, lors d’activités orientantes (capsules sur les métiers et professions, conférences, visites scolaires et industrielles, journées carrières, stages d’un jour).

Intervention auprès des élèves

Le c.o. intervient principalement au deuxième cycle du secondaire. Toutefois, dans certaines écoles, les jeunes commencent à le côtoyer dès le premier cycle. Le conseiller est amené à faire certaines interventions, selon les écoles.

• 1re et 2e secondaires : il peut offrir quelques présences en classe. Ses interventions visent la persévérance scolaire et la découverte de soi et des mondes scolaire et professionnel.

• 3e secondaire : en groupe ou en intervention individuelle, le c.o. accompagne les jeunes dans leur découverte de soi, intensifie les activités orientantes et sensibilise les élèves à l’importance de leurs choix de cours pour les années à venir.

• 4e et 5e secondaires : le c.o. accentue les rencontres d’orientation de groupe et, surtout, individuelles. Il aide les élèves à clarifier les éléments clés de leur identité et à préciser leurs champs d’intérêt en vue de leur inscription aux études postsecondaires. Il peut aussi, à l’occasion, faire passer des tests et les interpréter.

La rencontre individuelle

Les rencontres individuelles d’orientation commencent généralement en 4e secondaire. Toutefois, à partir de la 3e secondaire, si l’élève éprouve, par exemple, un manque de motivation à l’école, il peut demander une rencontre individuelle. Le nombre de rencontres est variable d’un élève à l’autre et dépend de ses besoins. Lorsqu’il souhaite seulement recevoir de l’information sur un programme, les rencontres sont moins nombreuses. Dans d’autres situations où, par exemple, le jeune ressent de l’anxiété face à son choix de carrière, une série de rencontres est souvent nécessaire.

Un soutien auprès des parents

Le rôle du c.o. auprès des parents consiste, notamment, à répondre à leurs questionnements à propos des choix auxquels sont confrontés les jeunes, et à fournir de l’information sur le système scolaire et sur les choix de formation.

Le c.o. peut, par exemple, organiser une soirée d’information ou demander à rencontrer personnellement les parents.

Bien que les rencontres du c.o. avec les jeunes soient confidentielles, les parents peuvent partager leurs inquiétudes avec cet expert.

Ultimement, son but est d’aider les parents à demeurer ouverts aux projets et aux remises en question de leur enfant, tout en les invitant à être présents et disponibles pour l’accompagner dans ses démarches.

Cet article a été écrit par Amélie Cournoyer pour Alloprof Parents. La révision scientifique a été assurée par Mireille Moisan, conseillère d’orientation.


Soutenez

Des milliers d’étudiants sont attendus en ligne aujourd’hui

Près de 5 000 formations professionnelles, collégiales et universitaires seront présentées en ligne au Salon virtuel de l’étudiant du 29 octobre au 6 novembre 2020.

Organisé par L’Événement Carrières, ce salon s’adresse aux étudiants du Québec de 13 à 25 ans qui désirent s’informer sur les formations proposées par les établissements du Québec.

«De toute évidence, le contexte actuel de la COVID-19 amène les jeunes à se questionner sur le choix de carrière qu’ils devront faire. Ce salon est l’occasion à ne pas manquer pour tous ceux et celles qui désirent être informés sur les formations offertes dans de nombreux établissements du Québec,» souligne par voie de communiqué Éric Boutié, fondateur et président de L’Événement Carrières.

Les impacts de la pandémie

Comme pour l’emploi, la situation actuelle a un impact important sur l’offre de formations. En effet, certains secteurs sont en recherche de milliers d’étudiants afin de combler les besoins prévus de la société québécoise dans les prochaines années. C’est le cas des domaines de la santé et des soins aux personnes, de la chimie-biologie ou encore de l’informatique et des TI.

Ce n’est pas moins de 750 formations collégiales, 200 formations professionnelles et 4000 formations universitaires que les exposants du salon auront à offrir aux visiteurs, dans plusieurs régions du Québec.

On remarque aussi que les établissements d’enseignement ont modifié leurs façons de faire, avec plus de la moitié d’entre eux qui proposent maintenant leurs formations en ligne au lieu du format en présentiel.

Clavardage en ligne

Les 29 et 30 octobre, les visiteurs pourront discuter directement avec les exposants, par écrit ou vidéo, afin de se présenter et poser toutes leurs questions.

Les visiteurs pourront échanger avec des professionnels de certains secteurs dans le Pavillon orientation et découverte des métiers ou plusieurs exposants seront là pour présenter leur secteur, tels que le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, l’Ordre des ingénieurs du Québec et bien d’autres.

Des conférences permettront aussi aux étudiants d’assister gratuitement à de nombreuses conférences, en direct ou en rediffusion, afin de faire le plein d’informations utiles.


Pour s’inscrire, les visiteurs doivent se rendre sur le site du Salon virtuel de l’étudiant


Soutenez

Le pourcentage de jeunes vapoteurs a doublé en 2 ans

Le pourcentage de jeunes vapoteurs ayant fumé la cigarette électronique dans les 30 derniers jours a doublé en 2 ans, passant de 16,3% à 31,7%. C’est ce qu’une étude Léger, commandée par le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), a révélé.

On observe une hausse fulgurante de la consommation des produits de vapotage chez les jeunes dans les dernières années. Les vapoteurs en quête d’un «buzz» utilisent la cigarette électronique un peu comme une drogue. Le phénomène s’appelle le «dosing». Certains inhalent au point de s’évanouir ou de vomir en raison des fortes doses de nicotine.

«En tant que pédiatre dédié à la toxicomanie au Québec, j’ai siégé sur plusieurs comités consultatifs et nous n’avons jamais vu un produit créant une dépendance gagner si rapidement en popularité chez les adolescents. C’est particulièrement inquiétant», souligne par voie de communiqué le Dr Nicholas Chadi, pédiatre et clinicien-chercheur spécialisé en médecine de l’adolescence et toxicomanie, CHU Sainte-Justine, et porte-parole de la campagne. Malheureusement, la dépendance à la nicotine peut s’installer beaucoup plus rapidement chez les adolescents que chez les adultes. Ainsi après quelques semaines, voire quelques jours de vapotage, ils peuvent déjà être dépendants.»

Parlons-en

Dans le cadre d’une initiative dénonçant les dangers du vapotage chez les jeunes, le CQTS dévoile que 5% des parents pensent que leurs enfants vapotent tandis que la réalité est jusqu’à 6 fois plus grande.

Destinée aux parents, une nouvelle campagne d’information a été lancée le 5 octobre dernier par le Conseil québécois sur le tabac et la santé.

«À la lumière de ces données, il y a une réelle nécessité de débanaliser le vapotage chez les jeunes, de comprendre les risques liés à celui-ci et de réaliser que les produits sont très attirants pour eux. Nous ne voulons pas voir émerger une nouvelle génération de fumeurs, souligne par voie de communiqué Annie Papageorgiou, directrice générale du Conseil québécois sur le tabac et la santé. Nous devons mieux encadrer les produits de vapotage, en éliminant les saveurs et en contrôlant le taux de nicotine par exemple, sans oublier de sensibiliser les jeunes sur les risques liés au vapotage.»

Le CQTS rappelle aux parents qu’ils ont des outils à leur disposition pour accompagner leurs adolescents vapoteurs, dont le site www.parlonsenmaintenant.ca.

Ça aide les parents à savoir comment aborder le sujet. On les invite à regarder la vidéo avec leur jeune et à ouvrir la discussion, c’est excessivement important. – Annie Papageorgiou, directrice générale du Conseil québécois sur le tabac et la santé

Financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, cette initiative a pour objectif de sensibiliser les parents à l’impact de la vapoteuse sur la santé des jeunes et le risque de développer des dépendances importantes à la nicotine, et de les orienter vers des outils pour les aider à discuter avec leurs jeunes.


Soutenez

Le harcèlement en ligne réduit les jeunes filles au silence

Le 5 octobre, l’organisation internationale de défense des droits de l’enfant, Plan International Canada, a publié les résultats d’une enquête mondiale menée auprès de 14 000 filles âgées de 15 à 25 ans dans 22 pays, dont 1 002 étaient canadiennes, qui montrent que plus de la moitié (58%) ont été victimes d’abus ou de harcèlement en ligne.

Au Canada, les chiffres sont encore plus élevés: 62%.

Le rapport, intitulé Free to be online? Girls’ and young women’s experiences of online harassment (libres d’être en ligne: comment les filles et les jeunes femmes subissent du harcèlement en ligne), montre l’importance des réseaux sociaux dans la vie des jeunes et comment l’abus en ligne prive les filles de leur autonomie en les excluant d’un espace largement utilisé pour le militantisme, le divertissement, l’apprentissage, et pour rester en contact avec leurs amis et leur famille.

6 filles interrogées sur 10 au Canada ont été victimes d’abus et de harcèlement en ligne.

«Compte tenu de l’importance vitale d’Internet pendant la pandémie actuelle, en particulier du fait que de plus en plus de filles ont accès à Internet dans le monde, il est évident qu’il faudrait faire davantage pour autonomiser les filles et sécuriser les espaces en ligne», a déclaré par voie de communiqué Lindsay Glassco, présidente-directrice générale de Plan International Canada. «Les filles ont le droit de s’exprimer et de prendre part à la vie publique. Ces plateformes existent pour que leurs voix soient entendues, et non réduites au silence. Le harcèlement en ligne a des effets dévastateurs sur la capacité des filles à participer à des discussions importantes et sur leur confiance en elles pour partager leurs points de vue et leurs idées sur les plateformes de réseaux sociaux, et il crée une atmosphère de crainte et d’anxiété qui peut conduire à l’automutilation».

Peu de moyens pour prévenir le harcèlement virtuel

L’étude de Plan International Canada, la plus vaste du genre, a révélé que les filles qui utilisent les réseaux sociaux, dans les pays à revenu élevé comme dans les pays à faible revenu, sont régulièrement victimes de messages explicites, de photos pornographiques, de traque en ligne et d’autres formes d’abus inquiétants. Les outils de signalement actuels proposés par les plateformes de réseaux sociaux ne font pas assez pour prévenir le harcèlement et les abus en ligne.

«Les entreprises de réseaux sociaux doivent s’engager à faire davantage pour protéger les filles contre les abus en ligne afin de leur garantir un accès égal à ces précieuses plateformes», a affirmé dans un communiqué Ramandeep, jeune ambassadeur âgé de 15 ans de Plan International Canada. «Il reste encore beaucoup à faire pour éliminer complètement les abus en ligne.»

Des moyens drastiques

Pour éviter le harcèlement en ligne, 19% des filles interrogées au Canada ont déclaré qu’elles cesseraient de publier des contenus qui expriment leur opinion. 8% ont déclaré qu’elles quitteraient la plateforme sur laquelle elles ont été victimes de harcèlement. Près de la moitié des filles et des jeunes femmes interrogées (48%) choisiraient d’ignorer le harcèlement, tandis que 37% choisiraient de signaler/bloquer le harceleur ou d’augmenter leur niveau de protection de la vie privée. Si les plateformes de réseaux sociaux offrent certaines solutions techniques, notamment des mécanismes de signalement et d’escalade, et surveillent les contenus sur leurs plateformes, des modifications substantielles doivent être mises en oeuvre pour mieux protéger les filles.

Un appel à l’action

Plan International Canada appelle les plateformes de réseaux sociaux à prendre des mesures pour mettre fin au harcèlement en ligne, notamment en créant des mécanismes de signalement plus efficaces et plus accessibles, et en renforçant les moyens de surveillance afin d’identifier et de réagir à la cyberintimidation et au harcèlement en ligne.

Plus important encore, Plan International Canada encourage ces plateformes à travailler avec les filles et les femmes pour créer des politiques et des solutions techniques à la violence en ligne. Plus de la moitié des filles interrogées au Canada pensent que les entreprises de réseaux sociaux devraient faire davantage pour lutter contre ces problèmes sur leurs plateformes. Des filles du monde entier ont écrit une lettre ouverte à Facebook, Instagram, TikTok et Twitter, leur demandant de créer des outils plus efficaces pour signaler les abus et le harcèlement. Les personnes qui soutiennent cet appel à l’action au Canada sont invitées à lire et à signer cette lettre, qui exhortera les géants des réseaux sociaux à apporter des changements significatifs et à rendre les espaces en ligne plus sûrs pour tous.

Le 11 octobre, tout le monde est invité à prendre part aux conversations de Plan International Canada pour la Journée internationale de la fille. Rendez-vous sur Facebook, Twitter et Instagram.


Soutenez

Trouble d’apprentissage : qu’est-ce que la dysphasie?

Un enfant qui vit avec une dysphasie éprouve des problèmes de communication orale et, souvent, écrite. Bien que ce trouble n’ait aucun impact sur l’intelligence, il peut compliquer la période des devoirs.

Vivre avec la dysphasie comporte son lot de défis. Heureusement, grâce à un suivi adéquat et à quelques trucs, il est possible d’accéder à la réussite scolaire. Voici donc quelques pistes de solution pour aider votre enfant à mieux composer avec ce trouble.

Comprendre la dysphasie

La dysphasie est un trouble du développement du langage qui nuit à la communication verbale. Tout comme les autres DYS (dyslexie, dyspraxie, etc.), elle n’a rien à voir avec l’intelligence. Causée par une dysfonction cérébrale, elle pose essentiellement des problèmes au niveau de l’expression et de la compréhension orale. Cependant, elle peut aussi toucher d’autres fonctions comme :

  • la planification;
  • l’organisation;
  • la motricité fine et globale;
  • l’attention.

Reconnaître les symptômes liés à la compréhension orale

Parce qu’elles sont nombreuses, les manifestations de la dysphasie sont difficiles à répertorier et à énumérer. Et même si seul un spécialiste est en mesure de rendre un diagnostic, voici tout de même quelques signes à ne pas négliger en lien avec la compréhension orale :

  • un vocabulaire moins riche;
  • une mauvaise interprétation des mots abstraits (ex. : semblable, la plupart, etc.);
  • une certaine difficulté à reconnaître le sens des mots interrogatifs (ex. : où, quand, comment, etc.);
  • une difficulté à comprendre les mots qui désignent le temps et l’espace (ex. : en haut, en bas, à gauche, à droite, etc.);
  • et une difficulté à comprendre les nuances.

Reconnaître les symptômes liés à l’expression du langage

Du côté de l’expression du langage, il est possible de remarquer certains symptômes comme :

  • un problème d’articulation et de débit;
  • une tendance à choisir les mauvais mots pour exprimer une idée;
  • une difficulté à construire des phrases;
  • et une mauvaise prononciation des mots.

Chez l’enfant dysphasique, il est également possible de noter :

  • une surutilisation des mots de remplissage (ex. : ça, chose, affaire, etc.);
  • beaucoup d’hésitations lorsqu’il parle;
  • et une mauvaise utilisation des mots de liaison.

Demander une évaluation

Si vous remarquez que votre enfant a quelques difficultés à s’exprimer ou à comprendre ce qu’il lit, vous pouvez en discuter avec son éducateur, son enseignant ou avec nos professionnels. 

Grâce à leur expertise, vous pourrez obtenir quelques exercices à faire avec votre jeune à la maison, afin de l’aider à progresser. Cependant, si les difficultés persistent (généralement plus de 18 mois), il peut être utile de discuter avec un spécialiste. Celui-ci pourrait alors : 

  • poser un diagnostic de dysphasie;
  • aider à cibler les besoins de votre enfant;
  • suggérer la mise en place un plan d’intervention adapté;
  • et diriger votre enfant vers les bons intervenants.

Trouver des trucs pour faciliter la période des devoirs

Puisque la dysphasie peut rendre un peu plus complexe la compréhension de certaines consignes, et même complexifier l’organisation des tâches, vous pouvez essayer de :

  • lire les consignes à haute voix et faire des pauses entre chaque phrase;
  • utiliser un vocabulaire simple;
  • faire des phrases courtes;
  • mimer les actions;
  • utiliser un pictogramme;
  • déterminer chaque étape de la tâche à réaliser;
  • prioriser ses actions;
  • et faire une liste à cocher. 

Cet article a été écrit par Marie-Ève Cloutier pour Alloprof Parents. La révision scientifique a été assurée par Sabah Meziane, orthophoniste.


Soutenez

Journée du numérique en éducation: un événement qui tombe à point!

Pour une deuxième année consécutive, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur organise la Journée du numérique en éducation pour permettre aux enseignants et aux professionnels de l’éducation de se familiariser davantage avec le numérique et d’échanger sur le sujet.

Cette année, en raison de la pandémie de la COVID-19, cet événement prend un tout autre sens et portera encore mieux son nom puisqu’il se déroulera entièrement en ligne, le vendredi 13 novembre 2020.

La Journée du numérique en éducation est destinée à l’ensemble du personnel des établissements scolaires, que ce soit celui des écoles publiques, privées ou des organisations autochtones en éducation. Des ateliers seront offerts à distance pour permettre à ces professionnels de l’éducation de se former à l’utilisation pédagogique du numérique et de partager des pratiques professionnelles innovantes. À la fin de la journée, ils seront mieux outillés pour prodiguer un enseignement à distance de qualité et pour réaliser de nouveaux projets stimulants dans leur école.

Rappelons que cet événement découle du Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur. L’an dernier, près de 500 enseignants et professionnels du milieu de l’éducation ont pu poursuivre leur réflexion et discuter avec leurs collègues lors de cette Journée. Elle leur a permis de participer à des ateliers théoriques et pratiques hautement éducatifs. Ils y ont découvert les possibilités qu’offre le numérique comme valeur ajoutée à l’enseignement et à l’apprentissage pour favoriser la réussite des élèves. Dans le contexte actuel, cette Journée du numérique en éducation va bien au-delà de la valeur ajoutée; elle est essentielle pour aider les professionnels de l’éducation à développer leur méthode d’enseignement numérique et ainsi s’adapter à la nouvelle réalité.

Du soutien pour les professionnels de l’éducation

Soulignons que, tout au long de l’année, les enseignants et les professionnels peuvent obtenir du soutien et de l’accompagnement du RÉCIT. Il s’agit d’un réseau qui regroupe plus de 200 personnes-ressources et qui axe ses activités sur le développement des compétences des élèves par l’intégration des technologies.


Soutenez

Muscler ses neurones en s’amusant grâce aux jeux éducatifs

Pendant longtemps, les scientifiques ont cru que le cerveau commençait à perdre ses neurones dès l’âge de 25 ans. On sait aujourd’hui que cette affirmation est fausse. Des chercheurs suédois ont confirmé en 2013 que de nouveaux neurones continuaient à se former, notamment dans l’hippocampe. Le vieillissement cognitif est plutôt lié à la non-utilisation de ses ressources. Le cerveau est comme un muscle; il est nourri par le changement et atrophié par l’inactivité. L’entraînement stimule les jeunes neurones à s’intégrer dans les circuits cérébraux pour établir de nouvelles connexions. Il est donc de rigueur de le garder actif, par les jeux éducatifs par exemple…

Gilles Bergeron est à la fois un spécialiste de la psychologie cognitive et un passionné des jeux éducatifs. Il a élaboré le programme cerveaux actifs (cerveauxactifs.com) pour tous ceux qui souhaitent stimuler leur matière grise de façon ludique. Ce créateur de jeux ne cesse de se creuser les méninges pour faire travailler celles des autres.

En février 2020, il publie le livre Cerveaux actifs Le grand livre qui comprend 285 jeux stimulants, aux éditions Bravo!. Ce livre de jeux unique en son genre a su conquérir les jeunes et les moins jeunes. Il a été un divertissement quotidien pour beaucoup pendant le confinement et s’est vendu à près de 40 000 exemplaires en 6 mois.

Des ateliers pour les 50 ans et plus

Parallèlement, M. Bergeron a élaboré un programme d’ateliers Cerveaux actifs qui s’adresse plus particulièrement aux personnes de 50 ans et plus. Adepte de codes secrets, de rébus et d’énigmes, il sait combien il est important de s’amuser pour bien stimuler son cerveau. Retraitée du réseau de la santé et des services sociaux, Lise Harbec, la conjointe de Gilles Bergeron, partage avec lui le plaisir des jeux éducatifs et a participé à l’élaboration du programme Cerveaux actifs et prend également part à l’animation des ateliers et à la formation d’animateurs.

Tome 2

Après le succès fulgurant du premier tome de Cerveaux actifs, Gilles Bergeron revient avec un nouvel ouvrage aux couleurs du Québec. Depuis le 16 septembre, on peut trouver les 140 jeux stimulants du livre Cerveaux actifs spécial Québec sur les tablettes des librairies. Aussi publié aux éditions Bravo!, ce nouveau livre s’adresse à tous les Québécois qui veulent entretenir leurs facultés cérébrales de façon ludique tout en testant leurs connaissances sur la Belle Province.

Jeux de logique, casse-têtes, jeux d’observation, devinettes et bien d’autres sont proposés dans ce tome aux couleurs d’ici! Une dimension plus locale a été ajoutée à ce nouvel opus avec diverses références qui font écho à notre culture: énigmes avec le nom des grandes villes du Québec, mets traditionnels, citations et expressions québécoises.

Le livre Cerveaux actifs - Le grand livre

Cerveaux actifs Le grand livre, 20$, aux éditions Bravo!

Le livre Cerveaux actifs Spécial Québec

Cerveaux actifs Spécial Québec, 17$, aux éditions Bravo!


Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.