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«Longue vie aux tannants!»: la campagne qui veut vous surprendre

La Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants (le Children) a lancé cette semaine un grand appel aux dons. Cette campagne, intitulée «Longue vie aux tannants !», s’éloigne de ce qui est proposé habituellement dans le domaine de la santé. Analyse.

En entrevue avec Métro, Renée Vézina, présidente de la Fondation du Children, ne pourrait pas être plus enthousiaste de lancer sa campagne «Longue vie aux tannants!».

«Un enfant tannant est un enfant en santé, explique-t-elle. On a parlé avec des parents, des médecins. On voulait quelque chose qui vienne frapper l’imaginaire des Québécois et qui se concentre sur l’aspect positif de la guérison.» 

D’autant qu’il s’agit de la première campagne solo en 28 ans pour le Children. Et celle-ci a un objectif sans précédent: amasser 200 M$ pour soutenir l’innovation en recherche pédiatrique, en soins de santé et en enseignement. 

«Les médecins nous le disent: si les enfants sautent sur les sofas dans les salles d’attente, ça veut dire qu’ils ne sont pas si malades! (Rires)» -Renée Vézina, présidente du Children 

Santé et dons, un univers très compétitif

S’il est aussi essentiel de se démarquer dans le domaine philanthropique en santé, c’est que la compétition est féroce. Il y a beaucoup de fondations pour enfants, indique Mme Vézina. 

Il fallait donc quelque chose «qui touche droit au cœur», dit-elle. 

Pour Caroline Lacroix, experte en communication marketing et professeure à l’UQAM, la stratégie déployée est excellente. Et ce, grâce à un insight «fort», dit-elle, c’est-à-dire en jargon marketing: la capacité à venir toucher les croyances ou les attitudes d’un consommateur. 

«Plus une personne va être interpellée, plus elle va être engagée. Et donc, plus elle va avoir l’intention de faire un don.» -Caroline Lacroix, experte en communication marketing

L’experte estime également que la campagne se distingue de ce que l’on voit habituellement en santé où l’accent est plutôt mis sur la manière dont on va améliorer la condition de la personne. 

«Alors qu’ici, ça montre c’est quoi un enfant. S’il est tannant, il est en santé. Ça touche une corde chez tous les parents. Moi-même, étant mère, la vidéo est venue me chercher», explique-t-elle à Métro

Un fort potentiel de portée virale

Même son de cloche du côté de Daniel Lépine, président de Lépine Marketing. Pour cet expert, les vidéos sont un excellent moyen d’entrer en contact avec les gens sur le plan émotionnel. 

«Je crois que cette vidéo a le potentiel d’avoir une belle portée virale. L’émotion, surtout l’humour, est un grand moteur de partage social.» -Daniel Lépine, expert en marketing 

S’il aurait quand même un peu raccourci le segment triste et dramatique, M. Lépine ne peut que saluer la «montagne russe d’émotions» que fait vivre la vidéo en deux minutes et demie. 

«J’aime beaucoup le choix d’une petite fille énergique et moins stéréotypée pour jouer le rôle principal. On s’attache rapidement au personnage, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour la cause», estime-t-il.  

Selon lui, le concept est fort et parle aussi bien aux parents qu’au reste du monde, puisque tout le monde connaît un enfant «tannant» et peut faire des associations et des liens dans sa propre vie. 

Est-ce que cela suffira pour que les dons abondent? Cela reste à voir. 

«Aujourd’hui, on le sait: ça prend de la répétition, dit M. Lépine. Il faut voir quelque chose de 7 à 10 fois pour que les gens passent à l’action.»


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Lancement du bracelet Lexie en soutien à Opération Enfant Soleil

Pour une troisième année consécutive, Bizou et Familiprix s’associent à Opération Enfant Soleil en offrant le bracelet Lexie où tous les profits seront remis à la cause des enfants malades.

L’histoire de Lexie

Ayant été interpellé par l’histoire d’un des Enfants Soleil, Bizou a conçu le bracelet en l’honneur de Lexie Gendron. Âgée de cinq ans et originaire de Lévis, la petite est atteinte d’amyotrophie spinale de type 2. Cette maladie dégénérative rare attaque les cellules nerveuses. Depuis 2019, la petite Lexie reçoit un traitement qui améliore sa mobilité et lui permet de faire d’importants progrès. D’ailleurs, elle peut à nouveau marcher sans aide. Son histoire offre un réel espoir à plusieurs familles faisant partie du regroupement de l’organisme d’Opération Enfant Soleil.

Le bracelet Lexie

Le style intemporel et délicat du bracelet Lexie lui permettra de traverser le temps. Les perles naturelles, la petite chaîne dorée ainsi que la breloque à l’effigie d’Opération Enfant Soleil s’harmonisent merveilleusement. On l’adopte pour ajouter du style à nos tenues des fêtes ou en tant qu’idées-cadeaux à glisser dans le bas de Noël, tout en se rappelant la bonne action associée à l’achat.

Le bracelet Lexie sera vendu en édition limitée à partir du 5 novembre au coût de 10$. Il sera offert dans tout le réseau des boutiques Bizou ainsi que dans les pharmacies affiliées à Familiprix du Québec et du Nouveau-Brunswick.

L’achat du bracelet aidera à soutenir le développement d’une pédiatrie de qualité et offrira un vent d’espoir et de lumières dans les familles de tous les Enfants Soleil de la province de Québec.


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Trouble d’apprentissage : qu’est-ce que la dysphasie?

Un enfant qui vit avec une dysphasie éprouve des problèmes de communication orale et, souvent, écrite. Bien que ce trouble n’ait aucun impact sur l’intelligence, il peut compliquer la période des devoirs.

Vivre avec la dysphasie comporte son lot de défis. Heureusement, grâce à un suivi adéquat et à quelques trucs, il est possible d’accéder à la réussite scolaire. Voici donc quelques pistes de solution pour aider votre enfant à mieux composer avec ce trouble.

Comprendre la dysphasie

La dysphasie est un trouble du développement du langage qui nuit à la communication verbale. Tout comme les autres DYS (dyslexie, dyspraxie, etc.), elle n’a rien à voir avec l’intelligence. Causée par une dysfonction cérébrale, elle pose essentiellement des problèmes au niveau de l’expression et de la compréhension orale. Cependant, elle peut aussi toucher d’autres fonctions comme :

  • la planification;
  • l’organisation;
  • la motricité fine et globale;
  • l’attention.

Reconnaître les symptômes liés à la compréhension orale

Parce qu’elles sont nombreuses, les manifestations de la dysphasie sont difficiles à répertorier et à énumérer. Et même si seul un spécialiste est en mesure de rendre un diagnostic, voici tout de même quelques signes à ne pas négliger en lien avec la compréhension orale :

  • un vocabulaire moins riche;
  • une mauvaise interprétation des mots abstraits (ex. : semblable, la plupart, etc.);
  • une certaine difficulté à reconnaître le sens des mots interrogatifs (ex. : où, quand, comment, etc.);
  • une difficulté à comprendre les mots qui désignent le temps et l’espace (ex. : en haut, en bas, à gauche, à droite, etc.);
  • et une difficulté à comprendre les nuances.

Reconnaître les symptômes liés à l’expression du langage

Du côté de l’expression du langage, il est possible de remarquer certains symptômes comme :

  • un problème d’articulation et de débit;
  • une tendance à choisir les mauvais mots pour exprimer une idée;
  • une difficulté à construire des phrases;
  • et une mauvaise prononciation des mots.

Chez l’enfant dysphasique, il est également possible de noter :

  • une surutilisation des mots de remplissage (ex. : ça, chose, affaire, etc.);
  • beaucoup d’hésitations lorsqu’il parle;
  • et une mauvaise utilisation des mots de liaison.

Demander une évaluation

Si vous remarquez que votre enfant a quelques difficultés à s’exprimer ou à comprendre ce qu’il lit, vous pouvez en discuter avec son éducateur, son enseignant ou avec nos professionnels. 

Grâce à leur expertise, vous pourrez obtenir quelques exercices à faire avec votre jeune à la maison, afin de l’aider à progresser. Cependant, si les difficultés persistent (généralement plus de 18 mois), il peut être utile de discuter avec un spécialiste. Celui-ci pourrait alors : 

  • poser un diagnostic de dysphasie;
  • aider à cibler les besoins de votre enfant;
  • suggérer la mise en place un plan d’intervention adapté;
  • et diriger votre enfant vers les bons intervenants.

Trouver des trucs pour faciliter la période des devoirs

Puisque la dysphasie peut rendre un peu plus complexe la compréhension de certaines consignes, et même complexifier l’organisation des tâches, vous pouvez essayer de :

  • lire les consignes à haute voix et faire des pauses entre chaque phrase;
  • utiliser un vocabulaire simple;
  • faire des phrases courtes;
  • mimer les actions;
  • utiliser un pictogramme;
  • déterminer chaque étape de la tâche à réaliser;
  • prioriser ses actions;
  • et faire une liste à cocher. 

Cet article a été écrit par Marie-Ève Cloutier pour Alloprof Parents. La révision scientifique a été assurée par Sabah Meziane, orthophoniste.


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Préparer son enfant pour la maternelle en temps de pandémie

En raison de la pandémie, les activités de transition pour les enfants qui commencent la maternelle ne se passeront pas comme d’habitude cette année. Les parents peuvent tout de même profiter de l’été pour préparer leur tout-petit pour
son entrée à l’école.

Habituellement en mai ou en juin, les écoles organisent des visites à la maternelle pour les enfants et leurs parents. C’est l’occasion de familiariser les tout-petits avec les classes et les enseignants de la maternelle et d’informer les parents sur l’école. Cette rencontre n’aura pas lieu comme prévu cette année, mais le personnel des écoles travaille à différents scénarios pour déplacer ou remplacer cette visite et préparer la rentrée des petits nouveaux de la maternelle. Rien n’est encore fixé et les parents seront informés en temps et lieu par leur école.

Cette situation peut inquiéter les parents, «mais d’ici là, ils peuvent utiliser différentes activités de leur quotidien pour préparer leur tout-petit pour la maternelle», indique Ann-Marie Picard, directrice générale du Centre régional pour la valorisation de l’éducation, un organisme de Lanaudière voué à la persévérance scolaire.

Vivement l’autonomie!

Les parents n’ont toutefois pas à se mettre de la pression pour faire des apprentissages scolaires en montrant à leur enfant à écrire leur nom et à reconnaître des lettres et des chiffres. «Le plus important pour préparer son tout-petit, c’est de l’aider à devenir autonome», indique Solène Bourque, psychoéducatrice. Elle conseille par exemple aux parents d’habituer leur enfant à aller seul à la toilette, à s’habiller avec le moins d’aide possible, à mettre leurs souliers et à ranger leurs jouets.

«C’est aussi une bonne idée d’exercer son enfant à gérer une boîte à lunch», ajoute Maryse Rondeau, présidente de l’Association d’éducation préscolaire du Québec. L’été est d’ailleurs la saison parfaite pour faire des pique-niques dans la cour ou au parc afin de montrer à son enfant comment s’organiser avec un lunch. Comme l’autonomie d’un tout-petit de quatre ou cinq ans a des limites, il est également important de lui apprendre à faire des demandes claires et polies quand il a besoin d’aide.

Le défi des habiletés sociales

La pandémie a tenu les enfants loin de leurs amis au cours des derniers mois réduisant ainsi les occasions d’apprendre à bien s’entendre avec les autres. Bonne nouvelle toutefois, le gouvernement autorise maintenant les rassemblements extérieurs de 10 personnes et moins provenant de 3 familles différentes.

Il est donc possible pour les enfants de jouer ensemble dans une cour ou une ruelle en respectant une distance de deux mètres. Les parents devraient profiter de cet assouplissement pour permettre à leur enfant de jouer avec d’autres. Le développement d’habiletés sociales comme attendre son tour, collaborer et partager facilite la vie scolaire.

Ces habiletés se développent aussi facilement à travers la vie de famille. «Par exemple, on peut prendre l’habitude de se parler au souper des beaux moments de notre journée, dit Solène Bourque. Cela aide l’enfant à parler devant d’autres personnes et à exprimer ses idées.» Créer des moments de causerie avec son enfant peut aussi lui apprendre à tolérer des délais. «C’est l’occasion de l’aider à respecter le tour de parole des autres», poursuit Maryse Rondeau. Faire des jeux de société en famille est un autre bon moyen de pratiquer le tour de rôle.

Ann-Marie Picard suggère aussi d’impliquer son tout-petit dans certaines tâches pour lui apprendre à collaborer. On peut lui demander de l’aide pour plier du linge, mettre la table ou arroser le jardin.

Faire face à la nouveauté

L’entrée à la maternelle comporte beaucoup de nouveautés pour un enfant: nouvel environnement, nouvelles personnes autour de lui, nouvelles consignes et nouvel horaire. C’est beaucoup d’inconnu, reconnaît Solène Bourque, et ça peut causer du stress pour certains enfants. «D’autant plus que cette année, un enfant peut arriver à l’école sans jamais avoir vu sa classe ni son enseignant», dit-elle.

«Plus les parents font preuve de calme face aux complications liées à la pandémie, plus leur enfant va s’adapter facilement.» – Maryse Rondeau, présidente de l’Association d’éducation préscolaire du Québec

Pour diminuer l’inconnu et faire baisser le niveau de stress, la psychoéducatrice conseille aux parents d’amener leur tout-petit voir son école et sa cour plusieurs fois durant l’été. C’est aussi une occasion de parler avec lui de l’école et de répondre à ses questions. Maryse Rondeau ajoute que certaines équipes-écoles travaillent à créer des vidéos ou des documents avec photos pour présenter aux enfants leur classe, leur enseignant et leur école avant la rentrée.

Il y a beaucoup de nouveautés même pour les parents qui ne savent pas à quoi va ressembler une rentrée en période de pandémie. «C’est normal d’être inquiet, dit Ann-Marie Picard, mais il faut parler de ses inquiétudes entre adultes et non devant son enfant pour ne pas transmettre son stress. Les messages que l’enfant reçoit de l’école devraient être positifs. On peut par exemple lui dire qu’on est fier de le voir devenir grand pour lui montrer que commencer l’école, c’est une expérience heureuse à nos yeux.»

Se préparer aux consignes

Les parents devraient continuer de rappeler les consignes sanitaires à leur enfant: tousser dans son coude, se laver souvent les mains, se tenir à deux mètres des autres et ne pas faire de câlins aux amis. Il est aussi conseillé de faire du masque un objet plus familier en le laissant jouer avec et en l’habituant à voir ses parents en porter un, par exemple quand ils partent faire des courses.

Selon Solène Bourque, les parents n’ont toutefois pas besoin d’en faire trop. Les enseignants vont bien expliquer les règles de l’école aux élèves durant les premiers jours de classe. Ils se préparent à rendre le tout amusant, par exemple avec des chansons pour le lavage des mains de même que des danses ou des jeux pour apprendre à respecter la distanciation.

Pour rassurer les parents, la psychoéducatrice rappelle que pandémie ou pas, l’entrée à la maternelle est un événement stressant. «Mais il faut savoir que les tout-petits ont une bonne capacité d’adaptation, plus grande que celle des adultes. Ils sont moins résistants aux changements et souvent en quelques semaines, ils peuvent s’adapter à un nouvel environnement. Je reçois déjà de bons commentaires de ce qui se passe dans les écoles qui ont rouvert en région», dit-elle.

Maryse Rondeau ajoute que les milieux préscolaires travaillent fort à préparer un bel accueil aux petits de la maternelle. «Ils misent sur le jeu pour rendre la transition amusante malgré les contraintes.»

Ne pas envoyer son enfant à la maternelle en septembre?

Certains parents inquiets au sujet de la COVID-19 ou qui craignent que leur enfant vive une première expérience scolaire désagréable pourraient envisager de ne pas envoyer leur enfant à la maternelle. Les spécialistes rappellent toutefois que même si la maternelle n’est pas obligatoire, c’est une étape importante du cheminement scolaire d’un enfant. Il y apprend notamment à vivre en groupe et à suivre des consignes en plus de se préparer pour la 1ère année du primaire et tout cela se fait par le jeu. «Moi, je ferais confiance aux enseignants qui travaillent à rendre l’expérience agréable dans le contexte», assure Solène Bourque. Les parents ont aussi un rôle important à jouer pour aider leur enfant à aimer l’école. Pour réussir à l’école et avoir le goût d’y aller, l’enfant a besoin de sentir que ses parents font confiance à l’école et aux enseignants.


Cet article a été écrit par Julie Leduc.


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Coronavirus: l’apprentissage continue à la maison

Les jeunes Québécois ne retourneront pas à l’école avant le 1er mai, comme plus de 860 millions d’enfants à travers le monde, paralysé par la pandémie du coronavirus. Faut-il envisager de leur faire classe à la maison?

Même si l’instruction à domicile n’est – pour l’instant – pas imposée par le gouvernement, de nombreux parents veulent s’assurer que leurs écoliers confinés ne prennent pas de retard et occupent leurs journées de façon productive.

Pas question, pour autant, de «transformer les parents du Québec en enseignants» a annoncé le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, à l’annonce du report de la date de réouverture des établissements scolaires.

Ressources offertes

Depuis la semaine passée, la télévision publique diffuse des vidéos pédagogiques pour les élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire. Le Ministère propose également des activités éducatives optionnelles et les élèves rencontrant des difficultés scolaires bénéficieront d’un soutien particulier offert par des professionnels.

Certains établissements offrent d’ores et déjà des ressources numériques pour permettre aux parents de faire travailler leurs enfants à la maison. Trente-six commissions scolaires du Québec ont déjà mis en place des méthodes d’enseignement à distance depuis une dizaine d’années. Ces dernières vont s’avérer plus utiles que jamais.

Apprentissage

Professeur à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et codirecteur du Centre de recherche sur l’enseignement et l’apprentissage des sciences, Jean-Philippe Ayotte-Beaudet tient toutefois à rassurer les parents craignant que leurs enfants ne régressent ou n’apprennent pas assez de choses durant les semaines à venir. «Un enfant n’a pas forcément besoin d’aller à l’école pour apprendre. Cette institution permet de centraliser et d’accélérer les enseignements, mais il y a plein d’autres façons de s’éveiller, même à la maison!», explique-t-il.

Inutile, donc, de vouloir mimer à tout prix le travail des instituteurs. Ces derniers ont, de toute façon, une expertise des sciences de l’enseignement que les parents n’ont pas. Dans un contexte de confinement où les tensions peuvent vite devenir électriques, M. Ayotte-Beaudet recommande plutôt de miser sur le plaisir, le ludique et la découverte en famille.

«L’école est basée sur des apprentissages très académiques, dont les élèves se demandent parfois «à quoi ça sert», dit-il. Le confinement à la maison est l’occasion de faire des activités qui concrétisent ces connaissances. Par exemple, on peut appliquer les mathématiques à une recette de cuisine, au lieu de s’acharner sur les tables de multiplication!»

L’expert recommande des principes aux parents soucieux de stimuler leurs jeunes:

  • Être curieux avec ses enfants. «On n’est pas obligé d’avoir réponse à tout, mais on peut encourager nos jeunes à se poser des questions, à faire des expériences, et même à chercher des réponses avec eux sur internet».
  • Garder un rythme. «Même s’il est plus cool qu’en période scolaire, un horaire idéal comporte des moments de concentration et d’autres dédiés aux jeux libres. Sans oublier le temps consacré à des activités physiques».
  • Prendre le temps. «Plutôt que d’essayer d’apprendre de nouvelles choses aux élèves, je conseille plutôt de consolider et approfondir les apprentissages déjà acquis cette année».

Le professeur conseille aux parents de ne pas céder à la peur de perdre le fil du programme, mais de s’assurer que leurs enfants restent stimulés. En approfondissant une passion déjà existante, en s’adonnant à des activités créatives et en prenant aussi le temps de flâner, ces derniers traverseront la période de confinement au mieux. «N’oublions pas aussi de faire confiance à nos enseignants qui, à la rentrée, sauront rattraper le temps passé à la maison», conclut-il.

Quelques ressources pour s’éveiller à la maison:


Ce matin, Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, a annoncé la mise en ligne officielle de la plateforme Web L’école ouverte.

La plateforme offre des ressources variées permettant aux parents et aux élèves de réaliser des activités de différentes natures, et ce, dans plusieurs matières et à tous les niveaux scolaires. Ces activités, qu’elles soient scolaires, sociales ou physiques, contribueront à parfaire les connaissances et les habiletés des élèves dans nombre de domaines.

Pour accéder à la plateforme L’école ouverte: ecoleouverte.ca


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La Joujouthèque de Montréal-Nord fête ses cinq ans

Perché depuis maintenant cinq ans dans un lumineux local que lui loue gratuitement l’épicerie Maxi du boulevard Pie-IX, la Joujouthèque de Montréal-Nord va bon train. Pour une modique somme annuelle, les enfants peuvent emprunter des jouets de sa collection frôlant maintenant les 1900 items.

«Il y a toutes sortes de bonnes raisons d’offrir ce service», explique Marc Vaïs, qui gère bénévolement, depuis cinq ans, la Joujouthèque de Montréal-Nord avec sa femme Ginette Dubé.

En plus de faire valoir que d’opter pour l’emprunt de jouets au lieu de l’achat est bon pour l’environnement et permet de faire des économies, il souligne que les enfants «se fatiguent très vite avec les jouets et ont besoin d’être stimulés».

Fonctionnant comme une bibliothèque où l’on peut emprunter des jouets pendant trois semaines, ce service ne nécessite qu’un abonnement annuel de 5$. Pourtant, il ne bénéficie toujours d’aucune subvention.

Depuis son ouverture en 2014, la collection de la Joujouthèque a presque quadruplé, passant de 500 à près de 1900 jouets, grâce à de nombreux dons.

À l’époque des jeux électroniques et des écrans, le couple pense qu’il est plus que jamais pertinent d’initier les enfants au jeu physique. «Le jeu et les activités sont essentiels dans le développement de l’enfant», croit Mme Dubé qui a travaillé en éducation physique et en psychologie.

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Des jeux de société qui donnent la chair de poule pour Halloween

Pour animer la veillée d’Halloween, le fabricant de jeux de société québécois Gladius a imaginé deux nouvelles attractions aussi amusantes que terrifiantes. La salle de rédaction de Métro s’est imposé une petite pause afin de les tester pour vous, et surtout pour vos enfants !

Attaque Zombie

Le but d’une partie de Attaque Zombie est de constituer la plus grande horde de traqueurs de zombies, malgré les assauts de ces derniers. Des cartes d’attaque ou de défense permettent de mettre en place une stratégie, soit en détournant les mauvais coups des adversaires, soit en zombifiant leurs personnages pour les récupérer et faire grossir sa propre armée. Ce jeu est adapté pour 3 à 5 joueurs de 9 ans et plus.

Ce qu’on a aimé: La trame du jeu est bien pensée et les règles sont faciles à comprendre, ce qui n’est pas toujours évident quand la stratégie s’en mêle! Aussi, le graphisme des cartes est très réussi et les personnages sont attachants.

Ce qu’on a moins aimé: On aurait aimé voir davantage de personnages féminins (seulement 2 sur 14) et on conseille de jouer à 5 personnes pour que ce soit un peu plus dynamique.

jeu de société
Attaque Zombie, 17 $

La Mine Hantée

Il faut déplacer des «pierres précieuses» à travers ses labyrinthes pour venir à bout de La Mine Hantée. Les joueurs sont équipés d’un bâton aimanté pour guider les pièces dans le circuit, mais gare à celui qui manquera d’adresse ou de concentration! Ce jeu est adapté pour 1 à 2 joueurs de 7 ans et plus.

Ce qu’on a aimé: C’est un bel objet, idéal pour développer la patience et l’habileté des enfants.

Ce qu’on a moins aimé: Le jeu semble un peu trop facile et vite ennuyeux pour un enfant de 7 ans. On le conseille aux plus jeunes, dès 5 ans.

jeu de société halloween
La mine hantée, 35 $

Les Éditions québécoises Gladius imaginent, fabriquent et distribuent des jeux de société depuis 1996. Elles sont aujourd’hui le plus gros joueur de cette industrie au Canada.

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Cajou, la cuisine ludique en famille

Convaincues que la préparation des repas ne doit pas se faire au détriment du temps passé en famille, les mamans pressées Carla Beauvais, Marjorie Morin-Lapointe et Abeille Gélinas ont créé un concept destiné à inclure les enfants de 4 à 11 ans dans cette tâche: Cajou Cuisine.

La cuisine clé en main

Cajou Cuisine est un kit de cuisine livré tous les deux mois par la poste. Chaque boîte met un pays et sa culture culinaire à l’honneur. Elle comprend 4 recettes faciles, 4 fiches informatives sur le pays, 4 fiches de conseils nutritionnels, 2 activités éducatives (type coloriage), un écusson du pays à collectionner, un instrument de cuisine, un échantillon d’épices, une liste d’épicerie et une playlist conçue par la DJ Abeille Gélinas. Plus qu’à rassembler les ingrédients nécessaires et revêtir son tablier de marmiton !

Ludique, éducative et conviviale, la boîte Cajou permet aussi de transmettre de saines habitudes alimentaires aux plus jeunes. Quand on sait que 10% des jeunes Québécois souffrent d’obésité et que la malbouffe en est la première cause, montrer le bon exemple à la maison ne peut pas faire de mal.

Métro a testé…

La toute première boîte Cajou est consacrée à la cuisine haïtienne. Attrayante et colorée, elle donne envie de goûter aux saveurs promises. Les fiches techniques sont intéressantes, une carte aux trésors présente l’île d’Haïti et ses mystères, et un sachet de chips de plantain vient même occuper les papilles pendant cette découverte !

Mais ces nombreuses fiches cartonnées et petits papiers, ainsi que la boîte en carton qui les contient, sont aussi un bémol à l’heure où les familles veulent plus que jamais réduire leur quantité de déchets. Aussi, l’accessibilité de certaines recettes peut rendre sceptique. L’une d’elles, qui suggère de faire frire des tranches de plantain dans une casserole d’huile (sous la supervision d’un adulte) pourrait faire hésiter plus d’un parent.

À partir de 50$ la boite + frais de livraison (ou possibilité de cueillette à Montréal)

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