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ÔFauria, la nouvelle pâtisserie virtuelle de Christian Faure

Le chef pâtissier Christian Faure a été séduit par la pâtisserie a un très jeune âge. Accumulant les récompenses et les médailles, il obtient en 1997 le prestigieux titre du Meilleur ouvrier de France (M.O.F.).

Une fois installé au Québec, il fonde la chic Maison Christian Faure. C’est alors, au printemps dernier, que la maladie frappe de plein fouet le pâtissier, qui passe à deux doigts de la mort. Survient ensuite la COVID-19, détruisant sur son passage toute une vie de labeur acharnée.

Le chef prend donc une grande décision, celle de revenir à ses premières amours: faire de la pâtisserie. Entrevue avec un artisan de grand talent, un homme modeste et généreux, et le nouveau propriétaire de la pâtisserie ÔFauria.

Chef, comment l’idée d’ouvrir une pâtisserie 100% virtuelle vous est-elle venue?

Au départ, j’étais parti pour faire un livre de pâtisserie, un livre de souvenirs qui résume ma carrière et ma vie. Au fur et à mesure qu’on avançait dans la prise de photos, je me suis dit : «Pourquoi je ne proposerais pas de nouveaux produits, faits par moi-même, à mes amis, à mes clients?»

Un pur moment d’inspiration?

J’ai eu un gros problème de santé le printemps dernier, je vois un petit peu la vie différemment maintenant. Bien entendu, mon plan de retraite est tombé à l’eau avec la COVID-19. On essuie plus de 85% de pertes en affaires à l’heure actuelle. Donc, j’ai bifurqué de l’idée d’écrire un livre à celle de faire des pâtisseries et à les livrer directement à mes clients. Ça a du bon, comme dans toutes les situations, parce qu’aujourd’hui, non seulement je me fais plaisir, mais en plus de ça on sert du frais, on sert du bon.

Depuis quand offrez-vous ce service?

ÔFauria, ça fait deux mois que c’est ouvert. C’est uniquement de la vente en ligne. On va peut-être ouvrir un magasin après le confinement quand tout ça sera fini, on verra. Puis c’est bien en ligne, car, en un seul clic, vous avez trois-quatre plats qui arrivent directement à la maison. Dimanche dernier, j’ai fait un koulibiac de saumon à des Lavallois et ils m’ont demandé si je pouvais livrer pour six heures. Eh bien, à six heures, tout était chaud, prêt à être déposé sur la table.

À qui cela s’adresse-t-il?

ÔFauria, ça s’adresse à tout le monde, à tous les amateurs de bonnes pâtisseries. Parce que le but du jeu, ce n’est pas de monter une multinationale, le but du jeu, c’est de faire des clients contents. Actuellement, je m’amuse à livrer gratuitement les pâtisseries moi-même. Je me mets un nombre restreint de clients tous les jours et puis je livre!

Si je comprends bien, les pâtisseries cuisinées sont livrées le jour même?

J’ai toujours plaisir à dire que quand on livre, c’est le client qui attend son gâteau et non pas le gâteau qui attend son client. Il est là, pendant des heures, dans un étalage en espérant voir un client venir pour le prendre. Ce pauvre gâteau qu’on est obligé de bourrer de gélatine pour le maintenir en vie, en attendant que le client vienne le chercher, ben là non! Par exemple, aujourd’hui, je fais des Saint-Honoré. La pâte à chou a été cuite ce matin, la chantilly va être montée à trois heures de l’après-midi et puis je vais aller le livrer pour qu’il soit mangé à quatre heures.

Comment parvenez-vous à tout faire?

Pour l’instant, je n’ai pas beaucoup de clients, alors je peux me permettre de livrer moi-même en plus de faire les pâtisseries. En plus, j’ai monté un petit laboratoire qui n’est pas bien loin de chez moi. Donc, comme ça, ça va tout seul! Les conditions sont idéales pour faire une dizaine de commandes tous les jours. En ce qui concerne la gamme de bûches de Noël, on va la faire en quantité limitée, mais on va produire de bonnes choses, et le jour même. On va tâcher de les distribuer ou on va faire des points de pick-up.

Une pointe de quiche au saumon accompagnée de tomates cerises

Vous semblez accorder beaucoup d’importance à la fraîcheur…

La pâtisserie, c’est du bonheur! Si ce n’est pas bon, la pâtisserie qu’on mange, le bonheur, il tourne au cauchemar. Autant ne pas en faire si ce n’est pas bon. Si ça a le mérite d’être fait, ça a le mérite d’être bien fait. Et si ça a le mérite d’être bien fait, eh bien ça a le mérite d’être parfait. C’est comme ça que je suis arrivé au titre de Meilleur ouvrier de France. C’est la quête de la perfection. Chose qu’on ne peut plus faire aujourd’hui en entreprise.

J’ai été malheureux dans mes anciennes affaires à la Maison Christian Faure où je devais gérer des après-midis avec des comptables, me battre avec des banquiers, où j’avais une centaine d’employés et leurs egos à gérer et des ressources humaines qui n’ont rien d’humain, et on s’éloigne de notre but premier qui est de régaler le client. On devient des chefs d’entreprise, on ne devient pas des pâtissiers, on n’est plus des artisans, on perd cette fibre.

Quel type de pâtisserie proposez-vous à vos clients chez ÔFauria?

C’est ma pâtisserie, alors c’est certain que c’est classique. Je ne suis pas un Michalak de la pâtisserie qui va venir dépoussiérer les vieux classiques. J’aime la pâtisserie de tradition. Et dans tradition, il y a le verbe tradere qui signifie transmettre. On est dans une région froide, il va commencer à faire froid, alors quand on va manger une bonne tarte Tatin tiède avec peut-être une crème chantilly ou une glace vanille, ben ça, c’est du bonheur! On ne va pas réinventer la roue. C’est sûr que pour les bûches de Noël, on fera quelque chose d’un peu plus moderne, d’un peu plus léger.

On arrive à faire une pâtisserie qui soit haut de gamme et qui soit la meilleure possible. C’est du bonheur, la pâtisserie! On n’a pas besoin de pâtisseries pour survivre, on a besoin de pâtisseries pour se faire plaisir.

Les commandes peuvent être effectuées en tout temps sur ofauria.com. Livraison du jeudi au dimanche, par le chef lui-même.


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La pandémie fait peur aux magasins d’Halloween

La chose la plus effrayante à propos de cette Halloween, c’est à quel point elle sera calme. Cela est particulièrement vrai pour les magasins de costumes et les détaillants éphémères dont les ventes ont chuté en raison des restrictions gouvernementales.

Même si le gouvernement du Québec n’a pas annulé la traditionnelle chasse aux bonbons, les parents sont naturellement inquiets à l’idée d’envoyer leurs jeunes enfants dans la rue le 31 octobre.

Les magasins spécialisés en souffrent

Et avec l’annulation des grandes fêtes d’Halloween dans les boîtes de nuit et les bars, beaucoup choisissent de célébrer la soirée à l’intérieur (ou pas du tout). Les entreprises qui comptent sur des ventes élevées à cette période de l’année ressentent le pincement financier.

Chez Oya Costumes, l’Halloween est généralement la période la plus achalandée de l’année. Dernièrement, cependant, les affaires n’ont pas été comme d’habitude.

«Nous espérons une remontée à l’approche du 31, mais nous ressentons le coup», a déclaré Faten Hodroge, propriétaire du magasin de Verdun. «Et ce n’est pas seulement nous. Nous souffrons tous. »

La boutique se remet encore des conséquences d’un été lent qui est traditionnellement rempli de clients à la recherche de costumes élaborés pour des événements majeurs tels que Comic-Con et Osheaga. L’Halloween représentant environ les trois quarts de ses revenus annuels, elle espérait une petite remontée. Mais à mesure que la date approche, ce sentiment d’espoir semble de moins en moins atteignable.

Heureusement, la propriétaire note que ses costumes pour enfants se vendent rapidement, car les parents déguisent toujours leurs enfants pour l’école.

«Mais bien que les affaires pour les enfants aient été aussi fortes que les années précédentes, cela ne compense pas totalement le fait que nos ventes pour les adultes ont baissé de plus de 50%», a-t-elle expliqué.

Oya Costumes n’est pas la seule entreprise à connaître une forte baisse de ses ventes.

«Les magasins comme le mien comptent sur Halloween», a déclaré Marc Choran, propriétaire de la boutique de fête Giggles. «Je n’aurais jamais pensé que la pandémie nous toucherait autant qu’elle l’a fait.»

M. Choran ouvre habituellement quatre boutiques éphémères dans la ville, en plus de son emplacement principal à LaSalle. Mais cette année, il n’en ouvre qu’un seul.

Pendant ce temps, Au Bal Masqué de Lachine se débrouille, ne serait-ce que grâce au soutien des résidents locaux.

«Notre boutique est profondément ancrée dans le quartier», a déclaré la copropriétaire Janie St-Pierre. «Nous sommes ici depuis des années et nous entretenons des liens étroits avec nos clients. Sans eux, je ne sais pas où nous serions.»

À l’approche du grand jour, Mme St-Pierre est convaincue que les gens vont malgré tout célébrer en dépit des restrictions. En fait, beaucoup de ses clients se préparent pour des fêtes costumées virtuelles et des séances photo à domicile.

Les gens sont résilient. Ils trouvent toujours un moyen de tirer le meilleur parti d’une situation.» – Janie St-Pierre, copropriétaire de la boutique Au Bal Masqué.

Selon les dernières données, ceux qui célèbrent Halloween dépensent dans les magasins en moyenne 52$ en costumes, 43$ en décorations et 77$ en assistant à une fête. En 2015, les Canadiens ont dépensé environ 1 milliard de dollars en achats liés à l’Halloween.

Amazon

Pour beaucoup de ces magasins, la pandémie ne fait qu’amplifier la concurrence amorcée par Amazon, où les prix sont souvent moins chers et les articles peuvent être expédiés gratuitement en quelques jours. Alors que de plus en plus de consommateurs se tournent vers les achats en ligne, les petites entreprises comme Oya Costumes ont du mal à suivre.

«Nous avons toujours l’impression que c’est une concurrence déloyale parce que nous ne sommes pas sur un pied d’égalité», a déclaré Mme Hodroge. «C’est comme une fourmi en compétition avec un éléphant.»

La propriétaire souligne que le géant du Web a été «très destructeur» pour son industrie, car il peut se permettre de vendre des produits à des prix inférieurs à leur coût pour empêcher les petites entreprises de prospérer sur le marché.


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Les partys de bureau seront différents cette année

On n’aura pas besoin d’une nouvelle robe à paillettes ou d’un nœud papillon plus coloré cette année, car les traditionnels partys de bureau de décembre n’auront pas lieu en 2020. On s’en doutait un peu, mais cela fait quand même mal au moral de savoir qu’on ne dansera pas la danse des canards cette année…

Au Groupe Maurice, on nous a confirmé la tenue d’un party de Noël pour les quelque 150 employés du siège social, mais sous une nouvelle forme. «C’est certain qu’il n’y aura pas de rassemblements physiques», a assuré la porte-parole de l’entreprise, Sara Ouellet. Mais on prépare quelque chose, a-t-elle précisé, ajoutant vouloir garder le secret pour ne pas que «les employés apprennent dans le journal» les détails de la surprise en question.

Il n’y aura pas de party non plus du côté de la firme comptable Mazars, a confirmé le directeur national, Talent, culture et marketing, Michel Delisle, au téléphone. Et la décision est sans appel, étant donné le peu temps qu’il reste pour organiser des événements de ce genre.

«On va souligner cette occasion, c’est certain, mais on ne sait pas encore de quelle façon. Justement, demain, je parle avec le responsable de la firme externe qui nous conseille sur ce plan», poursuit le responsable de ce cabinet comptable qui emploie 40 000 professionnels, dont 120 au Canada, dans 92 pays.

M. Delisle assure que le budget alloué aux célébrations de fin d’année sera quand même dépensé, mais autrement. «On veut créer un effet ‘‘wow’’, mais différent évidemment», assure-t-il.

Pas de party chez Apple au Texas

Pas de partys de bureau pour les équipes d’Apple au Texas non plus, a-t-on appris par le plus grand des hasards d’une source fiable dont nous tairons le nom, car elle n’était pas autorisée à parler aux médias.

L’employé à qui nous avons parlé en fin d’après-midi mercredi a expliqué qu’en cette année de pandémie, tout sera annulé et qu’aucune information «officielle» n’avait filtré jusqu’à maintenant. «On se croise les doigts», dit-il, se disant fatigué de travailler depuis sa maison depuis plusieurs mois. «C’est toujours une surprise, c’est une loi de la compagnie», a-t-il précisé au sujet des événements de l’entreprise.

Annulées aussi les célébrations avec les employés et leurs familles dans les différents parcs thématiques, comme c’est la tradition chez le géant qui a son siège social en Californie, a indiqué cette personne qui travaille chez Apple depuis trois ans.

Questionné à savoir combien d’employés œuvraient dans sa division, celui-ci parle «d’une très grosse unité mixte», mixte référant au service à la clientèle pour les clients canadiens et américains. Selon différentes sources, Apple emploierait près de 8 500 personnes au Texas.

Seuls, mais ensemble

Difficile de faire les choses différemment cette année sans passer par la technologie. Métro a trouvé deux pistes (mais pas de danse, cependant) pour vous.

Qui n’aimerait pas assister à un spectacle privé en direct de son salon?

C’est ce que propose Productions Hugues Pomerleau, de Saint-Jean-Chrysostome, en banlieue de Québec, dont le site web impressionne tant les possibilités sont nombreuses. L’entrepreneur, qui organise des partys d’entreprises depuis plusieurs années, espère «avoir ouvert les portes d’un marché mondial», rien de moins.

Il y a beaucoup de demandes en ce moment, confirme le propriétaire de la PME, Hugues Pomerleau, issu de la famille d’entrepreneurs beaucerons dont la renommée n’est plus à faire dans la province. Et 90 % des clients veulent des spectacles d’humoristes.»

Fait intéressant, la technologie permet d’organiser des happenings pour un nombre quasi illimité de participants où qu’ils soient sur la planète, indique M. Pomerleau. Tout se passe sur internet et par internet.

Il est possible pour l’animateur, l’humoriste ou le chanteur d’interagir avec les invités, car il les voit sur un écran. Il peut prendre les demandes spéciales dans le cas d’un chanteur, répondre aux commentaires des participants, taquiner «la madame avec la robe rouge, là au fond de la salle», illustre M. Pormerleau, qui assure que le rendu est stupéfiant avec l’effet de retour du son.

«On a des musiciens, des chanteurs qui sont bien équipés et qui ont acheté quelques caméras pour créer des automatisations, des mouvements de caméra qui dynamisent le spectacle», indique M. Pomerleau.

Côté budget, cela va de 1 500 à 25 000 $ et plus, mais «si le client veut Martin Matte ou un autre humoriste connu, cela va coûter plus cher, évidemment.»

Le Québec en cartes-cadeaux

La deuxième adresse va dans une autre direction, mais fait aussi appel à la technologie. Il s’agit d’une plateforme qui permet aux employeurs d’offrir un bon d’achat à une liste de leurs employés.

Présentant un marché potentiel intéressant à saisir, Outgo a lancé un outil pour pallier la disparition des partys de bureau. Car si les grands rassemblements risquent de ne pas être autorisés, les budgets alloués aux partys de bureau, eux, demeurent.

Outgo, fondée en 2016, se targue d’ailleurs d’être l’unique plateforme québécoise à offrir ce service.

L’outil d’Outgo permet de créer des laissez-passer personnalisés qui sont acheminés par courriel aux personnes sélectionnées par le client. Ceux-ci donnent accès à des activités, des escapades, des soins personnels ou des restaurants. Quelque 300 commerçants québécois sont du nombre.

«Des organisations nous ont approchés dans les derniers mois, car elles étaient à la recherche d’une solution digitale, simple et efficace pour récompenser leurs employés tout en respectant les normes émises par la Santé publique, explique Yanik Guillemette, président et fondateur de Outgo. C’est à ce moment que nous avons anticipé les besoins criants qu’occasionnerait le temps des Fêtes. S’en est suivie la décision d’adapter notre modèle et de présenter une alternative aux entreprises qui, en plus d’encourager l’achat local, permettrait d’éviter les délais postaux.»

Fait à souligner, le système est simple et facile à utiliser en plus d’être adapté au contexte de la pandémie de cette année hors de l’ordinaire.


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Deux entrepreneures aident les restaurateurs en lançant Weekendeurs

Afin d’aider les restaurateurs dans le contexte économique difficile de la pandémie, deux femmes du Sud-Ouest ont fondé Weekendeurs, une plateforme Web de distribution de plats prêts à cuire. Cette formule permet aux gens à la maison de compléter le repas en quelques étapes seulement.

En mars, Kassandra Brochu et Anne-Marie Giguère ont eu l’idée de rassembler les recettes et préparations de chefs montréalais afin de les aider à passer au travers cette épreuve.

Fortes d’une expérience combinée de plusieurs années dans la restauration, les deux femmes d’affaires du Sud-Ouest de 27 et 30 ans respectivement, ont décidé de donner un coup de pouce à l’industrie.

«On s’est mis à réfléchir à une manière de pouvoir continuer à offrir aux gens des restos, tout en pouvant garder et optimiser leur nourriture. Quand on se fait livrer par un service de livraison plus traditionnel, le plat a perdu de la chaleur», explique Kassandra Brochu.

Avec la popularité grandissante des boîtes-repas à emporter et des recettes prêtes à cuisiner, les deux femmes d’affaires souhaitaient profiter de l’occasion pour proposer une alternative face à d’autres entreprises qui proposent un format similaire. Aussi, Weekendeurs ne nécessite aucun abonnement.

«Avec l’arrivée des menus un peu plus style ‘épicerie’ [dans les] restaurants, ça nous a donné l’idée de créer une plateforme pour regrouper les plats de ce type», affirme-t-elle.

Aider les restaurants

Même si Weekendeurs a été fondée il y a quelques mois à peine, une variété de choix permet aux clients de trouver ce qu’ils souhaitent, que ce soit pour un pique-nique à l’extérieur ou encore une cuisson sur un BBQ.

«On peut commander de plusieurs restaurants à la fois. […] C’est un service qui encourage beaucoup la convivialité. Recevoir chez soi, quand on a le droit, c’est le fun. Ça fait partie de l’esprit de notre service», souligne pour sa part Anne-Marie Giguère, cofondatrice de l’entreprise.

«Il y a des chefs qui ont mis de l’amour là-dedans et qui ont pris du temps à élaborer ces recettes-là.» – Kassandra Brochu, cofondatrice de Weekendeurs.

La création de cette entreprise dans une période difficile peut sembler risquée, pour certains, mais pas pour les cofondatrices.

«Dans ces moments-là, il y a deux manières de voir les choses : être un peu découragées et se demander ce qu’il va se passer ou utiliser cette opportunité-là pour se mettre en action et essayer de se sortir de cette situation», mentionne Mme Brochu.

Il faut dire que le moment était le bon pour se lancer dans cette industrie puisque cette initiative vient en aide aux restaurateurs.

Équitable

Selon les cofondatrices, le but de leur entreprise est également de répondre à une faille dans le système de livraison du Québec. Les grands noms de l’industrie, comme Uber ou DoorDash, demandent environ 30% de marge aux restaurateurs, contrairement à 15% pour Weekendeurs.

«Il n’était pas question pour nous de monter un service qui ressemblait aux autres et qui allait manger la laine sur le dos des restaurateurs», indique Mme Giguère.

Même si les restaurants proposés sur leur plateforme Web sont en partie des entreprises du Sud-Ouest, les cofondatrices de Weekendeurs affirment que d’autres endroits un peu partout à Montréal devraient s’ajouter au cours des prochaines semaines. En début de deuxième vague de COVID-19, les deux entrepreneures affirment qu’elles sont prêtes à répondre à la demande.


Quelques restaurants participants

  • Sumac
  • Mauvais garçons
  • Grumman’78
  • Moleskine
  • Street Monkeys
  • Tendresse
  • Wellington

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Art Kombucha: lancer un produit en pleine pandémie

Alors qu’il n’est déjà pas évident de s’aventurer dans le monde des affaires, se lancer pendant que le monde entier est sur pause demande beaucoup d’ingéniosité.

Ivan Marenco et Christine Albert sont les deux cofondateurs de l’entreprise québécoise Art Kombucha, la première société canadienne à fabriquer du kombucha alcoolisé.

Créée en 2019, Art Kombucha a produit ses premières boissons l’été dernier et a procédé à un prélancement dans le but de tâter le terrain.

«Afin d’obtenir un produit de qualité, il m’a fallu deux ans de recherche et de développement dans ma cuisine, explique Ivan Marenco. Je n’ai pas réussi du premier coup. J’ai aussi mis deux ans parce qu’au Québec et au Canada, il n’y a pas d’autres entreprises qui fabriquent du kombucha alcoolisé. Je n’avais pas d’aide.»

Commercialisation de Art Kombucha

C’est donc au début de l’année 2020 que l’entreprise comptait faire connaître ses produits en procédant à des dégustations à travers la province. Mais la pandémie de la COVID-19 a changé la donne.

«Ça a été assez horrible, affirme M. Marenco. En tant que nouvelle entreprise, on passe le plus clair de notre temps à chercher des points de vente. La pandémie a rendu cela presque impossible.»

«Les dégustations étaient un point majeur dans notre stratégie de commercialisation; on avait recruté des gens pour faire déguster les boissons en mars, mais tout est tombé à l’eau», souligne Christine Albert.

Un produit québécois unique

Sans sucre et naturellement produit par les levures du kombucha lors de la fermentation, le taux d’alcool de chaque canette est de 4,5%.

«Étant donné qu’on ne pouvait pas se déplacer pour faire connaître nos produits, on a écrit des lettres à la main et on les a envoyées dans une cinquantaine de points de vente.» Ivan Marenco, cofondateur de Art Kombucha

«La plupart des compagnies canadiennes de kombucha travaillent fort pour limiter la production d’alcool pendant la fermentation. De notre côté on s’est dit, pourquoi ne pas exploiter ce potentiel festif du kombucha?» explique le jeune entrepreneur. Côté goût, la boisson est un peu moins acidulée que le kombucha auquel le consommateur est habitué.

«On souhaite rendre le produit accessible au plus grand nombre possible, souligne Ivan. J’ai été frappé de constater à quel point beaucoup de monde ne connaît pas le kombucha. Lorsque nous avons fait des dégustations en dehors de Mont- réal, environ 50 % des gens n’en avaient jamais entendu parler», précise-t-il.

Bénéfique pour la santé?

Le kombucha traditionnel est reconnu pour ses bienfaits pour la santé; en est-il de même pour le kombucha alcoolisé? «Oui et non!» avance M. Marenco. «On n’a pas le choix d’avoir un produit stable à cause des normes canadiennes sur les boissons alcoolisées. On doit donc microfiltrer le produit pour enlever les bactéries. Au final, le kombucha n’a pas les propriétés probiotiques profitables à la flore intestinale, mais il conserve son activité antioxydante et ses molécules organiques.»

Confectionnés à Montréal, les kombucha alcoolisés se déclinent en quatre saveurs, et sont offerts dans plusieurs supermarchés.

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Services de cybersécurité gratuits pour les entreprises

L’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) lance un programme de cybersécurité visant à protéger les sociétés à risque alors que sévit la crise de la COVID-19.

En ces temps de pandémie, les pirates profitent des établissements les plus vulnérables. Ce pourquoi l’ACEI a décidé de mettre son expertise et ses infrastructures à leur disposition pour contribuer à les protéger. Depuis le 2 avril, les hôpitaux, centres de santé et petites entreprises peuvent protéger leurs installations des cyberattaques en bénéficiant de six mois d’accès gratuit au pare-feu DNS de l’ACEI.

Tous les organismes à but non lucratif et les petites entreprises comptant moins de 100 employés peuvent protéger leurs activités en accédant gratuitement au pare-feu DNS de l’ACEI jusqu’au 30 septembre 2020.

L’autre bouclier canadien

De plus, l’ACEI offre un accès rapide à son nouveau service gratuit : le Bouclier canadien. Celui-ci permet à tous les travailleurs de la santé, des petites entreprises et des établissements d’enseignement de protéger leurs appareils personnels et leurs réseaux à domicile tout en travaillant et en apprenant à distance. Un service de cybersécurité non négligeable.

Pour obtenir l’accès gratuit au pare-feu DNS de l’ACEI, cliquez ici.

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Les cyberattaques: les inconvénients du télétravail

Philippine de Tinguy - 37e avenue

Alors que la COVID-19 se propage un peu partout, nombreuses sont les entreprises qui ont opté pour le télétravail. Une pratique qui ouvre la porte à davantage de cyberattaques, avertissent cependant deux experts.

«Les cyberattaques risquent davantage de réussir quand on travaille à la maison», confirme Éric Cothenet, directeur des solutions technologiques chez NOVIPRO.

Si, au bureau, l’employé est tenu de respecter les règles TI établies par la société, la vigilance est tout autre en situation de télétravail. On observe d’ailleurs le déploiement massif de rançongiciels et de logiciels malveillants qui visent entre autres à jouer sur la vulnérabilité des travailleurs dans le contexte de pandémie.

«Une situation de crise telle la COVID-19 indique si les entreprises sont en santé. On le voit à la difficulté qu’elles ont à déployer un plan de continuité des opérations.» Steve Waterhouse, expert en cybersécurité

«La désinformation arrive de toutes parts pour notamment maintenir un état d’instabilité dans la population en injectant de faux messages à l’aide, par exemple, d’applications de tracking», explique Steve Waterhouse, qui a œuvré comme officier de sécurité informatique au ministère de la Défense nationale.

En cause? Les employés se sentent souvent moins soutenus à l’extérieur du lieu de travail et sont donc plus à même de prendre de mauvaises décisions. «Nous sommes inondés d’informations et ça devient difficile de rassembler les gens vers un seul et unique canal», continue Steve Waterhouse.

Les organisations en mode réaction aux cyberattaques

Les deux experts déplorent toutefois que les organisations ne soient pas préparées à contrôler l’environnement de télétravail de leurs employés.

C’est en effet à l’employeur que revient la responsabilité de fournir les outils appropriés afin de garantir l’intégrité des communications qui se font de la maison vers le travail, ajoute Éric Cothenet.

«Cela requiert un investissement dans les logiciels et les infrastructures, mais demande aussi du temps d’implémentation et de formation. Actuellement, nous sommes plus en mode réaction que prévention.»

De nombreux mécanismes de sécurité peuvent d’ailleurs être mis en place par les entreprises, comme des logiciels de contrôle permettant d’évaluer l’utilisation des outils par l’employé, des systèmes d’authentification à deux facteurs ou encore de donner aux utilisateurs un moyen sécurisé pour accéder aux serveurs internes grâce à un VPN.

«On érige des murs pour protéger l’entreprise, mais il ne faut pas oublier qu’une seule personne peut fragiliser la forteresse, rappelle Éric Cothenet. Tout le monde n’a pas forcément les compétences pour sécuriser son wifi.»

La robustesse des infrastructures

Éric Cothenet rappelle également que les infrastructures ne sont pas toutes en mesure de résister à la surcharge de requêtes occasionnée par le télétravail. On va notamment davantage utiliser des services infonuagiques et de partage de fichiers. Des problèmes de lenteur et de latence pourraient alors nuire à la performance du système.

«En surchargeant le trafic, les cybercriminels peuvent faire tomber le système pour y accéder par une porte dérobée, rappelle le directeur des solutions technologiques chez NOVIPRO. C’est ce qu’on appelle le déni de service.»

Selon lui, les entreprises devraient adopter une gouvernance claire, établie et connue des employés. «La sécurité est un investissement difficile à évaluer tant qu’on ne s’est pas fait attaquer», résume Éric Cothenet.

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Entreprendre entre amies

Lorsque Véronique Saine, la propriétaire de la boutique Billie, a ouvert ses portes il y a 14 ans sur l’avenue Laurier Ouest, elle ne se doutait pas qu’un jour elle s’associerait avec son amie d’enfance, Ariane, pour ouvrir une nouvelle boutique pour enfants. Pourtant, ç’a été le cas!

Véronique Saine est née dans une famille d’entrepreneurs, alors qu’Ariane Lescop est issue du monde de l’éducation.

«Véronique et moi, on se voyait environ une fois par mois avec nos enfants dans un cadre amical. Un jour, elle m’a fait part de son idée d’ouvrir une boutique pour enfants. À ce moment, j’étais psychoéducatrice. Je pratiquais depuis environ 10 ans et je commençais à me poser des questions sur mon métier, je n’étais plus sûre de l’aimer», explique Ariane Lescop, copropriétaire de la boutique Billie le kid.

Une occasion à saisir

À l’époque, l’immeuble abritait une ancienne boutique pour enfants: Enfants Deslongchamps. Après 45 ans d’activité, la boutique haut de gamme a fermé ses portes, et c’est alors que Véronique a eu l’idée d’ouvrir son propre magasin pour enfants.

«Lorsque Enfants Deslongchamps a fermé, il n’y avait plus d’endroit spécialisé dans le quartier pour habiller nos enfants. Je me suis dit que ce serait un bon business à reprendre. J’ai donc proposé l’aventure à Ariane», précise Véronique.

«Personnellement, je n’avais aucun antécédent en entrepreneuriat, mes deux parents étaient professeurs et moi, psychoéducatrice. Mais quand Véronique m’a demandé si l’aventure me tentait, j’ai accepté», confie Ariane.

Ensemble, les deux amies ont réfléchi à l’offre qu’elles voulaient amener dans le quartier: des vêtements et des accessoires haut de gamme, mais accessibles, proposés par l’intermédiaire d’une expérience de magasinage personnalisée et d’un service hors pair.

«Billie le kid, c’est un genre de magasin général où les clients peuvent venir avec leurs enfants, et s’ils brisent un article eh bien, ce n’est pas grave.» –Ariane Lescop, copropriétaire de la boutique Bille le kid

En 2016, Billie le kid a vu le jour grâce à l’aboutissement d’une vision entre deux amies, mamans et amoureuses des belles choses.

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