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Déontologie : Sue Montgomery n’est pas au bout de ses peines

La Commission municipale du Québec (CMQ) rejette la demande de la mairesse d’arrondissement Sue Montgomery pour un arrêt du procès en éthique et en déontologie auquel l’élue fait face.

En février 2020, le contrôleur général de la Ville de Montréal, Alain Bond, a déposé une plainte à la CMQ contre la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery.

Le contrôleur général a formulé cette plainte à la suite d’une enquête menée en septembre 2019 concernant le climat de travail dans cet arrondissement. M. Bond a notamment levé le voile sur des allégations d’harcèlement psychologique dont la directrice de cabinet de Mme Montgomery, Annalisa Harris, faisait face à l’encontre de deux fonctionnaires à sa charge. Selon M. Bond, la mairesse d’arrondissement a fait preuve «d’aveuglement volontaire» dans ce dossier, refusant notamment de reléguer Mme Harris à un autre poste où elle ne serait plus en contact avec des fonctionnaires.

Un mois plus tard, la CMQ a accepté de se pencher sur ce dossier. Mme Montgomery faisait alors face à 19 manquements en matière d’éthique et de déontologie municipale. D’autres manquements se sont toutefois ajoutés dans les derniers mois.

La mairesse d’arrondissement a notamment été montrée du doigt l’an dernier pour avoir tenté de suspendre à maintes reprises son directeur d’arrondissement, Stéphane Plante. Lors d’entrevues accordées en janvier 2020 à divers médias en marge de sa suspension de Projet Montréal, Sue Montgomery a par ailleurs associé à plusieurs reprises le passé de corruption de son arrondissement à des fonctionnaires toujours en poste, ce qui lui a valu une mise en demeure de la Ville quelques jours plus tard.

Une demande de Sue Montgomery rejetée

L’été dernier, la mairesse a toutefois réclamé un «arrêt immédiat» de cette citation en déontologie. Pour ce faire, Sue Montgomery a notamment fait valoir que la CMQ «n’agit pas en tant que tribunal indépendant et impartial», indique une décision du tribunal administratif, rendue le 22 janvier.

«Seul l’arrêt des procédures permettra de corriger l’atteinte survenue à l’équité procédurale et pourra sauvegarder l’intégrité du système de justice disciplinaire», ont fait valoir les procureurs de Mme Montgomery. La CMQ a toutefois rejeté cette demande.

«Le Tribunal est d’avis que la mairesse n’a apporté aucune preuve qui puisse soutenir les allégations de sa demande en rejet. Elle ne démontre pas non plus que ses droits constitutionnels ont été brimés par l’enquête»,indique la décision du tribunal administratif. Le procès de Mme Montgomery devant la CMQ suivra donc son cours.

«Le Tribunal est d’avis que la mairesse n’a apporté aucune preuve qui puisse soutenir les allégations de sa demande en rejet.» -Extrait de la décision de la CMQ

Deux dossiers distincts

La CMQ affirme par ailleurs que le jugement favorable de la Cour supérieure du Québec obtenu en décembre par Mme Montgomery ne permet pas de justifier une révision de cette citation en déontologie, ces deux dossiers étant de «nature différente».

«En effet, le juge [Bernard] Synnott n’avait pas à se prononcer sur les manquements déontologiques reprochés à Mme Montgomery, mais plutôt sur deux demandes en injonction. Il n’y a donc pas identité de parties impliquées ni d’objets en litige», peut-on lire.

Pour chaque manquement soulevé par la CMQ, la mairesse Sue Montgomery risque une peine qui pourrait aller de la réprimande à une suspension de 90 jours.

Appelée à réagir, la mairesse d’arrondissement n’a pas voulu réagir concernant le rejet de sa demande par la CMQ.

«Étant donné qu’aujourd’hui a lieu le conseil municipal, je n’ai pas encore eu le temps de me familiariser avec la décision. Je ne ferai pas de commentaires à ce sujet avant d’avoir pleinement pris connaissance de la décision», indique une déclaration écrite acheminée à Métro, lundi soir.

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La Ville signe une entente de 1,5 M$ avec un proche d’Accurso

Un entrepreneur donnera une somme de 1,5 M$ à la Ville de Montréal en échange de son retrait d’une poursuite entamée par celle-ci l’an dernier contre Tony Accurso et ses complices, a appris Métro.

En septembre 2019, la Ville de Montréal a amorcé une poursuite de près de 25,7 M$ contre Tony Accurso et ses complices. L’administration municipale accuse ceux-ci d’avoir «participé à des stratagèmes frauduleux pour se partager le marché des contrats publics de la Ville de Montréal» au début des années 2000.

Ces pratiques «dolosives» ont fait gonfler d’environ 20% le coût de nombreux travaux, notamment pour la construction de trottoirs et la réfection du réseau d’aqueduc et d’égouts de la métropole, indiquent des documents décisionnels de la Ville.

Un proche d’Accurso retiré de la poursuite

L’ancien bras droit d’Accurso, Frank Minicucci fait partie des individus poursuivis «personnellement» par la Ville, en plus de «ses sociétés de gestion». Ce ne sera toutefois bientôt plus le cas. Les élus du comité exécutif ont adopté à huis clos, mercredi dernier, une proposition de règlement hors cour avec l’entrepreneur, a appris Métro.

La Ville affirme avoir pris cette décision après avoir discuté avec l’entrepreneur, qui continue d’ailleurs de nier «toute forme de responsabilité» dans ces manoeuvres frauduleuses.

«Le Groupe Minicucci s’est montré disposé à verser à la Ville de Montréal un montant de 1,5 M$, en retour d’une quittance complète et finale de toutes les allégations découlant de la réclamation de la Ville», indique la proposition d’entente, qui a reçu un appui unanime des élus du comité exécutif.

De cette somme, la Ville recevra 1 M$ «sur signature de l’entente». L’entrepreneur aura ensuite un an pour débourser les 500 000$ restants.

«La conclusion de ce règlement évitera les dépenses en frais de procès, d’expertises et d’honoraires d’une poursuite contre Groupe Minicucci qui s’annonçait longue et coûteuse», peut-on lire.

En 2018, la Ville avait aussi nommé Frank Minicucci dans une poursuite de 14 M$ contre plusieurs entreprises qu’elle tient responsables pour la fraude qu’elle aurait subie en lien avec un important contrat de compteurs d’eau qu’elle a résilié en 2009.

«Le temps joue contre nous»

Selon la professeure de l’Université du Québec à Montréal et spécialiste des affaires municipales, Danielle Pilette, la décision de la Ville de régler la poursuite contre Accurso «à la pièce» se veut prudente. Elle souligne à cet égard que plusieurs entrepreneurs visés par celle-ci sont vieillissants et n’ont plus la situation financière qu’ils avaient à l’époque des crimes que la Ville leur reproche.

«Le temps joue contre nous», résume l’experte. Cette entente hors cour permet ainsi à la Ville d’avoir la garantie d’obtenir une compensation financière de la part de Frank Minicucci, bien que potentiellement moindre que celle espérée au départ.

Mme Pilette évoque par ailleurs l’importance stratégique pour la Ville d’en finir avec cette poursuite judiciaire le plus rapidement possible.

«Il vaut mieux régler ça avant les prochaines élections [municipales]», croit-elle.

«Je pense que les recours sont là, non seulement pour récupérer ce qui peut l’être, mais aussi pour apaiser les citoyens inquiets ou révoltés [par ces scandales].» -Danielle Pilette, spécialiste des affaires municipales

Le 19 octobre, Métro révélait par ailleurs que la Ville a signé une entente hors cour avec Pierre-André Matton, de l’entreprise de construction Simard-Beaudry, qui faisait aussi partie de cette poursuite. En échange de cette entente, l’entrepreneur s’engage à aider la Ville à peaufiner «sa preuve» contre Tony Accurso et ses complices et à témoigner, éventuellement, dans le cadre du procès à venir sur ce dossier.

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Voyager d’un pays à l’autre en temps de pandémie

Dans le contexte de mondialisation dans lequel nous évoluions jusqu’en mars 2020, voyager entre différents pays était une réalité incontestée. Néanmoins, l’arrivée soudaine de la COVID-19 a poussé les gouvernements à prendre des mesures protectrices, qui incluent la fermeture des frontières aux ressortissants étrangers.

En mars 2020, tout comme de nombreux pays, le Canada décide de fermer ses frontières afin de limiter la propagation du virus sur son sol. Désormais, un ressortissant étranger ne peut rentrer au Canada que s’il n’est visé par l’une des exemptions aux restrictions de voyage mises en place par le gouvernement fédéral, par exemple celle relative aux membres de la famille immédiate des citoyens canadiens ou résidents permanents.

Les conditions de cette exemption

Les membres de la famille immédiate de citoyens canadiens ou encore de résidents permanents peuvent voyager pour rejoindre leur famille au Canada, s’ils satisfont à certaines conditions.

Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, les membres de la famille immédiate sont les époux ou conjoints de fait, les enfants à charge, les enfants à charge des enfants à charge, les parents et les beaux-parents ou encore les gardiens et tuteurs.

Le ressortissant répondant à cette définition devra obligatoirement séjourner au Canada pendant un minimum de 15 jours, sinon il ne sera pas admissible à cette exemption.

Le ressortissant étranger devra posséder les autorisations nécessaires pour voyager au Canada, soit le plus souvent un visa de visiteur ou encore une autorisation de voyage électronique (AVE) et un passeport. Il ne devra également pas présenter de symptômes de la COVID-19.

D’ailleurs, le ressortissant étranger devra prouver avant son embarquement qu’il remplit les conditions de l’exemption en fournissant des documents indiquant le statut du membre de sa famille au Canada (par exemple: une carte de résidence permanente, un passeport canadien) et les liens les unissant (par exemple: un certificat de mariage, de naissance ou des documents indiquant une adresse commune).

L’arrivée au Canada

Au Canada, le ressortissant étranger devra se soumettre au contrôle d’un agent de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Il devra expliquer son plan de quarantaine (logement, ravitaillement en denrées alimentaires, etc.).

Après son admission au Canada, il devra se placer en quarantaine pendant quatorze jours, à défaut de quoi il pourrait être interdit de territoire, condamné au paiement d’une amende voire à la prison.

Pour conclure, cette exemption permet à certains Canadiens ou résidents permanents d’être réunis avec leur famille dans ces temps inusités.

Néanmoins pour ceux qui ne peuvent se réunir avec leur famille en vertu de cette exemption, il existe d’autres exemptions aux restrictions de voyage qui pourraient s’appliquer à leur situation.

Cette chronique a été rédigé par Me Maxime Alepin avec la collaboration de Me Jennifer Mpudi, Alepin Gauthier Avocats inc.

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Jugement visant un salon de massage érotique : Salon Jasmine va en appel

La guerre d’usure entre le salon de massage Jasmine et Rosemont-La Petite-Patrie ne s’est pas terminée le 28 février avec le prononcé d’un jugement favorable à l’arrondissement par le juge Robert Castiglio. L’avocate représentant l’exploitant du salon de massage érotique a déposé une demande d’appel.

«L’appel du jugement est déjà déposé. De plus, ce vendredi (5 mars), vers 16 h, nous serons devant la Cour d’appel pour faire entendre une demande de suspension de l’ordonnance provisoire», explique Me Vanda Nina Fernandez, avocate de la défenderesse, la compagnie à numéro 9280-1331 Québec inc.

Retour en arrière

C’est depuis 2016 que l’Arrondissement tente de faire cesser les opérations d’un salon de massage érotique situé au 6200, 3e avenue (coin Bellechasse), à Rosemont. L’administration locale avance que l’exploitant, ainsi que le propriétaire de l’édifice, ne peuvent évoquer un droit acquis sur un zonage de massage/soins corporels, voire de son extension à un lieu offrant des services de nature sexuelle.

Dans son jugement, l’honorable Robert Castiglio ordonnait à la compagnie à numéro «de même qu’à ses représentants, dirigeants, administrateurs, préposés et employés de cesser d’exploiter (…) l’établissement de services à caractère érotique et sexuel ou tout autre établissement non autorisé aux termes du règlement d’urbanisme 01-279».

Il ordonnait aussi à la propriétaire du triplex abritant le commerce, Mme Louise Ste-Croix, «de cesser de permettre ou tolérer l’exploitation d’un établissement de services à caractère érotique et sexuel à l’intérieur de l’immeuble».

De plus, le juge avait aussi ordonné l’exécution provisoire du jugement même s’il y avait appel. Ce que conteste l’exploitant.

Par ailleurs, le magistrat rejetait la demande de la compagnie à numéro qui voulait que la ville soit condamnée à lui verser 15 000$ en dommages et intérêts. Elle plaidait un abus de droits de la part de la Ville laquelle en assignant dans cette cause la propriétaire de l’immeuble l’incitait «ainsi à résilier son bail.». La compagnie affirmait qu’«en cas de résiliation de bail (…) avoir droit à un dédommagement de 100 000$».

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