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25 suggestions d’activités pour s’occuper pendant le couvre-feu

Avec le couvre-feu en vigueur jusqu’au 8 février, certains devront modifier leurs habitudes et trouver de nouvelles activités à faire. Besoin d’inspiration pour ne pas mourir d’ennui en soirée? Voici quelques suggestions:

1. Regarder les séries québécoises à la télévision ou revoir les classiques du cinéma;

2. Visionner un spectacle (humour, musique, danse, etc.) en ligne;

3. Développer de nouvelles connaissances œnologiques en suivant un cours sur la dégustation du vin de l’ITHQ;

un sommelier évalue vin à la dégustation

4. Écouter des balados sur des sujets passionnants;

5. Magasiner en ligne;

6. Se faire livrer un succulent repas du restaurant du coin;

7. Suivre un cours en ligne (guitare, aérobie, tricot, etc.) grâce à l’offre diversifiée des entreprises d’ici;

8. Jouer à des jeux vidéo ou de société;

9. Résoudre les mots croisés et les sudokus du journal local;

10. Lire ou raconter une histoire;

11. Écouter de la musique ou en jouer;

Man on sofa playing the guitar with laptop at home

12. Danser (comme si personne ne vous regardait!);

13. Cuisiner de bons petits plats grâce aux succulentes recettes des chefs d’ici;

14. Revivre ses plus beaux souvenirs en feuilletant ses albums de photos de famille, de vacances, etc.;

15. Prendre des nouvelles de ses proches (par téléphone ou en visioconférence);

16. Faire des casse-tête en sirotant une boisson réconfortante;

Woman spending time on doing some puzzle game

17. Voyager sans quitter la maison en visitant virtuellement des lieux touristiques d’ici et d’ailleurs (ex. : musées);

18. Réaliser des expériences scientifiques simples et amusantes;

19. Créer une œuvre (bricolage, dessin, conte, etc.);

20. Réaménager les différentes pièces de la maison;

21. Prendre soin de soi (ex.: bain moussant, masque de beauté, etc.).

22. Instaurer le 5 à 7 à la maison avec sa douce moitié;

23. Débuter une correspondance à l’ancienne avec un ami habitant une autre ville;

Écriture à la plume d'oie testament ou d'un concept pour le droit, les questions juridiques ou de l'auteur

24. Apprendre une nouvelle langue grâce à des applications numériques;

25. Faire le ménage de sa garde-robe et désencombrer la maison.

Tout le monde a bien besoin de se faire plaisir à l’heure actuelle avec des activités divertissantes, alors soyez indulgent avec vous-même pendant cette période de couvre-feu. Laissez tomber la culpabilité et les obligations pour quelque temps et amusez-vous!


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Itinérance: le couvre-feu sème l’inquiétude dans Hochelaga

L’imposition d’un couvre-feu sème l’inquiétude chez CAP St-Barnabé et CARE Montréal, les deux principaux organismes gérant des refuges dans Hochelaga-Maisonneuve.

«Un couvre-feu, comment on applique ça avec des gens qui vivent dehors?», demande le directeur de CARE, Michel Monette.

Même son de cloche de la part de la directrice des services cliniques et opérations de CAP St-Barnabé, Michelle Patenaude :

«J’ai souvent des usagers qui vont sortir dehors et qui vont rentrer à l’intérieur, parce qu’ils vont consommer de l’alcool et tout. Nous, c’est un stress de plus.»

Elle craint que certaines personnes préfèrent dormir dehors.

M. Monette et Mme Patenaude soulignent en revanche le travail des policiers du secteur, plutôt compréhensifs concernant la réalité de l’itinérance.

«Dans Hochelaga-Maisonneuve, de façon générale, les policiers sont cool et comprennent la situation, affirme M. Monette. Ailleurs à Montréal, je n’en ai aucune idée.»

Si le premier ministre François Legault a affirmé mercredi qu’il y a assez de places d’hébergement, les deux directeurs sont loin de partager cet avis. Pour les trois refuges du secteur, une moyenne d’une trentaine de personnes est refusée chaque soir.

«Quand on a écouté ça, tout le monde a réagi en disant « il se fout de notre gueule », raconte M. Monette en rigolant. Bien voyons donc, il n’a jamais été dans les refuges?!»

Les refuges sont pleins partout, selon lui.

«Dans l’est de Montréal, on est complet rapidement», ajoute Mme Patenaude.

Les fermetures de certains refuges à Montréal à la suite d’éclosions n’aident en rien la situation et augmentent le nombre d’itinérants se retrouvant sans lieu d’hébergement.

«Ces personnes-là, elles vont où?», demande Michelle Patenaude.

Le refuge de CARE Montréal a dû d’ailleurs revoir sa capacité à la baisse afin de respecter les règles sanitaires, passant de 60 à 30 lits.

«La majorité des organismes ont dû réduire leur capacité de 50 %», rappelle Mme Patenaude.

Du côté du refuge CAP St-Barnabé sur l’avenue Bennett, une aile a été ajoutée cette année afin d’accueillir un total de 45 personnes.

Pour ce qui est du refuge CAP-CARE situé à l’ancien YMCA d’Hochelaga, une centaine de lits sont disponibles.

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Coronavirus: le nombre de personnes hospitalisées franchit le cap des 200 à Montréal

Le nombre de personnes hospitalisées pour le coronavirus à Montréal a récemment franchi le cap des 200, une situation qui inquiète la Santé publique à l’approche du temps des Fêtes.

Actuellement, Montréal enregistre une moyenne de 270 cas quotidiens de coronavirus, a indiqué mercredi la directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin, lors d’une conférence de presse tenue en après-midi à l’hôtel de ville de Montréal. Le taux de reproduction du virus se situe d’ailleurs sous la barre du 1 actuellement dans la métropole.

«C’est encourageant. Ça démontre que les gens ont moins de contacts», a indiqué Mme Drouin. Le plus récent bilan de la Santé publique de Montréal fait d’ailleurs état de 219 nouveaux cas en 24 heures.

La situation des hôpitaux préoccupe toutefois la Santé publique. Dans deux mois, le nombre de personnes hospitalisées pour la COVID-19 à Montréal a connu une hausse soutenue pour atteindre 207 actuellement, incluant 29 patients aux soins intensifs.

«Pour la première fois [depuis le début de la deuxième vague], nous avons franchi la barre des 200 patients hospitalisés dans les hôpitaux à Montréal», a déclaré la présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Sonia Bélanger.

Or, le réseau de la santé subit déjà, en temps normal, une croissance de son achalandage à cette période-ci de l’année, a-t-elle souligné.

«Pénurie de ressources»

En tout, la métropole compte 1000 lits d’hospitalisation, dont 150 en soins intensifs. «Donc, actuellement, on a encore de la capacité», a assuré Mme Bélanger. Elle prévient toutefois que si le nombre de personnes hospitalisées pour la COVID devait continuer d’augmenter dans les prochaines semaines, cela pourrait forcer le réseau de la santé à «délester certaines opérations».

«On est déjà dans une pénurie de ressources importantes et les employés sont fatigués», a ajouté Mme Bélanger, qui a qualifié les enjeux de main-d’oeuvre dans le réseau de la santé de «critiques» à Montréal. Ce sont d’ailleurs 350 employés du réseau de la santé qui ne sont actuellement pas au travail, soit parce qu’ils ont reçu un test positif à la COVID-19 ou qu’ils sont en attente du résultat d’un test de dépistage.

À partir de la première semaine de décembre, la Santé publique envisage donc de réduire progressivement l’offre de certains services dans les hôpitaux montréalais afin de pouvoir «donner des congés» aux employés de la santé, a indiqué Sonia Bélanger. Plusieurs d’entre eux risquent toutefois d’avoir un horaire qui ne leur permettra pas de bénéficier des journées permises par Québec pour tenir jusqu’à deux rassemblements, du 24 au 27 décembre.

Au plus fort de la première vague, le nombre de personnes hospitalisées à Montréal a atteint un sommet de 837, forçant la mise sur pause de nombreuses opérations, incluant des chirurgies et des traitements contre le cancer.

«Si on veut avoir une période des fêtes selon les lignes directrices de Québec, il va falloir faire attention. Dans les hôpitaux, on voit une augmentation [des hospitalisations] et ça nous fait peur parce qu’on doit donner des congés aux travailleurs de la santé.» -Sonia Bélanger, PDG du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

Programmation hivernale

Afin d’inciter davantage les Montréalais à sortir dehors, où le risque de transmission du coronavirus est plus faible, Mme Plante présentera d’ailleurs jeudi la programmation hivernale de la Ville. Une patinoire ouvrira notamment en décembre au square Cabot, près de la station de métro Atwater.

«Bien sûr, il y aura des règles [sanitaires] à respecter pour les patinoires, mais on veut que les gens bougent», a lancé Mme Plante.

Des petites places publiques – baptisées «stations hivernales – verront aussi le jour à proximité d’artères commerciales afin d’«animer et d’agrémenter votre magasinage», a ajouté Mme Plante, qui souhaite ainsi faire la promotion de «l’achat local».

254 éclosions

La Santé publique rapporte actuellement 254 éclosions actives à Montréal, dont 109 en milieux de travail, 74 dans des écoles, 40 en milieux de soins et 21 en services de garde. Il s’agit, dans la vaste majorité des cas, de petites éclosions, a précisé Mylène Drouin.

Par ailleurs, bien que le taux de positivité ait diminué sous la barre de 5% en général à Montréal, la Santé publique rapporte toutefois «quelques quartiers chauds». Il s’agit entre autres de Parc-Extension, de Snowdon, de Rivière-des-Prairies, de LaSalle et de Saint-Léonard.

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Confinement n’a pas à rimer avec isolement, dit une psychologue

Confinement ne veut pas dire isolement, assure une psychologue. Pour elle, ce n’est pas parce qu’on est confiné qu’on doit se sentir isolé. Alors, comment briser ce sentiment et aller mieux? Zoom sur quelques conseils et une nouvelle initiative. 

La pandémie nous l’aura appris brutalement: les conséquences du sentiment d’isolement sur la santé mentale sont nombreuses.

Dans un récent sondage mené par l’Ordre des psychologues du Québec auprès de ses membres, 86% des psychologues constatent ainsi une hausse de la détresse chez les gens qui les consultent. 

Qui plus est, selon l’INSPQ, la crise sanitaire pourrait même aggraver des facteurs de risque de suicide reconnus. 

«Il y a une pandémie parallèle en santé mentale, explique à Métro la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou. Ce qui rend les choses difficiles, c’est que cette pandémie est longue. On n’est pas capables non plus d’en prévoir la fin, et on n’a aucun contrôle sur la suite.» 

Les appels au bureau privé du psychologue Stéphane Migneault, eux, se sont multipliés ces derniers temps, au point que les gens sont désormais sur une liste d’attente. 

«C’est quand même préoccupant. Mes collègues font tout pour voir le plus de gens possible, mais il n’y a que 24h dans une journée», dit-il. 

Quand confiné ne veut pas dire isolé…

Cela dit, la psychologue Christine Grou croit qu’il est important de faire la différence entre isolement et confinement. Quand on est confiné, on a quand même la possibilité de maintenir un lien significatif avec une personne, indique-t-elle. 

Et ce lien peut tout changer, comme l’explique à son tour M. Migneault. 

«Durant la première vague de la pandémie, je discutais sur Zoom avec un ami d’enfance, tous les mardis à midi, pendant 45 minutes», raconte-t-il. Selon lui, ce genre de rituel est important. 

Même la connexion avec un animal de compagnie peut avoir un «effet protecteur», dit-il en entrevue avec Métro

«Je l’ai vu chez beaucoup de gens avec un passé difficile et qui vivaient de l’isolement. Avoir un animal de compagnie, même un poisson, peut faire la différence. Ça fait quelqu’un d’autre que soi-même dont il faut s’occuper.» -Stéphane Migneault, psychologue 

Comment aller mieux?

Outre le fait de prendre soin de son alimentation et de sortir dehors chaque jour, le psychologue Migneault ajoute que les choses les plus simples sont parfois les plus efficaces. 

«Une cliente parvenait à ne plus penser à ses problèmes en faisant des casse-têtes, dit-il. Si l’on a des colocataires, on peut aussi jouer aux cartes. Ça peut permettre de décrocher à 100%.» 

Mme Grou conseille quant à elle de ne pas oublier que cette pandémie va avoir une fin, et de vivre chaque émotion négative sans honte ni culpabilité. 

«Oui, on va être moins productif. On va peut-être manger davantage, s’entraîner moins. Mais ce n’est pas grave.» -Christine Grou, psychologue

Et les jeunes?

Du côté des jeunes, les chiffres compilés par la Direction de la santé publique de Montréal ne sont pas joyeux non plus. 

Les résultats d’un sondage effectué entre le 4 et le 14 septembre 2020 révèlent ainsi que 46% des jeunes Montréalais âgés entre 18 et 24 ans rapportent des symptômes compatibles avec l’anxiété généralisée ou la dépression majeure. 

La présidente Christine Grou croit qu’il est important pour eux de varier leurs activités: marches, vraies conversations sur FaceTime ou encore jeux en ligne. 

Quant aux réseaux sociaux, la modération est de mise. 

«Il faut se rappeler l’illusion des réseaux sociaux, et arrêter d’avoir l’impression qu’on est le seul pour qui rien ne va aujourd’hui. Parce que c’est un leurre.» -Christine Grou, psychologue 

Les vedettes se mobilisent pour aider la population

C’est dans ce contexte de confinement, et afin de briser cet isolement, qu’une nouvelle plateforme visant à rassembler des personnalités et leurs admirateurs a été lancée. 

Appelée HeyAllo, celle-ci permet au public d’offrir ou de se voir offrir des messages vidéo personnalisés d’une personnalité. 

«Avec l’isolement général que nous devons vivre actuellement, l’idée nous est venue de créer une nouvelle avenue de connexion entre le public et ceux qu’ils admirent.» -Véronique Dussault, fondatrice de HeyAllo  

HeyAllo prévoit en outre d’envoyer des contenus personnalisés gratuitement aux plus isolés, comme les enfants hospitalisés, les personnes âgées ou encore les plus défavorisées. 

Jusqu’à présent, plus de 30 personnalités sont inscrites, dont Véronique Cloutier, Louis Morissette, ou encore la finaliste de Canada’s Drag Race, Rita Baga. 

Pour Stéphane Migneault, la télévision québécoise devrait sérieusement penser à concevoir une émission dans laquelle des professionnels en santé mentale viendraient donner leurs trucs et astuces pendant 90 minutes. 

«Je crois que c’est aussi important que de chercher un vaccin», dit-il.


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Deux jeunes entrepreneurs veulent sauver Halloween

Alors que la pandémie force l’annulation des activités traditionnelles reliées à la fête d’Halloween, Philippe Larouche et Sara-Jeanne Bouchard, cofondateurs de la crèmerie La Bûche Glacée, lancent une boîte clé en main comprenant tout ce qu’il faut pour organiser une chasse aux bonbons à domicile.

Les créateurs du projet ont été menés par le désir de sauver Halloween en offrant une solution de remplacement sans tracas pour les parents qui veulent permettre à leurs enfants de célébrer leur fête préférée en respectant les mesures sanitaires émises par la Santé publique.

«Halloween a toujours été importante pour nous quand nous étions jeunes et elle l’est tout autant  aujourd’hui, mentionne par voie de communiqué Philippe Larouche, copropriétaire de La Bûche Glacée. Annuler cette fête n’était pas une option pour nous cette année, c’est pourquoi nous avons créé ce concept clé en main afin de satisfaire les dents sucrées qui cherchent une façon sécuritaire de célébrer Halloween!»

La Bûche Glacée propose une solution «clé en main» pour célébrer Halloween à domicile

Son contenu

La boîte «Chasse aux bonbons» comprend une chasse aux trésors de huit énigmes, vingt friandises, deux défis d’Halloween à relever et un guide d’instruction. Et il y a une version facile et une plus difficile afin de l’adapter au niveau de l’enfant. Elle est conçue pour les familles de petites et moyennes tailles; elle permet la participation d’une à quatre personnes âgées de 5 ans et plus.

L’entreprise

La Buche Glacée est une entreprise locale située à Québec. Le bar laitier propose une grande variété de desserts glacés dont certains innovateurs, tels que les Inversés, de la crème glacée molle fourrée de coulis, et les Bûches, de la crème glacée liquide déposée sur une plaque à -20 degrés.

La boîte «Chasse aux bonbons», au coût de 19,50$, est livrée partout au Québec. Offerte sur labucheglacee.ca

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Coronavirus: exagère-t-on la désinfection des surfaces?

Les autorités sanitaires et les entreprises ont-elles exagéré l’importance de désinfecter régulièrement les surfaces afin de prévenir la propagation du coronavirus? Un expert en santé publique remet en question les études portant sur la durée de vie du virus sur celles-ci.

Le professeur Emanuel Goldman, du département de microbiologie, de biochimie et de génétique moléculaire à l’Université Rutgers, au New Jersey, a publié vendredi dernier un commentaire scientifique sur le site web de la revue médicale The Lancet. L’expert y souligne que plusieurs études réalisées dans les dernières semaines ont fait état d’une survie du coronavirus sur les surfaces sèches et les objets pouvant varier de deux à six jours.

Or, «aucune de ces études ne présente des scénarios s’apparentant à des situations de la vie réelle», soulève M. Goldman. Les chercheurs à l’origine de celles-ci auraient alors utilisé un «très large» échantillon du virus par rapport aux gouttelettes qu’émettent les personnes contagieuses lorsqu’elles éternuent, par exemple.

«Dans une étude où les auteurs ont tenté de recréer les conditions actuelles dans lesquelles une surface pourrait être contaminée par un patient, aucun [coronavirus] n’avait été détecté sur les surfaces», ajoute l’expert. D’autres recherches font pour leur part état d’une survie du virus de quelques heures seulement sur différentes surfaces sèches.

«Les chances de transmission par les surfaces inanimées sont très minces.» -Emmanuel Goldman

Trop de précautions?

M. Goldman termine son commentaire en remettant en question les mesures de désinfection prises dans plusieurs lieux publics. À Montréal, par exemple, la Ville a décidé pendant la pandémie de fermer les modules de jeux pour enfants dans ses parcs parce qu’elle ne pouvait assurer leur désinfection régulière. De nombreuses entreprises, incluant les épiceries et les pharmacies, ont aussi accru le nettoyage des surfaces à contacts multiples. La Société de transport de Montréal a également augmenté considérablement la fréquence de nettoyage de son réseau de bus et de métro en raison de la pandémie.

«Je ne suis pas en désaccord avec le principe de la prudence, mais cela peut aller à des extrêmes qui ne sont pas justifiés par les données», ajoute M. Goldman. L’expert reconnaît néanmoins la pertinence d’appliquer des protocoles de nettoyage accrus dans les hôpitaux.

Le principe de prudence

De plus en plus d’études penchent en effet pour un risque faible de contamination par les surfaces. C’est notamment le cas d’une recherche effectuée en mai par le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies. Celle-ci souligne que la contamination au coronavirus par des objets, bien que possible, est plutôt rare.

«En tant qu’épidémiologiste, le premier réflexe demeure la prudence quand on connait mal un agent infectieux émergent. Alors, peut-être en faisons-nous un peu trop, mais honnêtement, cette option est nettement préférable à une alternative de ne pas en faire assez», a réagi à Métro la professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, Hélène Carabin.

Le professeur au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal, Benoit Barbeau, estime également que la désinfection «à outrance» au début de la pandémie était «louable», compte tenu de l’information dont disposaient alors les experts en santé publique. Il est maintenant temps de revoir certaines de ces pratiques à la lumière des récentes études, estime-t-il toutefois.

«Il faut peser le pour et le contre et revoir l’utilité d’une décontamination exhaustive», souligne l’expert, qui rappelle qu’une exposition régulière à certains produits nettoyants peut avoir des effets nocifs sur la santé. Si l’expert reconnaît la pertinence de nettoyer fréquemment les surfaces dans le métro, il questionne celle de désinfecter régulièrement des aires de jeux pour enfants ou encore les rampes d’accès aux piscines publiques, par exemple.

«Il n’y a pas lieu d’avoir des mesures de précaution si exhaustives», tranche l’expert, qui souligne que le port du masque, le lavage des mains et le respect de la distanciation physique sont les mesures sanitaires à privilégier dans les lieux publics fermés.

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Recevoir un travailleur à domicile pour un service d’urgence

Vous avez subi un dégât d’eau ou l’un de vos électroménagers nécessite une réparation immédiate? Si un professionnel doit se présenter à domicile pour un service d’urgence, certaines mesures préventives s’imposent pour assurer à la fois la santé de sa famille et celle du travailleur.

Avant

Si l’un des membres de la famille a reçu un diagnostic de la COVID-19 ou présente des symptômes pouvant y être associés (toux, fièvre, etc.), il est primordial d’en informer l’entreprise lors de la prise de rendez-vous afin que le travailleur puisse se préparer adéquatement.

Pendant

Durant toute la visite, il faut limiter les contacts entre les occupants du logement et le professionnel. Par exemple, une seule personne doit être désignée pour interagir avec le réparateur – en respectant toujours la distanciation sociale. Les autres membres de la famille doivent se regrouper dans une pièce fermée le temps de l’intervention. De plus, la personne responsable doit ouvrir elle-même toutes les portes et lumières afin de réduire le nombre de surfaces touchées par le travailleur et, par le fait même, limiter les risques de contamination.

Des papiers à signer? Une fois de plus, il faut utiliser un crayon personnel et demander à ce que les documents soient déposés sur une surface propre plutôt que transmis de main à main. Les personnes à risque vivant seules se voient dans l’obligation d’accueillir eux-mêmes le travailleur. Dans ce cas précis, il faut se couvrir entièrement la bouche et le nez avec un masque ou un linge propre pendant la visite du travailleur.

Après

Une fois le travailleur à domicile parti, toutes les surfaces qu’il a touchées doivent être désinfectées, et le membre de la famille responsable de la visite doit se laver les mains soigneusement.

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