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Défilés en rafales

Kenya Hunt, Metro World News

Jusqu’à dimanche, la Semaine de mode de Paris bat son plein. Et il y a de tout : à chaque défilé son univers, son style, ses repères, et le bonheur de retrouver les codes d’un créateur. Aperçu de quelques défilés.

Dior met la joie sur les podiums
Les créations de John Galliano pour Dior sont un antidote fantastique au climat déprimant qui règne sur les marchés boursiers. Si la transparence de la lingerie attire l’attention dans ses jupes à volants tout en légèreté, les lignes de ses bustiers et de ses corsets sont nettes et structurées. Parmi les points forts de la collection, notons une robe cocktail d’une grande simplicité et une redingote orange à la fois intemporelle et très contemporaine.

Le lâcher des oiseaux de Cacharel
Les invités de la salle Le
Nôtre, au Carrousel du Louvre, ont profité de deux défilés en un. Le
premier, la collection du duo de designers Eley et Kishimoto intitulée
«Un oiseau migrateur», ressemblait à une célébration de la femme
moderne, du bureau à la plage. En ouverture, une série d’ensembles
parfaits pour aller travailler sur fond de générique de Sex and the
City, suivi de 9 to 5, de Dolly Parton. Les pantalons et robes
portefeuille ont dominé cette sélection. Le second défilé a créé la
surprise après le salut de Mark Eley et de Wakako Kishimoto, quand un
essaim de mannequins a fait irruption avec des robes Cacharel vintage
en coton fleuri. Le fondateur de la marque, Jean Bousquet, qui fêtait
ses 76 ans, a fermé la marche au milieu des applaudissements et du
Happy birthday de Stevie Wonder.            

Sobriété chez Yamamoto
En même temps que le premier mannequin est apparu sur le podium du défilé de Yohji Yamamoto vêtu d’une robe asymétrique noire et portant des lunettes tout aussi foncées, le Dow Jones a fait une chute record, conséquence de la crise financière. C’est une expérience surréaliste d’être dans une pièce entourée de luxe pendant que l’économie mondiale s’écroule. Devrait-on s’évader à travers de jolies choses ou se résoudre à ne mettre que du noir? On ignore si le climat économique actuel a eu une influence sur Yamamoto, mais le créateur a bien résumé les temps difficiles que vivons avec sa sobriété actuelle : des vestes larges et fluides et des pantalons noirs créent un contraste avec de longues jupes blanches et des robes qui font des vagues à chaque mouvement. Une composition assez discrète pour piano a servi de bande-son. Une sombre affaire avec une lueur d’espoir.

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