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Une histoire de couleurs

Les couleurs à la mode ne sont pas seulement dictées par les designers du monde de la haute couture. Elles sont aussi le reflet de la société. À l’image de la mode, elles évoluent en fonction de l’époque.

 Plus que de simples tendances, les couleurs à la mode révèlent les courants de pensée de la société et de l’époque qui les adoptent. Selon Mariette Julien, professeure à l’École supérieure de mode de Montréal à l’UQAM et auteure d’ouvrages sur la mode et la publicité, il n’y a pas de hasard quand il est question des dernières couleurs à la mode.

Ce sont des groupes d’experts qui annoncent chaque saison les couleurs qui seront en vogue. Ces derniers font des sondages, visitent les grandes villes du monde, questionnent des sociologues et des économistes et étudient les valeurs sociales prédominantes. «Ils n’imposent pas les couleurs, précise Mariette Julien. Ils les déterminent à l’aide des informations qu’ils amassent.»

À titre d’exemple, la professeure et auteure parle de la volonté d’avoir une famille nombreuse au cours des années 1950, période pendant laquelle le bleu poudre et le rose ont été les couleurs prédominantes. Ou encore, elle mentionne la révolte de la jeunesse des années 1970, illustrée par la couleur orange, ainsi que le retour à la terre, exprimé à cette époque par le brun. À la fin des années 1980, la mode des couleurs fluorescentes répondait à l’importance qu’on accordait à l’individu. Puis, au début du nouveau millénaire, on a valorisé la célébrité et la jeunesse, ce qui s’est exprimé par la popularité du blanc, associé au renouveau et au vedettariat, et du vert pomme, couleur des fruits qui ne sont pas encore mûrs.

Finalement, Mme Julien explique que les couleurs vibrantes de cette année signifient une volonté de redonner du pep à une population vieillissante ainsi qu’une recherche de l’extrême.

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