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Cinq questions à Anna Molinari

Kenya Hunt - Metro World News

«La mode italienne est plus proche des besoins des femmes», affirme la doyenne du glamour à l’italienne, Anna Molinari. En pleins préparatifs pour ses défilés Blumarine et Blugirl, présentés jeudi et vendredi à la Semaine de mode de Milan, elle a trouvé le temps de répondre à nos questions. Entretien.


Chaque Semaine de mode semble avoir sa spécificité. Comment décririez-vous le style milanais?

Les Italiennes sont modernes et cosmopolites. Elles voyagent beaucoup et sont très sophistiquées. Elles préfèrent un style bien défini et des pièces bien taillées aux détails luxueux. Il n’est pas facile de les satisfaire, mais je suis persuadée qu’elles continueront à préférer la mode italienne et les designers italiens à cause de leur style unique. Les Français, pour leur part, ont réussi à démontrer leur indiscutable excellence en termes de style. Cela dit, la mode italienne est plus réaliste et plus proche des besoins des femmes qui ont une vie sociale bien remplie et qui voyagent beaucoup. Je pense aussi que la mondialisation a aplani certaines différences : les femmes veulent toutes être élégantes et séduisantes dans toutes les circonstances. Des villes comme New York et Londres recèlent plusieurs talents créatifs.

Que recherchez-vous quand vient le temps de recruter des mannequins? Quelles sont les qualités qui reflètent le mieux vos vêtements?
J’aime l’élégance et la personnalité, parce que ces aspects peuvent transformer une collection au complet. Dans les années 1990, les filles de ce genre étaient les mannequins par excellence. Elles séduisaient grâce à leur style et à leur charme. Bien sûr, elles avaient leurs qualités et leurs défauts, leurs fantaisies et leurs caprices, mais c’était «l’âge d’or» de la mode, des grands designers, des photographes et des campagnes publicitaires où la créativité n’avait pas de limite. Aujourd’hui, il est plus difficile de trouver quelqu’un avec une personnalité aussi forte parce que même l’esthétisme est standardisé.

Vous saluez toujours avec un bouquet de fleurs et vous utilisez beaucoup d’imprimés floraux dans vos collections. Que représentent les fleurs pour vous?

On me surnomme «la reine des roses»! En fait, cette passion remonte à mon enfance. La maison où j’ai grandi avec mes parents était entourée d’un magnifique jardin rempli de plantes et de fleurs parfumées. Couper une fleur était un sacrilège à mes yeux : chaque fleur doit vivre dans son habitat, être entretenue religieusement. Je crois que c’est cette expérience qui m’a permis de mieux comprendre la beauté. Je recherche l’harmonie entre l’humain et la nature qui l’entoure, et tout cela a influencé ma manière de voir la mode.

Quelle est l’erreur que les femmes commettent le plus souvent?

Suivre à tout prix les tendances saisonnières. Je pense qu’il est important que les femmes n’oublient jamais de choisir des vêtements qui mettent leurs atouts en valeur et cachent leurs défauts. Une femme
ne devrait jamais suivre aveuglément les diktats de la mode sans personnaliser ce qu’elle porte.

Quels sont vos plaisirs coupables avant le marathon des défilés?
Quand j’arrive à Milan, quelques jours avant le défilé, je vais magasiner dans le quartier de la mode, situé dans le centre de la ville.

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