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Médicaments: un régime public permettrait de sauver des milliards

Un régime public universel d’assurance médicaments permettrait aux contribuables canadiens d’épargner jusqu’à 10,7 G$, selon une étude du Centre canadien de politiques alternatives et de l’Institut de recherche et d"informations socio-économiques (IRIS) rendue publique aujourd’hui. Le passage d’un système public-privé à un système entièrement public permettrait donc une réduction des coûts de 43%.

À l’heure actuelle, seulement 45% des dépenses en médicaments sont prises en charge par l’État, chose qui n’a aucun sens, d’après les auteurs de l’étude.

«Les Canadiens ne peuvent pas se passer d’un régime public universel, soutient Marc-André Gagnon, professeur à la School of Public Policy and Administration de l’Université Carleton d’Ottawa, par voie de communiqué. Les politiques canadiennes en matière de prix des médicaments est un échec complet. Plusieurs Canadiens n’ont pas un accès équitable aux médicaments; le manque de couverture [fait en sorte que certaines personnes ne peuvent recevoir que quelques traitements, ce qui est inefficace]; et le système en lui-même n’est pas durable parce que nous ne pouvons pas contrôler la hausse des prix des médicaments.»

Selon le rapport, le Canada est le troisième pays au monde où les médicaments d’ordonnance sont le plus chers en raison de l’inflation volontaire des prix pour attirer les investissements de l’industrie pharmaceutique.

Un régime universel permettrait donc un accès équitable aux traitements à tous les Canadiens, ce qui générerait des économies substantielles. Un tel régime assurerait aussi une évaluation plus rigoureuse des nouveaux médicaments et permettrait une économie sur les frais administratifs pour la gestion du régime (8% pour le privé contre 2% pour le public).

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