Comme les héroïnes de La galère
Alors que plusieurs jeunes professionnels doivent souvent se contenter d’un appartement qu’ils aiment plus ou moins, c’est dans une véritable maison de rêve que vivent Catherine Paradis et trois de ses amies. Une demeure qui évoque l’émission La galère pour jeunes de la vingtaine.
Dès que l’on franchit les portes de la grande maison du quartier Notre-Dame-de-Grâce (NDG), on saisit immédiatement toute la vie et la jeunesse qui l’habite. Un coup de fraîcheur qui se fait sentir dans les couleurs vives qui illuminent les murs, mais aussi dans les meubles dépareillés, provenant des anciennes vies des jeunes locataires. Construite en 1920, la maison a conservé ses airs d’époque, avec ses hauts plafonds et ses multiples moulures. Et avec la décoration hétéroclite, on est tout de suite plongé dans une ambiance chaleureuse, pleine de vie.
Pour Catherine et ses amies, qui y vivent depuis juin, c’est un véritable coup de chance que d’avoir trouvé une telle demeure.
«C’est très grand! On est quatre filles, mais on ne se pile jamais sur les pieds. Et après deux ans à vivre dans un trois et demi, ça change vraiment une vie. Surtout que, maintenant, on a un lave-vaisselle!» lance-t-elle en riant.
La charmante maison à deux étages ne comporte pas moins de six chambres à coucher, deux bureaux, dont un pouvant être réaménagé en chambre, un grand salon, une salle à manger ainsi qu’une cuisine assez spacieuse pour y aménager une table. Le sous-sol est aussi fonctionnel, bien que peu utilisé, et les colocataires ont aussi accès à une véranda qui donne sur une jolie cour arrière. Aspect non négligeable quand il s’agit de colocataires féminines : il y a trois salles de bain.
Un bémol : le ménage
Seul réel inconvénient : l’entretien. Pour voir à la lourde corvée de ménage qui s’imposait, les quatre colocataires ont pris les grands moyens en engageant une femme de ménage.
La maison appartient à la famille de Catherine depuis 1998, mais celle-ci a voulu vivre la vie d’appartement avant de s’y installer. «Je n’avais pas le goût, à 22 ans, d’avoir une vie d’adulte, avec des responsabilités d’adulte, explique-t-elle. Mais quatre irresponsables ensemble, ça doit bien faire au moins une personne responsable au total!» s’exclame-t-elle.
Maintenant, à savoir si les quatre amies de longue date vivront encore longtemps ce remake de La galère, elles répondent qu’elles se laissent un an pour décider. Mais le confort et le bien-être qui émanent de l’endroit laissent plutôt croire que la grande maison de NDG sera probablement leur dernier logis avant qu’elles n’assument, une fois pour toutes, la vie d’adulte responsable.