Gérer en bon père de famille
L’expression «bon père de famille» ne figure plus dans les déclarations de copropriété rédigées après 1994. C’est pourtant une vieille notion de droit naturel. Déjà présente dans les lois d’Hammourabi, roi de Babylone, au XVIIIe siècle av. J.-C., elle invite le père de famille à traiter les siens avec équité.
Pour les administrateurs d’un condo, l’équité commence par l’attitude d’accueil et de bienveillance à l’endroit des copropriétaires. Reconnaître les autres membres du syndicat comme des partenaires et se mettre à leur écoute, c’est faire preuve d’empathie, selon l’expression du psychologue Carl R. Rogers.
Une règle pour tous
Traiter avec équité, c’est aussi être juste et impartial. C’est appliquer la déclaration de copropriété de la même manière avec tous les copropriétaires, sans égard aux affinités, alliances, opinions ou manière de voter. Administrateur vient du mot latin qui signifie «service». Ce qui implique de demeurer disponible malgré les divergences et de ne pas poser de geste qui fasse du tort. Dans la gestion courante, comme dans la prise de décision, c’est faire preuve de transparence et de démocratie.
Agir en bon père de famille, c’est enfin essayer de comprendre les interactions entre copropriétaires face aux enjeux liés à la copropriété. Tous les spécialistes en psychologie des organisations suggèrent aux administrateurs de développer leur capacité de percevoir et d’analyser la dynamique d’un groupe. Ils leur proposent en outre d’adopter un leadership horizontal et ouvert, plutôt que vertical et fermé. Ce leadership, selon eux, stimule la communication, tout comme la résolution de problème et la gestion de conflit.