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Plaidoyer pour des garages qui innovent

Une balade dans différentes rues de banlieue témoigne de la préoccupation principale des planificateurs, des promoteurs et des propriétaires: le stationnement. La dépendance au véhicule motorisé et, conséquemment, l’intégration des garages aux habitations sont des phénomènes relativement récents.

À l’origine, les voitures étaient stationnées au sous-sol. Situé à l’avant ou sur le côté, le garage de l’automobile familiale était discret. Comme chaque membre de la famille a maintenant son  véhicule et que certains règlements municipaux stricts exigent quatre espaces de stationnement par maison, le garage a été déplacé vers la façade.

Une visite dans un de ces endroits permet de découvrir qu’aucune voiture n’y est stationnée. Ils servent plutôt d’armoires géantes pour les objets ménagers inutilisés. Souvent, les voitures sont stationnées dans la cour ou la rue. La construction des garages sur la façade a eu un effet néfaste sur la vie sociale en raison de la perte de contact visuel avec les voisins. Si la place d’une voiture n’est pas nécessairement à l’avant, il faut trouver d’autres emplacements.

Penser l’entrée autrement

Il est temps d’envisager le retour des allées dans nos quartiers et d’examiner les avantages d’un garage à l’arrière de la maison. Les maisons pourraient être bâties près du trottoir, ce qui laisserait plus d’espace à l’arrière pour un garage. Il y a aussi la solution du stationnement commun. Par exemple, les maisons en rangée pourraient partager un garage souterrain situé à l’arrière.

On remarquerait à peine que leur arrière-cour est construite sur le toit du garage. Les structures de stationnement représentent une autre option digne de considération. Chaque groupe de maisons pourrait se doter d’une structure à quelques minutes de marche, qui serait bien intégrée aux maisons, aménagée et peu visible.

Si l’aspect financier domine, un stationnement commun en surface pourrait être utilisé. Bien situé et semblable aux stationnements européens, il pourrait être intégré harmonieusement, avec des arbres qui offriraient de l’ombre en été. Finalement, on pourrait explorer le stationnement dans la rue. Au nom du déneigement et de la circulation des camions d’incendie, certaines municipalités ont interdit le stationnement sur rue. Le moment est venu de revoir la valeur de ces arrêtés et, avec un peu de chance, de les modifier. 

De nos jours, on dirait qu’il est aussi important d’abriter des voitures que des humains. Si nous souhaitons restaurer les rues de nos quartiers, nous devrons commencer à faire passer les gens avant les voitures.

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