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Un nouveau service pour les séropositifs afin de mettre un frein à l'abus

Les personnes séropositives qui ont de la difficulté à faire respecter leurs droits peuvent désormais compter sur un nouveau service d’information juridique pour les aider à obtenir un traitement équitable.

Officiellement lancé hier, le service VIH info droits est une initiative de la Coalition des organismes communautaires québécois de la lutte contre le sida (COCQ-Sida). Les personnes séropositives, leurs proches ou quiconque est en contact avec des gens aux prises avec le VIH – employeurs, collègues, professionnels de la santé, intervenants communautaires – peuvent demander conseil à l’équipe de VIH info droits en cas de litige.

Offert depuis l’automne, le service a déjà répondu à une trentaine d’appels et est passablement occupé, aux dires de Stéphanie Claivaz-Lo­ranger, avocate et coordonnatrice du programme Droit de la personne et VIH à la COCQ-Sida.

«De plus en plus, les personnes qui vivent avec le VIH-sida ont les capacités physiques pour faire partie de la vie active pendant longtemps. Elles peuvent travailler et s’impliquer dans la communauté, a-t-elle expliqué. Mais comme il reste beaucoup de préjugés, elles vont souvent se retrouver dans des situations où ce n’est pas facile pour elles de faire valoir leurs droits.»

Service unique

Le service VIH info droits n’a pas d’équivalent dans la ré­gion de Montréal. Les personnes séropositives pouvaient compter jusqu’à tout récemment sur les conseils du Comité des personnes at­teintes du VIH (CPAVIH), mais depuis que le Comité a fermé ses portes, l’aide se faisait rare.

«Le service répond à un véritable besoin, a noté Mme Claivaz-Loranger. Il permet d’outiller les gens concernés par le VIH et de faire connaître les droits des personnes séropositives. C’est donc plus qu’un service d’information, c’est aussi un outil de prévention.»

La COCQ-Sida n’offre pas de service de représentation, mais elle peut référer les personnes qui souhaiteraient porter plainte aux organismes concernés, la Com­mission des droits de la
personne par exemple. En dernier recours, la Coalition peut aussi référer les plaignants à un avocat qui saura les défendre devant la justice.

VIH info droits
514 844-2477 poste 34

Histoires de séropositifs rejetés
– La COCQ-SIDA cite le cas d’une dame séropositive qu’un dentiste a refusé de soigner en raison de son état de santé. Or, le code de déontologie de l’Ordre des dentistes du Québec stipule qu’il est interdit de refuser de soigner un patient pour cette

– Une autre dame a fait appel à raconté à VIH?info droits qu’un employeur lui a posé des questions sur son état de santé, lors d’un entretien d’embauche, ce qui contrevient à la Charte des droits et libertés, les questions devant porter uniquement sur qualités et aptitudes professionnelles du candidat.    
– PC

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