En 3 questions : Autisme
Aujourd’hui a lieu la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme. La Fondation des Petits Trésors de l’Hôpital Rivière-des-Prairies a ainsi tenu, la semaine dernière, une table ronde afin de démystifier ce trouble neurovedéloppemental qui touche plus de 45 000 Québécois. Métro vous présente les faits saillants de cette conférence donnée par le Dr Laurent Motron et la psycho-éducatrice Suzanne Minot, et animée par la porte-parole Sylvie Lauzon.
Qu’est-ce que l’autisme?
C’est un trouble envahissant du développement qui est d’origine génétique. Ce trouble apparaît vers l’âge de 6 à 8 mois au moins et est souvent détecté par les parents autour de 18 mois. Les signes liés à la communication sont différents pour un autiste, tout comme les signes sociaux et sa façon d’interagir avec les autres. Il présente aussi souvent des comportements répétitifs et des intérêts restreints.
L’autisme est-il une déficience intellectuelle?
La question de l’intelligence est centrale dans ce trouble. L’autisme influence la façon de percevoir le monde. On peut comparer un autiste à un sourd : si on parle à un sourd, ce dernier risque fort de ne pas répondre, et on pourrait croire qu’il n’est pas intelligent. Mais un autiste a sa propre forme d’intelligence. Il a souvent la capacité de stocker et de comprendre une quantité phénoménale d’informations. C’est une intelligence qui peut très souvent être tournée vers l’académique.
Un enfant autiste reste-t-il autiste toute sa vie?
Oui. Il n’y a pas de notion de guérison pour ce trouble, et aucune médication n’agit en tant que tel sur l’autisme. Les interventions visent donc à ce que les autistes soient suffisamment capables de communiquer et de fonctionner dans la société pour mener une vie heureuse. Mais une lacune persiste encore aujourd’hui?: alors qu’il y a beaucoup d’aide pour les jeunes autistes, ces derniers n’en ont pratiquement plus après l’âge de 18 ou 20 ans, par exemple pour intégrer le marché du travail.