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Le sac à main, le portefeuille et la montre…

Avez-vous déjà remarqué que plus un sac à main est grand, plus il contient de trucs inutiles?

J’en veux plus!

Nous devons souvent faire face à des limites ou à des manques dans la vie – manque d’argent, manque de temps, manque d’espace. Peu importe la limite, notre réflexe est d’en vouloir toujours plus au lieu de nous interroger sur nos besoins réels.

Parfois, c’est vrai, nos besoins augmentent, et nous n’avons d’autre choix que de réagir en conséquence. Par exemple, si nous avons des enfants, il peut être nécessaire de gagner un meilleur salaire, d’acheter une plus grosse voiture ou de déménager dans un endroit plus spacieux. Cependant, le «gonflage» mène souvent au gaspillage.
 
Le sac à main

Je connais une femme qui possède un tout petit sac à main, plus petit encore que mon portefeuille. J’en connais une autre qui a un sac à main gigantesque qu’elle doit balancer par-dessus son épaule. La courroie, qui sert de bandoulière, lui permet de libérer ses deux mains afin de transporter un porte-documents rempli à craquer dans l’une et un fourre-tout dans l’autre. La première femme est avocate. J’ignore ce que fait la seconde, mais elle doit certainement être quelqu’un de très important.

Le portefeuille

Les portefeuilles ont été inventés pour qu’on y mette de l’argent. Et qui n’en voudrait pas toujours un peu plus? Habituellement, nous croyons que nous pourrions améliorer notre sort si nous avions juste un tout petit peu plus d’argent, pour être un tout petit peu moins serrés à la fin du mois.

Malheureusement, plus d’argent entraîne plus de désirs : nous pourrions peut-être enfin acheter une plus grosse maison ou nous offrir des vraies vacances…

La montre

Aimeriez-vous que la journée compte 25 heures afin de prendre une heure de plus pour relaxer? Personnellement, je ne dirais pas non. Bien sûr, peu de temps s’écoulerait avant que nous utilisions cette heure supplémentaire pour rattraper un retard au travail, courir jusqu’au magasin ou même prendre un boulot à temps partiel pour faire juste un tout petit peu plus d’argent, pour être un tout petit peu moins serrés à la fin du mois.

Limiter ses besoins

La réaction habituelle à un sentiment de manque est de vouloir combler le vide. Mais les manques peuvent parfois avoir des conséquences bénéfiques. Ils nous obligent à réexaminer nos besoins et nos priorités. Ils limitent le gaspillage en nous obligeant à être plus efficaces dans l’utilisation des ressources à notre disposition.

Nous interroger pour déterminer si nous avons vraiment besoin de plus n’est peut-être pas aussi amusant que de tenter d’en obtenir plus, mais là réside peut-être le secret pour triompher de plusieurs de nos frustrations.

D’un autre côté, un tout petit peu plus d’argent ne nous ferait pas de mal non plus.
www.douglas.qc.ca

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