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Des souhaits étranges

Soyons francs. N’avons-nous pas tous déjà désiré un boa constrictor pour Noël? Bon, d’accord, peut-être pas tous, mais je suis certain que nous avons tous eu des souhaits plutôt bizarres, au fil des ans. Dans mon cas, le serpent a fait l’objet de ma deuxième tentative d’avoir un animal de compagnie original, après que ma mère m’eut refusé un chimpanzé. «Allez, maman, un singe! Qu’est-ce qu’il y a de mal à avoir un singe?»

Elle n’a pas changé d’avis. Allez savoir pourquoi! Bien sûr, j’ai mûri, avec le temps. Je ne rêve plus de choses inaccessibles, comme les animaux exotiques. Je désire plutôt la fin des attentats-suicides, de l’esclavage des enfants, de l’ignorance, de la malhonnêteté des politiciens, du gaspillage effréné des ressources, etc. Bon, d’accord, je suppose que je me fais toujours autant d’illusions. Néanmoins, il est permis de rêver. Voici deux choses qui, je l’espère, sont encore à notre portée.

Découvrir la source
Mon premier souhait est que les gens découvrent l’origine de bien des problèmes dont ils se plaignent. Si vous voulez comprendre la source des grands conflits qui poussent des pays à entrer en guerre, vous n’avez qu’à regarder autour de vous ce qui provoque les petits conflits. Vous verrez facilement des attitudes intolérantes, du parti pris, une mentalité de «c’est nous contre eux», une étroitesse d’esprit et une loyauté aveugle, entre autres.

Ces attitudes créent un monde de confrontation, dans lequel il devient facile de blâmer les autres pour tous nos problèmes. Notre manque d’esprit critique (ne pas remettre en question nos hypothèses) nous fait glisser vers la tendance, si facile à suivre, d’attribuer nos frustrations personnelles à des facteurs extérieurs et de trouver des défauts dans les actes et les opinions des autres.

Respecter les autres
Mon second souhait est que les gens comprennent que le respect des autres peut contribuer grandement à résoudre la plupart des problèmes ci-dessus. Des causes profondes exigent des solutions profondes. Le respect des autres est l’antidote à l’intolérance, aux conflits et aux abus. Cela signifie de tolérer les gens qui ont une perspective du monde différente de la nôtre, d’accepter ceux qui ont simplement l’air différents, et de ne pas profiter des gens qui sont vulnérables. Respecter les autres est la meilleure façon de gagner le respect de soi-même.

Ce n’est pas du tout cuit
Bien sûr, il est beaucoup plus facile de viser un idéal noble que de le réaliser. J’ai parfois à lutter contre mes propres défauts. Par exemple, chaque année, ma mère me dit : «Je ne veux pas de cadeau. Je veux seulement du respect.» «Désolé, maman, ce n’est pas ce que tu auras! Voici plutôt un poinsettia!» J’imagine que j’ai gardé un peu d’amertume à propos du singe…
Joyeux Noël à tous!

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