Accra, Ghana: une famille unie… mais divisée par le VIH
Les membres de la famille Ogori n’ont pas tous connu le même sort : une moitié d’entre eux sont porteurs du VIH, mais pas l’autre. « J’ai appris que j’étais atteinte du VIH il y a deux ans, lorsque j’étais enceinte de mon deuxième fils, raconte Beatrice Abakah-Ogori, une coiffeuse qui habite à Accra, au Ghana. Je n’arrivais pas à y croire. Peu de temps après, mon mari Charles a subi un test de dépistage du VIH, qui s’est révélé négatif. Ç’a été très difficile pour lui, mais il a décidé de ne pas m’abandonner.»
Mme Abakah-Ogori a immédiatement commencé un traitement antirétroviral. Son fils, Herbert, est né en parfaite santé. «Après tous les tests de dépistage qu’il a subis, il ne fait aucun doute qu’il est séronégatif, précise-t-elle. Les médecins nous ont encouragés à soumettre notre fils aîné, Bright, à un test de dépistage. Il est séropositif. Pendant ma grossesse, comme j’ignorais que j’étais atteinte du VIH, je ne savais même pas que je risquais de le lui transmettre.»
Mme Abakah-Ogori espère que Bright sera ingénieur, la carrière dont son père rêvait. Qu’en est-il d’Herbert? « J’aimerais qu’il soit médecin, affirme-t-elle. Il pourrait aider les autres comme les docteurs l’ont aidé à naître en parfaite santé.»