Soutenez

Une pilule miracle pour se mettre en forme

BackBeatGo 2 lifestyle image. Photo: Métro
Elodie Noël - Metro World News

Dans un avenir pas si lointain, on pourra peut-être profiter des bienfaits de l’exercice physique sans lever le petit doigt. Ce rêve de tous les paresseux pourrait devenir réalité grâce à une pilule qui produit les effets de l’entraînement.

Perdre du poids sans faire d’exercice? Trop beau pour être vrai! Pourtant, des scientifiques travaillent à mettre au point une pilule qui permettrait d’y arriver.

Des chercheurs de l’université de Sydney ont documenté la manière dont l’exercice influe sur notre corps, ce qui devrait leur permettre de fabriquer un jour des médicaments capables de reproduire cette chaîne de réactions.

«L’exercice provoque un enchaînement très complexe de réponses dans l’organisme. Il joue un rôle essentiel dans le contrôle du métabolisme et la sensibilité à l’insuline, par exemple, explique le coauteur de l’étude, le Dr Nolan Hoffman, de la Faculté de sciences Charles Perkins. Les scientifiques soupçonnent l’existence de ce phénomène depuis longtemps, mais c’est la première fois qu’on réussit à déterminer avec précision ce qui se passe.»

«L’exercice est la meilleure thérapie qu’on connaisse pour soigner plusieurs maladies, dont le diabète de type 2, les problèmes cardiovasculaires et certains troubles neurologiques. Mais bien des malades ne sont pas en état de s’entraîner.» -David James, responsable de l’étude

Pour arriver à ce résultat (que le Dr Hoffman qualifie de percée spectaculaire), des scientifiques ont effectué des biopsies musculaires sur quatre hommes en santé, qui n’étaient pas des athlètes et qui venaient de faire 10 minutes d’exercice intense. En recourant à la spectrométrie de masse, ils ont découvert que cette activité physique avait déclenché plus de 1 000 changements dans l’organisme des participants, des changements qu’on n’associait pas auparavant à l’exercice.

«L’exercice est la meilleure thérapie qu’on connaisse pour soigner plusieurs maladies, dont le diabète de type 2, les problèmes cardiovasculaires et certains troubles neurologiques, explique le professeur David James, responsable de l’étude. Mais bien des malades ne sont pas en état de s’entraîner. Il est donc impératif que nous mettions au point des substances dont les effets reproduisent ceux de l’exercice.»

Seule ombre au tableau, l’élaboration de ces médicaments risque de prendre plus d’une décennie… D’ici là, pas question de déserter le gym!

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.