Visite à Malte: une touche de miel en pleine Méditerannée
À 93 kilomètres de la Sicile, dans les eaux bleues de la scintillante Méditerranée, se trouve le secret le mieux gardé d’Europe : Malte. Véritable caverne d’Ali Baba, le petit archipel aux maisons couleur miel surprend par la richesse de son patrimoine historique et la splendeur de ses paysages féeriques, façonnés par le soleil, l’aridité et la mer.
Un décor plus grand que nature à la mesure du rôle stratégique que ce minuscule pays joua dans l’histoire occidentale – il fut longtemps le rempart contre les incursions européennes des arabo-musulmans au Moyen-Âge et à la Renaissance, et le théâtre du plus long siège de la Seconde Guerre mondiale (38 mois entre juin 1940 et juillet 1943). C’est justement cette richesse qui attire les visiteurs.
«Nous sommes dans une région touristique très compétitive. Notre histoire qui s’étend sur plusieurs siècles nous permet de nous démarquer de nos voisins méditerranéens», explique Leslie Vella, directeur du marketing et du développement à l’Organisation nationale du tourisme de Malte (NTOM). Et avec ses imposants témoignages de la période préhistorique (de fabuleux temples), de l’Antiquité, du début du christianisme (des catacombes impressionnantes) et du Moyen-Âge, Malte a tous les atouts pour devenir l’incontournable destination de l’amateur d’histoire.
«Le défi, c’est de concilier le développement du tourisme et la préservation du patrimoine», s’empresse de rajouter Leslie Vella. Une question importante puisque le patrimoine de l’archipel, reconnu par l’UNESCO, est aussi unique que fragile et demande une protection constante. «Déjà nous avons dû prendre des mesures pour protéger les temples mégalithiques de Hagar Qim et de Mnajdra.» D’immenses temples couvrent donc maintenant ces vestiges de l’aube de l’humanité.
Les chevaliers attirent
Si ces monuments sont des attraits touristiques certains, il reste que la présence de l’Ordre des chevaliers de Malte, créé en 1080 pour accueillir et soigner les chrétiens en pèlerinage en Terre Sainte, continue d’être le moteur touristique. «Il existe une aura de mystère autour de cet ordre, même si plusieurs le confondent avec celui des templiers. Beaucoup de touristes viennent nous visiter attirés par les chevaliers de Malte», raconte Dominic Micallef, directeur du département d’histoire et de la culture à la NTOM. Et ils ne seront pas déçus par la multitude de témoignages de la présence des chevaliers.
Intimement liée au développement du pays, cette présence se révèle partout : dans les imposantes forteresses, dans les rues étroites et ombragées qui serpentent dans les villes, dans les éclatantes églises, témoignages de la ferveur religieuse des chevaliers, et dans les aspects les plus simples de la quotidienneté. Comme s’ils avaient façonné le pays à leur image et nous offraient la possibilité encore aujourd’hui de communier avec eux.
Mais Malte, ce ne sont pas que ces chevaliers, c’est beaucoup plus encore. Rapidement, vous serez séduit par cette île envoûtante, aux couleurs chaudes, aux odeurs irrésistibles et où la douceur de vivre a un parfum de miel.