Ahuntsic-Cartierville

Un organisme lance un appel aux femmes victimes de violences conjugales

Un organisme lance un appel aux femmes victimes de violences conjugales
Photo: Tirée de FacebookNoémie Lavoie

Des militantes contre la violence faite aux femmes ont écrit une lettre ouverte à Noémie Lavoie, une jeune fille assassinée par son conjoint lors d’une dispute conjugale.

Noémie Lavoie était âgée de 24 ans et résidait dans un logement HLM de la rue Sauriol Ouest, à Ahuntsic. Elle est morte le 26 février cette année. Son compagnon, Ali Mahadi Mahamat lui aurait tranché la gorge lors d’un conflit. Il a été arrêté sur place et accusé de meurtre non prémédité.

La lettre écrite à l’initiative du Centre des femmes solidaires et engagées (CFSE) est adressée à la victime. Elle est publiée sur toutes les plateformes disponibles pour attirer l’attention des femmes de la communauté.

«Nous avons voulu attirer l’attention des femmes qui vivraient des situations similaires que vivraient d’autres femmes et qui auraient besoin d’aide», indique Jessica Cialdella Agente de communication et de développement au CFSE.

Selon les rédactrices de la lettre, l’épisode dramatique du meurtre de Mme Lavoie rappelle la nécessité de ne pas baisser la garde. «Aux Noémie de ce monde : tu n’es pas seule. Le Centre des femmes solidaires et engagées est là pour t’aider à sortir de cette souffrance. Nous te croyons. Nous te comprenons. Que tu sois convaincue de quitter, fragilisée ou craintive, nous sommes là pour te soutenir. Nous t’accueillerons à bras ouverts, nous t’accompagnerons et respecterons ton processus», écrivent-elles.

Les victimes de violences au sein du couple seraient encore plus vulnérables quand elles décident de quitter leur conjoint.  «Selon statistique Canada, une femme victime de violence risque six fois plus d’être tuée après une séparation avec son conjoint violent», assure Mme Cialdella.

«Au Québec, une femme sur 5 traversera ce même enfer. Pour certaines d’entre nous, la violence a même augmenté après avoir quitté un partenaire violent qui souhaitait maintenir son emprise sur nous», soulignent les militantes dans leur lettre.

Une trentaine de femmes activant dans le milieu communautaire ou de simples citoyennes ont signé ce texte. «On souhaite que d’autres femmes, notamment des représentantes politiques signent avec nous cette lettre», dit Mme Cialdella.

Pour lire le texte intégral Le Centre des femmes solidaires et engagées au 514 388-0980 info@cfse.ca. Le Centre est situé au 1586, rue Fleury Est, porte 100. Il est ouvert les mardis et mercredis de 8h30 à 17h et les jeudis de 8h30 à 21h.

Commentaires 1

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  • Jessica

    Bonjour,

    si vous souhaitez joindre votre nom à la lettre, veuillez contacter le CFSE directement en communiquant avec nous à communication@cfse.ca.

    Nous voulons préciser que l’objectif de cette lettre est de sensibiliser la population face à l’ampleur du problème de la violence entre partenaires intimes (VPI), tout en informant les femmes vivant dans une situation de VPI qu’il existe des ressources à leur disposition pouvant leur venir en aide, qu’elles soient prêtes ou non de vouloir quitter leur partenaire violent.e.

    Si vous ou quelqu’un que vous connaissez vit présentement dans une situation de violence, il existe plusieurs ressources dans le quartier d’Ahuntsic et ailleurs à Montréal pouvant vous soutenir. Nous tenons également à rappeler de l’importance du rôle de SOS Violence conjugale en matière d’intervention auprès des femmes victimes de violence : http://www.sosviolenceconjugale.ca/ Tél: 1 800 363-9010

    Concertation Femmes est également un centre de femmes et une ressource clé dans Bordeaux-Cartierville qui intervient auprès des femmes, offrant soutien, écoute et accompagnement : http://www.concertationfemme.ca/ Tél : (514) 336-3733

    En situation d’urgence, composez le 911.

    Nous tenons également à rappeler que tous ces services sont 100% confidentiels et sans jugement.