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Le PPC présente son candidat dans Pierrefonds-Dollard

Le PPC présente son candidat dans Pierrefonds-Dollard
Photo: François Lemieux/Cités Nouvelles

Fondé en septembre, le parti populaire du Canada (PPC) a choisi son candidat pour la circonscription fédérale de Pierrefonds-Dollard. Lee Weishar, un conseiller financier et superviseur de 39 ans en sera à sa première expérience politique lors des élections générales, cet automne.

L’équilibre budgétaire, la réduction de la dette, des barrières commerciales et du capitalisme de copinage sont ses priorités.

À l’emploi de la multinationale spécialisée dans la gestion d’actifs, Fidelity Investments depuis trois ans, le résident de Dollard-des-Ormeaux travaille également à son compte comme coach en leadership et finances.

Pierrefonds-Dollard a été un château fort pour le Parti libéral du Canada (PLC) de façon presque ininterrompue depuis 1993. Entre 2011 et 2015, Lysane Blanchette-Lamothe du Nouveau parti démocratique (NPD) avait représenté la circonscription. M. Weishar admet qu’il aura fort à faire pour convaincre les électeurs de la circonscription.

«Ce sera un défi, mais ce n’est pas impossible. Les gens ne connaissent pas vraiment nos politiques, ni pourquoi elles sont bonnes. Je crois que la plupart d’entre eux sont d’accord avec ce qu’on propose. Mais est-ce qu’on va être capable de faire passer notre message ? C’est ça le problème», souligne-t-il.

Sujets de campagne
M. Weishar compte faire la promotion des libertés individuelles lors de sa campagne.

«On devrait être capable de faire ce qu’on veut faire, pourvu qu’on n’empiète pas sur les libertés des autres. On ne peut pas dire de choses mauvaises contre les autres religions. Mais on devrait avoir le droit de dire, peu importe ce qu’on veut, même si c’est dégueulasse. D’autres personnes pourraient ensuite s’exprimer pour dire pourquoi ce n’est pas bien», souligne-t-il.

Partisan d’un plus grand libéralisme économique, le candidat souhaite faire tomber les barrières commerciales et voir Ottawa faire preuve de moins d’interventionnisme.

«Je ne crois pas à une protection pour une industrie ou une entreprise contre les autres. Si une firme fait quelque chose de mieux qu’une autre, elle devrait être capable de grandir. Si l’autre entreprise n’est pas capable de s’améliorer, pourquoi le gouvernement devrait-il la soutenir ? Ce n’est pas juste», explique-t-il.

M. Weishar aimerait aussi que le gouvernement fédéral retourne à l’équilibre budgétaire.

«La plupart des gens pensent que quand le gouvernement fait un déficit pour donner de l’argent à certaines compagnies, ça va aider. Mais ça vole notre futur. Les autres partis veulent soutenir une industrie ou une compagnie en particulier et tous les Canadiens payent pour ça. Si on arrête de faire ça, on va avoir beaucoup plus d’argent dans notre budget», souligne le candidat.

Récemment, le chef du PPC, Maxime Bernier, avait indiqué qu’il n’excluait pas un débat sur le droit à l’avortement si un membre de son parti décidait de proposer un projet de loi à ce effet. De son côté, M. Weishar se dit pro-choix, mais il appuie la position de son chef.