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17:08 21 juin 2019 | mise à jour le: 21 juin 2019 à 17:08 temps de lecture: 3 minutes

Des odeurs nauséabondes qui dérangent

Des odeurs nauséabondes qui dérangent
Photo: François Lemieux/Cités Nouvelles

Exaspérés par des odeurs nauséabondes émanant d’un site d’enfouissement de matériaux de construction situé à proximité, des résidents de la rue Oakwood, à Pierrefonds, devront prendre leur mal en patience. La firme Services Matrec attend depuis plus d’un an l’autorisation de Québec pour mettre en place des mesures pour régler le problème.

L’entreprise, qui possède le site depuis 2016, a un plan de match pour pallier les émanations, qui proviennent de la décomposition du bois et du gypse au contact de l’eau. Il est prévu de tripler le nombre de capteurs de biogaz et d’ajouter une nouvelle torchère.

«Ça va faire en sorte que les biogaz ne s’échapperont pas du site. C’est un peu comme un système de balayeuse centrale qu’on a dans nos maisons. C’est un système qui aspire les biogaz qui sont à l’intérieur des cellules d’enfouissement. Ces biogaz sont dirigés vers une torchère où ils sont brulés», indique le porte-parole de Services Matrec, Bernard More.

La firme prévoit également installer un système de recouvrement composé de différents matériaux sur les matières résiduelles avant de recouvrir le tout d’une membrane synthétique.

Estimés à 6 M$, ces travaux devraient prendre 18 mois à réaliser, une fois que le ministère de l’Environnement aura accordé à la firme un certificat d’autorisation.

Services Matrec ignore quand Québec prendra une décision, mais l’entreprise affirme que les discussions se poursuivent avec le ministère.

«On nous dit qu’on approche la fin du processus. On a hâte de commencer les travaux. Cependant, on n’est pas surpris. Le processus peut paraître très lent. Mais on est habitué à ce genre de délai, à ce genre de discussions et d’échanges avec le ministère. On espère avoir une confirmation. On est confiant qu’on va obtenir le certificat d’autorisation», souligne M. More.

Pas de risque
Le service de relations médias du ministère de l’Environnement a quant à lui fait savoir, au début juin, qu’une décision pourrait être prise au cours des prochaines semaines.

Résidente de la rue Oakwood depuis 1987, Ginette Lalonde se plaint que les odeurs qui s’émanent du site incommodent les résidents du coin depuis de nombreuses années.

«En temps humide, l’air est très pesant. Il y a des odeurs d’œufs pourris qui émanent du site. Quand il fait chaud et humide ou s’il pleut et c’est humide, on sent tout de suite une variation dans l’air. Ça sent mauvais. C’est sûr que ça diminue la valeur de revente de nos maisons», soutient-elle.

La Direction régionale de la santé publique de Montréal affirme de son côté que les odeurs, quoiqu’incommodantes, ne représentent pas un danger pour la santé des résidents du coin.

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