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15:25 23 octobre 2019 | mise à jour le: 23 octobre 2019 à 15:25 temps de lecture: 3 minutes

Contamination à L’Île-Bizard

Contamination à L’Île-Bizard
Photo: Gracieuseté

Une ferme du chemin du Bord-du-Lac à L’Île-Bizard a été mise à l’amende pour des travaux effectués sans permis et pour malpropreté. Des matériaux contaminés aux hydrocarbures ont été déversés sur son terrain, en août.

Un entrepreneur a notamment livré de la terre afin d’effectuer un remblai pour servir de base à un projet de serres hydroponiques.

«J’avais initialement obtenu une analyse démontrant que les matériaux étaient corrects. Mais le matériel de bonne qualité a été contaminé volontairement ou non par l’entrepreneur. Il a pulvérisé de l’asphalte et l’a mélangé avec le matériel qu’il nous a amenés. Ça a été fait à mon insu», indique l’agronome qui gère la Ferme Bord-du-Lac, Benoit Girard.

Une enquête a été ouverte après que la conseillère d’arrondissement, Suzanne Marceau, ait été alertée par un citoyen qui se plaignait des nombreux camions qui déversaient leur chargement à la ferme située au nord-ouest de l’arrondissement.

«On a constaté qu’il y avait eu un remblai sans permis. Le lendemain, il y a eu des discussions avec le propriétaire, explique le maire d’arrondissement, Normand Marinacci. Les travaux de remblayage ont été arrêtés. Ce n’est pas terminé encore, mais on va suivre ça de très près et méthodiquement.»

Quatre chargements de camion de terre contaminée ont depuis été retirés du site selon M. Girard.

Amendes
Deux constats d’infraction ont été remis. Un premier de 150$ pour les travaux illégaux et un autre de 273$ pour un amoncellement non contaminé, mais considéré comme une nuisance.

M. Marinacci prévoit revoir la réglementation afin d’augmenter le montant des pénalités prévues pour ce genre d’infractions. Entre temps, la seule conseillère d’Ensemble Montréal au conseil d’arrondissement aurait souhaité une réaction plus musclée dans ce dossier.

«J’aurais voulu qu’on mette les points sur les i et dire que ça, ce n’est pas acceptable. On a plutôt attendu de savoir si c’était contaminé, souligne Mme Marceau. Il aurait fallu agir rapidement en envoyant une mise en demeure pour qu’il remette le terrain dans son état naturel. Là, on ouvre la porte à tout autre déversement illégal qui pourrait se faire un peu partout.»

Le ministère de l’Environnement et la Commission de protection du territoire agricole ont également visité les lieux. L’analyse d’échantillons de terre prélevés le 9 septembre démontre qu’il y a eu contamination aux hydrocarbures. Québec a par la suite exigé que la ferme conduise une analyse des sols sur lesquels a été déposé le remblai illégal afin de vérifier s’ils étaient également contaminés.

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