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14:34 17 décembre 2019 | mise à jour le: 17 décembre 2019 à 14:34 temps de lecture: 3 minutes

L’art au service de l’environnement

L’art au service de l’environnement
Photo: François Lemieux/Cités Nouvelles

TrashTalk a reçu un coup de pouce de la Fondation du Grand Montréal (FGM). Avec le soutien financier de 15 000$, le groupe environnemental pourra poursuivre ses activités de nettoyage des espaces verts de l’Ouest-de-l’Île en plus de développer des outils de sensibilisation par l’art.

Le résident de Baie-D’Urfé, Lucas Hygate, qui a fondé le groupe en avril, a déjà tenu plusieurs corvées de nettoyage, notamment au Bois Angell, à Beaconsfield.

«À la fonte des neiges, j’ai vu qu’il y avait beaucoup de déchets un peu partout. J’ai réalisé qu’on pourrait vraiment faire une différence. Avec des amis, on a commencé à construire une communauté de gens qui voulaient nettoyer l’Ouest-de-l’Île», indique le jeune homme de 21 ans.

M. Hygate a l’objectif ambitieux de mobiliser des milliers de personnes et nettoyer un million de livres de déchets dans le Grand Montréal. Le groupe, qui prévoit tenir davantage de corvées de nettoyage au printemps, veut aussi créer un programme d’art pour transformer les déchets ramassés en sculptures.

«On veut utiliser du métal que l’on va dérouiller comme des pièces d’auto, des cannettes, des bouteilles de bière, etc. On les nettoierait pour les réutiliser. Jusqu’ici, on a trouvé des objets datant des années 1960 à peu près», souligne un autre membre, Malcolm Adamson.

Au Bois Angell tout particulièrement, il y a plusieurs grosses roues, du plastique et du verre en grande quantité. D’autres espaces verts ont aussi été visités dans le Grand Montréal.

«On est allé dans des parcs dans lesquels les autorités nous disaient qu’il n’y avait pas de déchets et chaque fois, on arrivait dans un endroit où il fallait deux heures de travail à une trentaine de personnes pour tout nettoyer», avance M. Hygate.

Programme d’art
TrashTalk, qui compte neuf membres, voudrait exposer les œuvres créées à partir d’objets recyclés afin de sensibiliser la population.

«Tout le monde jette des trucs et ensuite, on essaie de l’oublier. On veut juste que ça disparaisse. Ce n’est jamais fait par malice. Il y a simplement un manque de reconnaissance du problème. En plaçant ces sculptures faites de déchets où tout le monde pourrait les voir, on attirerait l’attention là-dessus», souligne Lucas Hygate.

Des rencontres ont notamment eu lieu à l’Université Concordia et au Collège John Abbott.

La bourse de 15 000$ a été remise le 5 décembre dans le cadre du Défi communautaire Objectif avenir RBC. Trois projets ont été retenus, dont TrashTalk.

Le programme offre un appui aux jeunes de 15 à 29 ans, issus de 150 petites à moyennes collectivités à travers le Canada, afin de réaliser un projet qui vise à satisfaire un besoin urgent dans leur communauté. Dans le cas de TrashTalk, l’argent de la FGM contribuera à faire grandir l’organisme et éventuellement à engager du personnel.

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