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17:05 23 janvier 2020

L’activiste américain Rob Greenfield au Collège Beaubois

L’activiste américain Rob Greenfield au Collège Beaubois
Photo: François Lemieux/Cités Nouvelles

L’activiste américain Rob Greenfield était de passage au Collège Beaubois de Pierrefonds lundi afin d’y donner une conférence sur son mode de vie basé sur le principe de la simplicité volontaire et les aventures qu’il a entreprises afin d’attirer l’attention sur les enjeux sociaux et environnementaux.

Après avoir lu plusieurs livres et visionné nombre de documentaires, M. Greenfield, qui dirigeait alors une compagnie de marketing, subit un éveil en 2011. Depuis, il multiplie les changements dans sa vie afin de réduire les impacts environnementaux et sociaux issus de sa propre consommation.

Il n’a pas pris de douche depuis 2013, marche nu-pied le plus souvent possible, se déplace à vélo, ne possède pas de compte bancaire ni de voiture ni de téléphone. Il a par ailleurs fait don de sa maison d’Orlando, en Floride, il y a deux mois et ne dispose présentement pas de domicile fixe.

En plus de donner des conférences à travers le monde, il organise des aventures dans le but d’attirer l’attention médiatique sur des enjeux sociaux ou environnementaux.

Aventures
En 2013, il traverse les États-Unis de San Francisco au Vermont à vélo, un périple qui se veut sans impact environnemental.

Il ne se nourrit que de nourriture locale, organique et sans emballage. Il ne se rend pas dans les épiceries sauf pour faire du dumpster diving, c’est-à-dire de fouiller dans les ordures des supermarchés afin de trouver de la nourriture pouvant être consommée. Il n’utilise pas l’eau du robinet, ne prend pas de douche, n’utilise pas les toilettes à chasse d’eau.

L’eau qu’il utilisait devait provenir de cours d’eau naturels ou d’eau qui aurait autrement été gaspillée. Il emporte avec lui un petit panneau solaire pour ses besoins en électricité et conserve tous les déchets qu’il produit. Dans son périple de 104 jours, il ne génèrera moins de deux kilos d’ordures.

En 2014, l’activiste quitte son domicile de San Diego, en Californie et s’envole vers le Panama sans argent et avec uniquement son passeport et les vêtements qu’il porte. Il se donne pour but de revenir chez lui, un périple de près de 6500 km à travers sept frontières en se fiant sur l’économie de partage et l’interaction humaine. Il accomplit son but en 37 jours.

L’Américain moyen produirait 4,5 livres de déchets par jour. Avec son projet Trash me, M. Greenfield a cherché, en 2016, à sensibiliser les gens par rapport aux déchets.

Il avait créé un habit qui lui permettait de porter sur lui chaque item qu’il jetait pendant un mois. À la fin du projet, l’environnementaliste portait sur lui 87 livres d’ordures.

«Je veux faire réfléchir par rapport à toutes les choses qu’on tient pour acquises comme notre nourriture, l’eau, l’énergie, nos déchets et le transport. Nos actions affectent le monde autour de nous. Je veux démarrer une conversation pour qu’on parle de solutions et de comment en tant qu’individus, on peut travailler ensemble pour faire une différence», indique-t-il.

Conférence
En début de semaine dernière, l’activiste de 33 ans a parlé pendant près de 40 minutes aux élèves du Collège Beaubois de ses aventures et de son mode de vie.

«Je fais les choses à l’extrême. Mais mon but n’est pas de faire en sorte que vous sortiez d’ici en pensant que vous devez aussi faire ça, leur a-t-il précisé. Je veux vous faire réfléchir sur votre propre vie. Est-ce que vous vivez d’une façon qui vous apporte de la santé et du bonheur ? Que pouvez-vous faire afin d’être plus heureux et en santé tout en améliorant votre communauté ?»

Il a ensuite répondu aux questions des élèves. Ayant indiqué à la foule réunie dans l’amphithéâtre du collège privé qu’il partait bientôt pour le Costa Rica, il a terminé sa présentation en donnant de nombreux items dont il n’aurait plus besoin tels qu’une paire de pantalons, un matelas, son sac de couchage et son chapeau.