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18:49 18 février 2020 | mise à jour le: 19 février 2020 à 02:13 Temps de lecture: 3 minutes

Conte western

Conte western
Photo: GracieusetéFrançois Lavallée et Achille Grimaud donneront deux représentations du spectacle Western, le 28 février, dont une en après-midi pour des élèves du secondaire.

Mêlant les univers appartenant au théâtre, au conte et au cinéma, les conteurs François Lavallée et Achille Grimaud recréent l’atmosphère des films de cowboys d’hier et d’aujourd’hui avec le spectacle Western qui sera présenté à la salle Pauline-Julien, la semaine prochaine.

Lavallée, un Québécois, et Grimaud, un Breton, se sont inspirés des films westerns dont ils raffolent depuis le tout jeune âge.

«Achille est un grand fan de films westerns spaghetti. Moi-même, je regardais ce genre de film à la télévision tous les midis quand j’étais enfant. Je fouille dans mes souvenirs de quand avec mes chums, on se prenait pour des cowboys», raconte-t-il.

Le récit commence dans un bar du Plateau-Mont-Royal où les deux conteurs prennent un verre tout en refaisant le monde. Souhaitant se libérer de leur cyberdépendance et de l’hyperconnexion, ils se débarrassent de leurs cartes d’identité et de crédit ainsi de leurs cellulaires.

Lorsque vient le temps de payer l’addition, ils s’enfuient sur leurs vélos qui se transforment tout d’un coup en chevaux alors qu’ils sont catapultés dans un univers de western.

«On bascule dans l’imaginaire des westerns avec tous les codes qu’on a l’habitude d’y retrouver, que ce soit dans les films de Tarantino ou Sergio Leone. On utilise les codes du genre et on s’en amuse aussi», mentionne Lavallée.

Utopie

Les deux protagonistes se trouvent un emploi pour une compagnie de fil télégraphique à titre de conteurs. Leur tâche est de raconter des histoires aux autres employés afin de les pousser à poursuivre le rêve de l’entreprise d’aller connecter la seule ville qui ne l’est pas encore.

«La ville en question est une utopie, la mienne. Achille a toujours son cellulaire alors que je suis dans l’utopie. Il y a une belle tension entre nous et entre qu’est-ce qu’on fait là, pourquoi on le fait», souligne M. Lavallée.

Seuls sur scène, les deux conteurs recréent à l’aide d’éclairage et de bandes sonores, l’univers des cowboys, passant parfois du personnage au narrateur et sur la réflexion qu’ils portent sur leur propre histoire.

À la salle Pauline-Julien du cégep Gérald-Godin de Sainte-Geneviève, le 28 février, à 20h.

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