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14:27 21 février 2020 | mise à jour le: 21 février 2020 à 14:27

125 000$ pour Cultiver l’Espoir

125 000$ pour Cultiver l’Espoir
Photo: François Lemieux/Cités NouvellesLa ferme D-Trois-Pierres gère la production agricole dans le cadre du projet Cultiver l’espoir. Elle engage chaque année entre 10 et 15 jeunes en réinsertion sociale afin d’effectuer divers travaux, dont les récoltes des légumes.

Profitant d’une nouvelle source de financement de la Ville de Montréal, le projet Cultiver l’espoir, qui distribue des légumes produits dans l’Ouest-de-l’Île à des familles dans le besoin, prend de l’expansion. Le Regroupement Partage, responsable du programme d’économie sociale et circulaire, compte distribuer cet automne 200 000 portions de légumes de plus que l’an dernier.

Les terres agricoles situées à Senneville, soit l’équivalent de plus de 11 terrains de football, ainsi que certains équipements sont prêtés depuis 2015 par la ville-centre à la ferme D-Trois-Pierres, une entreprise de réinsertion sociale en agriculture qui y cultive notamment des carottes, du chou, des betteraves et des rutabagas.

Une subvention s’ajoute dans l’entente. Un montant de 60 000$ est prévu cette année et 65 000$ l’an prochain. De plus, neuf hectares seront mis en valeur et la pomme de terre s’ajoutera aux autres cultures bio.

Un entrepôt à proximité pourrait être ajouté afin d’entreposer et conditionner les légumes en plus de pouvoir y réparer la machinerie.

«Pour l’instant, on est capable de se débrouiller, mais plus on agrandira notre surface, plus on sera confronté à cette difficulté. On va travailler pour trouver des solutions et mettre en place un plan d’affaires», indique la directrice générale du Regroupement Partage, Sylvie Rochette.

Financement

Quelque 55% des récoltes sont distribués dans les banques alimentaires montréalaises. La balance est vendue afin de financer les opérations du projet. Le but à long terme est de constituer un fonds de roulement pour permettre à Cultiver l’espoir de s’autosuffire.

«L’argent va nous permettre d’acheter des équipements notamment pour allonger le système d’irrigation, installer des clôtures pour empêcher les chevreuils de manger les carottes. On doit aussi mécaniser certaines opérations», souligne Mme Rochette.

L’objectif serait d’en arriver à se passer de subventions d’ici 2023. Mais ce but sera difficile à atteindre, notamment en raison des conditions météorologiques imprévisibles et des perturbations climatiques.

«Dans les dernières années, on a eu deux fois des inondations, on a eu une maladie sur nos carottes, il y a eu de la sécheresse, il y a eu trop de pluie et des gels hâtifs. Donc, on compose avec les aléas de la nature comme tous les cultivateurs», soutient-elle.

Les responsables du projet espèrent pouvoir distribuer 800 000 portions de légumes cette année.

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