Ahuntsic-Cartierville
17:28 31 mai 2021 | mise à jour le: 1 juin 2021 à 12:21 Temps de lecture: 4 minutes

Des parents de Sophie-Barat en colère

Des parents de Sophie-Barat en colère
Photo: ArchivesL'aile fermée de l'école Sophie-Barat à Ahuntsic

Des parents et des élèves de l’école secondaire Sophie-Barat, à Ahuntsic, protesteront mardi contre la suppression du transport vers l’annexe provisoire située à Saint-Michel. Les élèves devront se déplacer avec leurs propres moyens à la rentrée scolaire prochaine.

Les manifestants tiendront un dîner sur le boulevard Gouin, entre les rues Chambord et George-Baril. Ils dénoncent ce qu’ils ont appelé dans un communiqué «le manque de planification et d’aide aux personnes affectées par la délocalisation».

Le Centre de service scolaire de Montréal (CSSDM) a dit que l’entente conclue avec la Société de transport de Montréal (STM) pour noliser des autobus n’a pas pu être renouvelée.

Selon le CSSDM, cette disposition était une mesure exceptionnelle, les élèves du secondaire ne bénéficiant pas de transport.

«Cette solution temporaire avait été rendue possible grâce à la disponibilité des autobus de la STM due à la baisse de l’achalandage dans les transports collectifs en période de pandémie», affirme Alain Perron, responsable des relations de presse, au CSSDM.

Il semble toutefois que la décision de suspendre ce transport a été prise indépendamment du retour du service de transport en commun régulier.

«Le CSSDM nous a fait part de son intention de ne pas renouveler l’entente de transport avant même que nous ayons fait l’évaluation de la disponibilité des bus», précise pour sa part Amélie Régis, conseillère corporative en affaires publiques à la STM.

Saga

Depuis la rentrée scolaire passée, une vingtaine de classes de première et deuxième secondaire ont été relocalisées en urgence à l’école primaire St. Dorothy. Ces locaux situés dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension ont été prêtés par la Commission scolaire English-Montréal pour deux ans.

Sophie-Barat devait fermer la moitié du bâtiment de la maison-mère. Une expertise dont les résultats ont été communiqués en juillet dernier indiquait que l’édifice qui date de plus d’un siècle, situé sur le boulevard Gouin, nécessitait des travaux importants. Le mauvais état des murs de l’aile A, à l’est, risque de faire effondrer le toit. Ainsi, il a été décidé de mettre les locaux hors d’usage.

C’était un choc pour les parents qui ont dû se mobiliser pour se faire entendre par la direction de l’école et le CSSDM.

La question du transport a été au centre des demandes, puisque l’école St. Dorothy est située à 5 km de Sophie-Barat. Pour certains élèves, la durée du trajet en transport en commun régulier peut prendre jusqu’à 45 ou 50 minutes.

Une promesse avait été faite pour noliser des bus auprès de la STM et faciliter ainsi le déplacement des jeunes.

Une manifestation était également organisée devant l’école St. Dorothy à la rentrée pour protester contre cette situation.

Le 28 mai, les parents ont été surpris une nouvelle fois en recevant une lettre de l’école les informant que l’entente avec la STM allait prendre fin.

Solutions

Dans sa lettre, la direction de l’école Sophie-Barat assure que le CSSDM poursuit ses discussions avec la STM «afin de développer de nouvelles pistes de solutions. Nous souhaitons vous proposer des avenues de transport qui faciliteront les déplacements des élèves dès la prochaine année scolaire».

Dans la même missive, la direction de l’école rappelle que les familles à faible revenu peuvent bénéficier d’un remboursement partiel de la carte de transport mensuel.

La STM pour sa part soutient que le secteur est bien desservi.

«Après vérification, nous leur avons assuré [au CSSDM] que le service régulier desservait très bien l’école St. Dorothy selon les différents points de départ des élèves», indique Amélie Régis de la STM.

L’aile de l’école qui a failli s’effondrer sur les élèves sera reconstruite. Québec a accordé 100 M$ pour la réhabilitation de bâtiment de la maison-mère et du mur d’enceinte de l’école Sophie-Barat. Ces travaux de réfection pourraient durer six ans.

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