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Des opposants au vaccin manifestent à l’école Henri-Bourassa

Les militants ont distribué des dépliants aux élèves.
Les militants ont distribué des dépliants aux élèves. Photo: Anouk Lebel/Métro Média

Une vingtaine de militants anti-vaccins ont manifesté aux abords de l’école Henri-Bourassa sur l’heure du midi. Ils ont été confrontés à des contre-manifestants tandis qu’ils distribuaient des pamphlets aux élèves en présence d’agents du Service de police de la Ville de Montréal.

Les membres du groupe, qui se décrivent comme des militants pour les droits et libertés, abordaient les élèves avec des pamphlets mettant en garde contre les dangers des vaccins «expérimentaux» et revendiquant un «choix libre et éclairé».

L’un d’entre eux, Nicolas Van de Velde, a clamé que le vaccin visait à imposer une «dictature sanitaire», à l’ère du «transhumanisme».

Des contre-manifestants étaient eux aussi munis de haut-parleurs. L’un d’entre eux a crié «menteur» à François Amalega, un militant anti-vaccin qui multiplie les interventions devant les établissements scolaires.

«Ce qu’on voulait, c’était leur bloquer le chemin et limiter les dégâts », a souligné Warda Lacoste, une contre-manifestante.

Des manifestations comme ça, ça n’a pas sa place en milieu scolaire ou hospitalier.

Warda Lacoste, contre-manifestante

Certains élèves prenaient le temps de parler aux militants et prenaient les pamphlets, tandis que d’autres étaient moins réceptifs. «Honte à vous», a par exemple lancé un jeune en croisant un petit groupe de militants sur la rue. «Un masque, c’est juste un masque. Ça nous protège de la propagation», a laissé tomber un autre, poursuivant calmement sa route, un pamphlet en main.

Le directeur de l’école, Younes El Rhafiki, a dénoncé le rassemblement, affirmant que les manifestants n’avaient pas leur place sur le terrain de l’établissement.

«Inacceptable», selon Paule Robitaille

«Inacceptable», a réagi sur Twitter la députée de Bourassa-Sauvé, Paule Robitaille. «L’intimidation des enfants, c’est non. Il y a des limites à ce que la police et la direction de l’école peut faire, mais en tant que citoyen, on peut au moins leur montrer qu’on est pas d’accord», a-t-elle relayé, reprenant les propos d’une mère de famille citée dans La Presse.

Elle a salué sa collègue Marwah Rizqy, porte-parole du Parti libéral en matière d’éducation, qui demande au ministre de la Justice une injonction pour éviter de telles manifestations devant les écoles.

Pour sa part, le premier ministre François Legault n’exclut pas une loi spéciale pour éviter ce type de rassemblement. «On est en train de regarder ce qu’on a droit, ce qu’on peut faire, mais c’est inacceptable de voir des manifestants anti-vaccin devant nos écoles, devant nos hôpitaux. Moi, je ne peux pas tolérer ça», a-t-il déclaré en point de presse.

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