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Pétition pour la troisième école à L’Île-des-Sœurs rejetée 

La pétition de la troisième école à L'Île-des-Soeurs a été rejetée.
L’annexe de l’École des Marguerite, qui a accueilli ses premiers élèves en 2019, possède un bail de cinq ans dans un immeuble de la Place de Commerce. Photo: 123RF

La Commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée nationale ne se saisira pas de la pétition au sujet de la troisième école, lancée par la résidente de L’Île-des-Sœurs et mère de famille, Carolina Fernandez. Déçue par la situation, la députée de Verdun, Isabelle Melançon, s’inquiète sérieusement de l’avenir des enfants à L’Île. 

La pétition réclamait que le dossier de la troisième école à L’Île-des-Sœurs progresse plus rapidement et davantage de transparence de la part du ministère de l’Éducation. 

Selon les prévisions du Conseil d’administration du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB), l’École des Marguerite prévoit un taux d’occupation des classes de 133% pour la période 2022-2023; et ce taux pourrait atteindre 157% d’ici 2025.  

«Mon combat à L’Île-des-Sœurs, il n’est même plus sur la troisième école, il est rendu sur la quatrième école. La CSSMB m’a expliqué que si demain matin on ouvre une nouvelle école, elle va déjà être pleine.»

Isabelle Melançon

Des locaux de l’immeuble de la Place du Commerce sont présentement loués par la CSSMB afin de pouvoir accueillir tous les élèves de L’Île-des-Sœurs. Le bail pour occuper l’immeuble se termine dans environ trois ans. 

«L’annexe devait être temporaires», martèle Mme Melançon. Avec le Plan particulier d’urbanisme (PPU) de la Pointe Nord, plus de familles s’établiront à L’Île au cours des prochaines années. Sans terrain encore déterminé pour bâtir la troisième école, Mme Melançon s’inquiète du dénouement des prochaines rentrées scolaires. 

Besoins accrus  

Du côté de la CSSMB, on mentionne que «les besoins relatifs à une 3e école pour L’Île-des-Sœurs ont été démontrés depuis plusieurs années». Dans un courriel, la porte-parole de la CSSMB, Annie Bourassa, indique que c’est la Société québécoise des infrastructures (SQI) qui pilote le projet ainsi que son échéancier. 

Or, on ne sait toujours pas quand les travaux débuteront ni l’emplacement de la future école. «La CSSMB me dit qu’il n’y a pas de terrain ni de contrat de donné», affirme Mme Melançon. 

La semaine dernière, la députée provinciale de Verdun demandait aux députés de la Coalition Avenir Québec (CAQ) Samuel Poulin, Louis Lemieux et Émilie Foster, d’entendre les préoccupations du centre de services scolaire, du maire de Verdun, Jean-François Parenteau et de l’instigatrice de la pétition, Mme Fernandez. 

Cette demande aurait été refusée. Le député de Saint-Jean, Louis Lemieux, aurait lu une fiche préparée par le ministère de l’Éducation qui justifie ce refus afin de ne pas mettre en danger certaines avancées qui auraient été faites au cours des derniers mois sur le dossier de la troisième école. 

Dans un courriel, le cabinet du ministère de l’Éducation mentionne que «le projet est actuellement en planification et certains aspects restent à définir avant que les étapes prévues à la Directive sur la gestion des projets majeurs d’infrastructure publique ne se poursuivent.»

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