Bois-de-Saraguay : Une mise en valeur inquiétante
«Nous nous inquiétons parce que nous voyons qu’on privilégie, dans le plan directeur d’aménagement, les éléments historiques du bois au détriment de sa richesse écologique et sa biodiversité», déclare d’emblée Jocelyn Leduc-Gauvin, présidente du comité pour la mise en valeur du Bois-de-Saraguay.
Le document adressé à la ville synthétise les commentaires des membres du comité qui ont participé à la réunion du 26 février. «Cela nous a pris un mois pour le rédiger. Le temps de consulter toutes les associations», explique-t-elle. En effet, six organismes se sont impliqués dans le comité.
Les causes des soucis
Le comité s’inquiète de voir la transformation d’une section de la forêt en champs agricoles.
Ce serait un rappel de la vocation agraire des terrains voisins du bois. Or selon le comité, cette bande de friches est une zone tampon pour préserver la biodiversité du bois.
On envisage aussi de créer une piste multifonctionnelle accessible aux cyclistes et aux piétons. Il y avait consensus pour interdire les vélos dans le bois.
On abandonne également la création d’un sentier de la biodiversité doté de passerelles sur les endroits mouillés.
Par ailleurs, on retarde la mise en valeur du domaine Ogilvie. Cet endroit serait un lieu d’attraction qui réduirait le nombre de visiteurs à l’intérieur du bois.
Sensibilisation
«Il y a un véritable trésor naturel dans ce bois. Il faut le préserver», martelle Mme Leduc-Gauvin.
Les actions, engagées par le comité depuis plusieurs années pour revaloriser le bois, n’ont jamais cessées. «Nous organisons chaque année une visite guidée au Bois-de-Saraguay pour sensibiliser l’opinion aux questions de préservation du bois», rappelle la présidente du comité. Vis-à-vis de la ville et des griefs soulevés, elle annonce : «Nous venons de demander une nouvelle rencontre pour discuter du plan directeur». La ville est attendue pour la réponse et en attendant le comité prévoit une nouvelle visite guidée du bois au mois de mai.