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Le français au cœur de l’école

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a fait beaucoup parler d’elle dernièrement en affirmant sa volonté d’imposer le français dans toutes ses institutions, qu’il s’agisse des cours d’école comme de ses bureaux administratifs.

La CSDM a annoncé que sa priorité phare serait l’utilisation unique de la langue française à l’école. «Le français sera la langue commune partout à la CSDM: dans les corridors, les cours d’école, et les activités parascolaires. Et ce tant par les élèves, les parents que les employés», a souligné Gilles Petitclerc, directeur général de la CSDM, le 23 novembre lors de la présentation de la reddition des comptes.

«C’est certain qu’il faut privilégier le français parce que l’on est une grande institution francophone et c’est un milieu de travail pour nos employés qui ont le droit de travailler en français. Pour nos élèves, surtout issus de l’immigration, on sait que la réussite scolaire est très fortement corrélée à la bonne maîtrise du français», estime Dominique Cousineau, commissaire scolaire de Parc-Extension et Villeray, qui abrite de nombreuses écoles multiethniques.

Et la situation de Parc-Extension est loin de différer de celle de Cartierville, quartier où près de la moitié des élèves est issue de l’immigration (43,5%).

Pour Jocelyne Cyr, commissaire scolaire de Cartierville, il s’agit d’un autre moyen pour soutenir l’apprentissage du français.

«C’est important que nos équipes-écoles se mobilisent autour du français. On ne parle pas d’une police de la langue française où on va donner des contraventions. C’est d’essayer le plus possible, de s’assurer que dans la majorité des écoles on puisse retrouver le fait de parler français dans les codes de vie», estime Mme Cyr.

Cette mesure est-elle facilement applicable dans un quartier multiethnique comme Cartierville? «Ça se fait déjà. Les jeunes entre eux parlent de plus en plus français sur les cours d’école parce que les enseignants font déjà cet effort-là. Mais quand c’est dans le code de vie, ça campe les choses. Ça dit qu’il faut mettre encore plus l’accent», relate Jocelyne Cyr.

En collaboration avec Anne-Laure Faveraux et Sylvain Sarrazin

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