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Kyoto : les députés locaux sermonnent les conservateurs

La décision du gouvernement fédéral de se retirer du protocole de Kyoto a été on ne peut plus mal reçue par les députés de la région.

Le retrait a été officialisé le lundi 12 décembre et dès lors, de nombreux pays comme la France, la Grande-Bretagne et la Chine, ont ouvertement critiqué cette décision.

Honteux

À Montréal, plusieurs élus ont également blâmé la décision des conservateurs et du premier ministre Stephen Harper.

Le député libéral de Bourassa, Denis Coderre, fut l’un des premiers à réagir. Sur son Twitter, M. Coderre a écrit : «Le Canada se retire de Kyoto… Honteux!».

Le député libéral de Saint-Laurent–Cartierville, Stéphane Dion estime que l’image du Canada est dorénavant entachée. Sur les ondes de la première chaîne de Radio-Canada, l’ancien ministre de l’Environnement n’était pas pour autant surpris de la décision du gouvernement.

«M. Harper a toujours dit que les changements climatiques n’étaient pas induits par l’activité humaine […] Les conservateurs ont brûlé le plan que nous avions établi. Ils ont plutôt accordé des subventions pour l’éthanol et les sables bitumineux. On cumule les prix fossiles.»

Suite à son retrait de Kyoto, le Canada n’a plus aucune crédibilité dans les dossiers environnementaux avance M. Dion. «Pour être crédible dans le domaine, il faut avant tout être exigeant par rapport à sa propre performance nationale», souligne M. Dion.

La députée bloquiste d’Ahuntsic, Maria Mourani, fustigeait contre les conservateurs avant même l’annonce officielle.

« Il est aberrant de voir un gouvernement faire fi des obligations internationales du Canada comme si c‘était facultatif. Alors qu’ils faisaient miroiter depuis 2006 l’entrée en vigueur d’un plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, les conservateurs ne se donnent aujourd’hui même plus la peine de masquer leur négationnisme environnemental.

«Après avoir tourné le dos à Kyoto et saboté des négociations internationales, les conservateurs donnent aujourd’hui carte blanche aux industries polluantes comme les grandes pétrolières qui exploitent les sables bitumineux», critiquait Mme Mourani, au début du mois d’octobre.

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