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«Le refus d'une hausse abusive de loyer est un droit»

Le comité logement Ahuntsic-Cartierville (CLAC) recommande aux locataires d’examiner attentivement toute hausse de loyer supérieure aux indices publiés par la Régie du logement et les incite à refuser toute augmentation jugée abusive après évaluation.

«La grande majorité des hausses de loyer vont à l’encontre des normes en vigueur et viennent accentuer la précarité vécue par un nombre croissant de locataires, précise Hubert Gendron-Blais, organisateur communautaire au CLAC. Le refus d’une hausse abusive de loyer est un droit, et même une responsabilité sociale contribuant à assurer l’accessibilité au logement locatif à Montréal.»

L’organisme constate que les locataires exercent peu ce droit, par crainte de représailles. «Beaucoup de locataires croient qu’un refus entraîne nécessairement un déménagement, indique M. Gendron-Blais. Pourtant, les locataires ont un mois à compter de la réception de l’avis pour refuser la hausse ou toute modification proposée au bail.»

Selon le comité logement, près de neuf locataires sur dix reçoivent une augmentation abusive de loyer.

Différents services-conseils sont offerts gratuitement par l’organisme pour soutenir les locataires dans leurs démarches.

Le CLAC se joint au Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec dans ses démarches visant à encourager le gouvernement provincial d’instaurer un contrôle obligatoire et universel des loyers. L’organisme entend porter cette demande au ministre responsable de l’habitation, Laurent Lessard, cet hiver.

(Source: Comité logement Ahuntsic-Cartierville)

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