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Des entreprises contreviennent à la Loi 101 dans l'Acadie

Un membre de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) section Nicolas-Viel a répertorié 134 entreprises dans la circonscription de l’Acadie contrevenant au règlement sur l’affichage public de la Charte de la langue française.

Le résident d’Ahuntsic, Jean Archambault, a pris plus de 200 photographies illustrant des infractions à la loi 101 dans le comté représenté par Christine St-Pierre, ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française.

En arpentant le parc industriel l’Acadie-Chabanel, M. Archambault a constaté que l’affichage chez plusieurs commerçants était illégal.

«Ces photos donnent une idée de l’affichage intérieur et extérieur dans ces milieux de travail, indique-t-il. Les nombreuses infractions à la loi me permettent de penser que les propriétaires et les locataires de ces édifices méconnaissent la loi ou n’en tiennent pas compte.»

«Des centaines d’immigrants travaillent dans ces bâtisses et sont appelés à travailler en anglais puisque tout indique que la principale langue de travail de ces milieux est l’anglais, ajoute M. Archambault. J’ai voulu alerter les autorités politiques sur ce phénomène grandissant qui touche même parfois de jeunes entrepreneurs québécois.»

Selon la députée de l’Acadie, Christine St-Pierre, l’Office québécois de la langue française est sur ce cas et va voir à apporter des correctifs.

«Si les correctifs ne sont pas apportés, il y a des amendes qui sont très sévères, mentionne Mme St-Pierre. Ça peut aller jusqu’à 20 000$ et en cas de récidive 40 000$. Nul n’est censé être au-dessus de la loi. On a dans le comté 1610 entreprises. Une, c’est une de trop.»

«Je m’attends à ce que l’Office fasse son travail de correction, précise la députée. Qu’on aille voir ces entreprises pour leur expliquer la loi et qu’il y ait des changements. Il y a des compagnies qui ne connaissent pas trop le règlement. Alors, il faut aller leur expliquer qu’ils peuvent afficher dans les deux langues, mais il faut une prépondérance du français. C’est important de le faire. Même si c’est un petit commerce, nul n’est censé ignorer la loi.»

La section Nicolas-Viel de la SSJB compte déposer le 18 novembre 134 plaintes d’entreprises fautives au bureau de Mme St-Pierre. Elles concernent des manufactures, des entreprises de mode et des commerces. Une demande de travail de sensibilisation de la part de l’Office de la langue française auprès des propriétaires et locataires de deux édifices spécifiques situés sur la rue Chabanel est également envisagée.

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