Sensibiliser pour mieux aider les victimes de violence conjugale
«Au SPVM, on parle de 15 000 appels par année reliés à des cas de violence conjugale. C’est beaucoup!, explique Chantal Malo, agente sociocommunautaire attitrée au dossier violence conjugale au poste de quartier (PDQ) 27. Un cas de violence conjugale, c’est déjà trop. Tout le monde devrait être capable de vivre dans un contexte familial sain.»
Les larmes du silence, une création théâtrale de Côté cour côté jardin, présente quatre personnages victimes de violence conjugale à différents âges. Pour Kathryn Duplantie du PDQ 10 cet aspect de l’âge est important, car la problématique rejoint des personnes de toutes les générations. Elle a aussi un impact sur les enfants.
«Dans tous nos appels de violence conjugale, une fois sur trois il y a un enfant qui est témoin. Notre message est de refuser toute forme de violence et de la dénoncer», souligne Mme Duplantie.
Outiller les intervenants
Au poste de quartier 10, l’équipe voulait également répondre à un besoin des intervenants communautaires.
Un projet de formation sera d’ailleurs offert à l’automne aux organismes en collaboration avec Concertation-Femme. L’objectif est d’outiller les intervenants du milieu afin de leur permettre d’aider des personnes susceptibles de vivre de la violence conjugale. La directrice de cet organisme, Maysoun Faouri, était sur place lors de la représentation avec une trentaine de personnes de sa clientèle.
«Ça fait partie de notre mission de prévenir la violence conjugale et d’intervenir dans ces cas-là. Dans tous nos projets, nous abordons ce thème», mentionne Mme Faouri.
À l’entrée de l’auditorium Notre-Dame-de-la-Merci, le public était convié à une exposition éducative, qui abordait, entre autres, les cycles de la violence.
L’événement, qui a attiré près de 80 personnes, s’est terminé par une discussion avec un panel d’invités, dont la commandante du poste de quartier 27 et la directrice artistique de la troupe de théâtre Coté cour côté jardin.