Les Orioles écrasent les Bisons de Saint-Eustache
Ce n’était pas la température idéale mardi soir pour assister à un match de baseball au parc Ahuntsic. La pluie froide a certainement freiné les ardeurs des partisans, mais visiblement pas l’énergie de la jeune équipe. En effet dès la première manche, les francs-tireurs montréalais ont inscrit pas moins de 15 points chassant deux lanceurs de Saint-Eustache au passage, un record dans la Ligue de baseball élite du Québec (LBEQ)! Fort d’une onzième victoire consécutive, les Orioles sont prêts à amorcer un séjour sur la route de dix rencontres.
Michael Page et Alexandre Massicotte ont tous deux produit trois points dans cette manche endiablée, tandis que Jérémie Chalifour, Nicholas Lecompte et Guillaume Morin en comptent pour leur part deux. Le lanceur étoile Yann Charbonneau s’est occupé du reste de la rencontre, lançant exceptionnellement cinq manches. Il a limité les frappeurs des Bisons à trois coups sûrs, retirant au passage six frappeurs au bâton. Il s’agissait d’une 6e victoire en autant de départs cette saison pour le grand droitier qui a notamment été élu lanceur du mois de mai dans la LBEQ.
Une première moitié de saison exemplaire
Pour Martin Roy, cumulant les postes de directeur gérant et d’entraîneur adjoint des Orioles, ce début de saison fulgurant représente une belle surprise : « On est satisfait de l’ensemble de l’œuvre, autant au monticule qu’en offensive qu’en défensive. Nos nouveaux joueurs se sont intégrés rapidement à notre groupe de vétérans et c’est encourageant puisqu’ils seront plus tard l’identité de l’organisation », soutient- il.
Les joueurs junior élite des Orioles sont âgés entre 18 et 22 ans. Pour le directeur gérant, la tâche est d’équilibrer les talents et l’expérience. « Notre objectif est de nous améliorer à chaque entraînement, à chaque partie, évalue M. Roy, mais au-delà de la technique notre véritable force c’est notre esprit d’équipe ».
On comprend que l’intégration est facilitée si l’on considère que les joueurs sont sur le terrain entre 35 et 45 heures par semaine! La saison est longue, il y a beaucoup de matchs, souvent présentés en programme double, en plus du voyagement, Martin Roy assure qu’il faut être passionné de baseball pour s’investir autant.
Après un passage dans la catégorie junior élite, certains joueurs poursuivent leur rêve en allant jouer dans des collèges américains, nourrissant l’espoir d’être repêché dans les ligues majeures. D’ailleurs Fernando Fernandez, qui a fait partie de l’organisation montréalaise, a été choisi en 27e ronde par les Phillies de Philadelphie au plus récent repêchage amateur de ladite ligue! Sinon, la majorité des jeunes passent en catégorie senior élite ou s’investissent dans le coaching. Une chose est sûre toutefois, malgré la pluie, le baseball des Orioles offre un calibre impressionnant et un spectacle enlevant, surtout lors de victoires historiques comme celle de mardi!