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Nuits blanches à cause d’un couvercle de puisard

Chenus Valérie couvercle de puisard bruyant
Valérie Chenus n'a plus trouvé le sommeil depuis une année à cause d'un couvercle de puisard bruyant. Photo: Sylvain Gagnon

Depuis une année, Valérie Chenus n’a pas fermé l’œil la nuit. Le bruit répétitif et agaçant d’un couvercle en acier d’un puisard l’empêche de dormir.

« Quand allez-vous réparer ce couvercle et me permettre enfin de dormir », a-t-elle imploré devant le conseil d’arrondissement, le 9 janvier. Elle avait saisi l’occasion de la tenue de cette réunion extraordinaire, consacrée au budget, pour rappeler son problème à l’ensemble des élus et des responsables de l’administration de la ville ainsi réunis.

Cette intervention publique de Mme Chenus intervient après ses multiples plaintes. Dès son déménagement à Ahuntsic, en janvier de l’année passée, elle avait alerté la ville de la situation en appelant au 311. Le couvercle de puisard, situé juste en face de chez elle, claquait dès qu’un véhicule passait dessus. « Dès les premières jours, il y avait un bruit de fracas qui me réveillait en sursaut plusieurs fois par nuit. » Résidant à proximité du terminus de bus du boulevard Henri-Bourassa, elle raconte que dès 5 h, le matin, le bruit devient incessant et il est impossible de dormir. Après ses premiers appels, un caoutchouc a été installé mais il n’a pas suffi. À peine une semaine est demi plus tard, le bruit a repris, « boum! boum! », toujours au même rythme.

À l’arrondissement, Geneviève Dubé des communications et Louis Lapointe, directeur des travaux publics, soulignent que la première requête reçue de Mme Chenus date du mois de mars 2013. Ils confirment que l’équipe de la voirie a changé le scellant autour du couvercle pour diminuer le bruit.

« J’ai appelé ensuite au moins une dizaine de fois au 311, raconte Mme Chenus. Sans succès et c’est l’agent du centre d’appel qui m’a suggéré de faire une plainte. »

Cette démarche aboutie finalement à des échanges téléphoniques avec un chef de section de l’arrondissement. « À partir d’octobre, le responsable à l’arrondissement m’a dit à au moins cinq reprises que les travaux seraient effectués dans les deux semaine. » Elle se souvient qu’on lui avait même annoncé triomphalement que de l’argent avait été trouvé pour refaire carrément le puisard.

Interventions sans résultats – Selon les responsables de l’arrondissement, le couvercle de l’égout a été complètement changé en décembre. « À chaque appel de la dame, une intervention et un retour d’appel a été fait », affirme-t-on.

Voyant que son problème n’était toutefois pas réglé, malgré les promesses répétées, Mme Chenus a fini par adresser une lettre recommandée au maire de l’arrondissement Pierre Gagnier pour lui exposer la situation.

En conseil d’arrondissement, on a promis à Mme Chenus de remédier au problème d’ici le 31 janvier.

« Pour excaver de façon non-intrusive autour du puisard, une scie spéciale, de forme ronde, doit être employée. Il s’agit là d’un équipement que l’arrondissement ne possède pas », précise M. Lapointe. L’opération devrait couter autour de 1500 $. Elle sera effectuée par une firme externe. Quant aux délais, outres les urgences auxquelles son département doit faire face, M. Lapointe relève qu’on a voulu regrouper quelques interventions du même genre afin de maximiser les services de la compagnie externe.

Selon les responsables de l’arrondissement, l’équipe de la voirie effectue chaque près de 200 réparations entre le début du printemps et la fin de l’automne, chaque année.

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