Dans les traces de la tempête
«Nous avons la chance d’avoir une station de mesurage dans l’arrondissement qui nous a indiqué que nous avons reçu des pointes de 5 à 6 cm de neige à l’heure», constate Louis Lapointe. En entrevue avec le Courrier, le directeur des travaux publics de l’arrondissement fait le bilan des opérations qui se sont terminées au début de la semaine.
On estime que la tempête aura coûté 2 632 000$ à l’arrondissement en travaux de déblaiement et de chargement. «On décrète une opération de chargement quand on a reçu 15 cm de neige» précise M. Lapointe. Autant dire que l’averse de neige a représenté trois tempêtes en une seule journée!
Les opérations se sont terminées le 7 janvier, 11 jours après la tempête. La situation, qualifiée d’urgente, a mobilisé 182 personnes dans l’arrondissement – sur le terrain et en soutien – et 184 machines durant toute la durée du chargement.
«Je dois lever mon chapeau aux gens qui ont été au travail alors qu’on était dans la période des Fêtes», souligne M. Lapointe.
Les raisons de la colère
Ces circonstances n’ont pas manqué de générer quelques plaintes, notamment dans Cartierville, où on estime avoir passé en dernier.
Au-delà de la quantité exceptionnelle de neige, l’arrondissement indique que pour dégager les 321 km de rues et 482 km de trottoirs, il y a un processus à respecter. Le déblaiement de neige est effectué dès que l’épaisseur de neige atteint 2,5 cm.
«Il faut prioriser les routes stratégiques, les voies artérielles, en coordination avec les autres arrondissements», précise M. Lapointe.
Il s’agit des grands axes routiers qui traversent Montréal, dégagés dans les 24 heures qui suivent une tempête. Mais aussi les artères principales et commerciales, et les circuits d’autobus. Les rues autour des hôpitaux, des résidences pour personnes âgées, des CHSLD et des écoles sont déneigées en seconde position. Les rues résidentielles sont dégagées en dernier.
La neige est déchargée dans des chutes à l’égout, inutilisables s’il fait trop froid ou s’il manque d’eau. De nouveaux sites doivent alors être ouverts, ce qui cause des délais… et des plaintes. L’arrondissement a compté 450 remorquages, causant d’autres retards.
En attendant la prochaine tempête
En attendant une autre tempête, on ne garde pas les bras croisés. Trois équipes de cols bleus s’attellent aux travaux de comblement des nids de poules.