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Quand le papier faisait le bonheur des Canadiens

Photo: Collaboration spéciale/ONF

Simon  Rodrigue en est à son deuxième documentaire sur la forêt et son exploitation. Photo: Collaboration spéciale/ONF
Simon Rodrigue en est à son deuxième documentaire sur la forêt et son exploitation. Photo: Collaboration spéciale/ONF

Un jeune cinéaste d’Ahuntsic, présentera son deuxième film en carrière le 22 février, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma Québécois. Simon Rodrigue traite dans Quand ferme l’usine de l’histoire du patrimoine forestier et comment l’industrie de la pâte à papier, fleuron de notre économie, a périclité laissant des communautés, jadis prospères, dans la pauvreté.

Le réalisateur s’est rendu à Trois-Rivières, Smooth Rock Falls, en Ontario, et à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, des villes qui sont presque devenues fantômes lorsque des papeteries ont fermé leurs moulins et leurs usines.

Le documentaire, produit par l’Office national du film (ONF), explore l’impact de la disparition de ces industries sur la vie des gens. «J’ai voulu raconter l’histoire par ceux qui l’ont vécu», indique M. Rodrigue, qui en est à sa deuxième œuvre où la forêt et son exploitation constituent le thème principal.

La nouvelle création est, de l’aveu du réalisateur, plus abouti. La première était réalisée avec beaucoup moins de moyens.
«Grâce à l’ONF, j’ai pu travailler durant deux ans sur le sujet, explique-t-il. J’ai pu me rapprocher des personnages et créer cette chimie indispensable pour gagner la confiance des interviewés.»

Des anciens employés de la CIP devant une maquette de leur usine réalisée en  papier journal. Photo: Collaboration spéciale/ONF
Des anciens employés de la CIP devant une maquette de leur usine réalisée en papier journal. Photo: Collaboration spéciale/ONF

Richesse déconsidérée
L’usine à papier CIP à Trois-Rivières, fermée en 1992, était la plus grande du monde et employait 40% des habitants des environs.  Smooth Rock Falls était le village qui connaissait la plus grande croissance démographique au Canada dans les années 1950. La disparition du moulin à Miramichi l’année passée a mis au chômage des dizaines de personnes et rendu précaires les propriétaires des lots de bois, dans une communauté de moins de 18 000 habitants.
M. Rodrigue recourt beaucoup aux archives d’actualité ou cinématographiques pour montrer l’importance du papier sur les plans politiques et économiques.

Après la sortie publique de Quand ferme l’usine au Rendez-vous du cinéma québécois (RVCQ), M. Rodrigue partira en tournée au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Il veut le présenter notamment aux communautés qu’il a rencontrées.

Quand ferme l’usine  présenté le 22 février aux RVCQ au pavillon Judith-Jasmin de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). 405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal.

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